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Auto GP de Monaco - Nico Rosberg (Mercedes): "Une journée très spéciale" (TROIS QUESTIONS)

MONACO, 26 mai 2013 (AFP) - L'Allemand Nico Rosberg (Mercedes), victorieux dimanche au Grand Prix de Monaco de Formule 1, a ensuite décrit comme "une journée très spéciale" le fait de s'imposer à domicile, 30 ans après la victoire de son père, dans cette Principauté où il a été élevé par sa mère.

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Q: Qu'est-ce que ça vous fait de gagner ici à Monaco, 30 ans après votre père Keke (champion du monde 1982) ? R: "C'est incroyable. C'est chez moi, j'ai grandi ici, je suis allé à l'école, donc c'est une journée très spéciale pour moi. Tout s'est passé parfaitement, sauf que le départ était très serré et que j'ai un peu raté le mien, mais finalement je m'en suis bien sorti. Après, j'ai pu contrôler le rythme, la voiture était très bonne et les pneus ont bien résisté, c'était vraiment la clé de cette victoire. Je dois remercier toute l'équipe car nous avons fait de gros progrès depuis Barcelone. Je n'ai pas pensé à mon père quand j'ai passé la ligne d'arrivée, j'étais juste extrêmement heureux de gagner cette course, après avoir débuté les deux courses précédentes en pole position puis avoir perdu beaucoup de places en course. J'avais ça dans un coin de ma tête aujourd'hui, je me disais: est-ce que les pneus vont tenir, cette fois-ci ?"

Q: Comment avez-vous fait pour contrôler cette course, en repartant chaque fois à zéro après les neutralisations et l'interruption de la mi-course ? R: "Ce n'était pas si facile, parce que j'avais un très bon rythme avec mon premier train de pneus et tout d'un coup la course s'est arrêtée. Pas évident, surtout ici à Monaco, où la moindre petite faute de concentration aboutit à ce qu'on se retrouve dans le rail de sécurité, et c'est la fin de la course. Donc il fallait vraiment rester concentré de bout en bout. A la fin, j'avais vraiment beaucoup de choses en tête, pas tellement le fait que j'étais allé à l'école ici, surtout le fait que je gagnais à Monaco dans une Flèche d'Argent et que c'était vraiment un moment spécial pour moi (ndlr: première victoire Mercedes à Monaco depuis 1937). C'était aussi un rêve d'enfance, quand j'étais plus jeune je regardais la course et j'y pensais, forcément. Mes premiers souvenirs ici, c'était Ayrton Senna avec son casque jaune. C'est aussi ce qui rend ce sport si spécial, les émotions qu'on ressent compensent tous les moments difficiles qu'on a pu vivre avant".

Q: Comment se présente la suite du championnat, allez-vous viser le titre ? R: "Je n'ai pas pensé à ça du tout, parce qu'il y a 15 jours (en Espagne) je terminais à plus d'une minute du vainqueur et même aujourd'hui la dégradation des pneus était encore un sujet crucial. Nous étions dans une meilleure position ici, mais c'est aussi un circuit très différent, dans des circonstances bien différentes. J'ai eu la possibilité de donner le rythme initial, pour ménager mes pneus, mais ce n'est pas une raison pour s'emballer avant les deux prochaines courses (Canada, Grande-Bretagne). Nous avons encore un problème de rythme en conditions de course et c'est là dessus qu'il faut continuer à travailler, comme sur le développement en cours. Tout le monde avance, à fond, et nous devons nous assurer que nous ne décrochons pas à la mi-saison, comme c'est arrivé l'an dernier. Pour l'instant, tout se passe vraiment bien, donc merci à tout le monde à l'usine. Je ne pense pas du tout au championnat, je pense seulement au fait que je viens de remporter le GP de Monaco".

Propos recueillis en conférence de presse

dlo/jcp (AFP/Le Matin)

Créé: 26.05.2013, 20h08

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