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Oly JO-2020 - Japon: le gouverneur de Fukushima veut la torche dans sa région

Le gouverneur de la région japonaise de Fukushima, mondialement connue depuis l'accident nucléaire de mars 2011, a proposé mardi que la flamme olympique y fasse un détour quand elle parcourra le pays en 2020 avant les JO de Tokyo.

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Pour Yuhei Sato, ce serait montrer au monde entier que, neuf ans plus tard, cette province se remet de la catastrophe nucléaire de mars 2011.

Les porteurs de la flamme pourraient courir sur un tronçon d'autoroute passant non loin de la centrale, a-t-il suggéré en conférence de presse, précisant qu'il avait fait cette proposition au président du comité organisateur des JO 2020, l'ex-Premier ministre Yoshiro Mori.

Ce dernier a indiqué que le comité allait étudier l'offre mais avait besoin de plus de détails.

M. Mori a insisté par ailleurs sur le fait que des rumeurs sur la situation du site nucléaire ne devaient pas empêcher l'établissement d'un centre d'entraînement olympique dans la région

Lundi, Yoshihiro Murai, le gouverneur de la province voisine de Miyagi, la plus meurtrie par le tsunami du 11 mars 2011, avait quant à lui suggéré que la flamme débute son tour du Japon depuis la ville côtière d'Ishinomaki, où près de 4.000 personnes ont été emportées par le monstrueux raz-de-marée.

Lorsqu'en septembre dernier le Premier ministre Shinzo Abe avait victorieusement défendu la candidature de Tokyo, à environ 220 km au sud de la centrale accidentée, face à Madrid et Istanbul, il avait assuré devant le Comité International Olympique (CIO) que la situation à Fukushima était "sous contrôle".

Il avait affirmé aussi que l'eau radioactive qui a engorgé le site ne polluait pas au-delà des limites de la centrale.

L'opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) reste toutefois confronté au problème de ce liquide contaminé et prépare le démantèlement de la centnrale, dont la phase la plus ardue, l'extraction du combustible fondu au fond de trois réacteurs, doit précisément commencer au plus tôt à l'été 2020.

De plus, des dizaines de milliers de personnes évacuées après la catastrophe, notamment dans une zone de 20 km autour de la centrale, ne sont toujours pas autorisées à rentrer chez elles.

sps/jlh/kap/gv (AFP/Le Matin)

Créé: 17.06.2014, 11h03


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