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Football France: les locaux de l'Olympique de Marseille perquisitionnés

MARSEILLE, 16 jan 2013 (AFP) - Une perquisition a eu lieu mercredi matin au siège administratif de l'Olympique de Marseille (sud-est) dans le cadre d'un vieux dossier d'extorsion de fonds, a-t-on appris auprès de la direction du célèbre club de football et de source policière.

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Dans un communiqué, le procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, a confirmé qu'une perquisition "avait bien été effectuée ce matin dans les locaux professionnels de l'OM à Marseille".

Cette perquisition, effectuée par une dizaine de fonctionnaires de la police judiciaire au siège de l'OM, fait suite à l'ouverture d'une information judiciaire "contre X des chefs d'extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs" en juillet 2011, a précisé M. Dallest.

Il s'agit d'une enquête "qui concerne des gens liés au club mais pas l'OM en tant que structure", a-t-on précisé de source policière.

"L'ensemble des bureaux ont été ouverts et ce n'est pas seulement le bureau du directeur sportif José Anigo qui a été ouvert", a affirmé pour sa part le directeur de la communication de l'Olympique de Marseille (OM), Luc Laboz.

"L'objet de l'enquête qui a motivé cette perquisition ne vise pas le club mais s'inscrit dans le cadre d'investigations en cours concernant d'autres dossiers", a ajouté M. Laboz.

Selon une source proche de l'enquête, ce dossier serait lié à un racket de boîtes de nuit d'Aix-en-Provence, pour lequel le caïd corse Jacques Mariani avait été condamné en février 2012 à sept ans de prison.

Des écoutes téléphoniques ont entraîné les policiers de la brigade financière à demander l'ouverture de l'information judiciaire.

Les enquêteurs soupçonnent un agent de joueurs, proche de José Anigo, d'avoir perçu des rétro-commissions lors des transferts de l'attaquant André-Pierre Gignac et du défenseur Souleymane Diawara, en faveur de membres influents du milieu régional, selon la même source.

Le juge et les enquêteurs n'ont "pas donné de détails supplémentaires à la direction de l'OM", a souligné pour sa part M. Laboz.

Le président de l'OM, Vincent Labrune, était présent au centre d'entraînement durant la perquisition mais pour des rendez-vous liés à des dossiers de transferts, a précisé M. Laboz. "Aucune question ne lui a été posée", a-t-il ajouté.

La perquisition était toujours en cours en fin d'après-midi, a-t-on souligné de source policière.

Il n'a pas été précisé si des documents avaient été saisis.

ebe-hj-lrb/mfo/far/ai (AFP/Le Matin)

Créé: 16.01.2013, 19h34

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