Mardi 26 mai 2020 | Dernière mise à jour 04:59

cyclisme Tour de France - Cavendish, la fibre française (PORTRAIT)

Par Simon VALMARY MARSEILLE, 03 juil 2013 (AFP) - Le Britannique Mark Cavendish a remporté mercredi à Marseille sa 24e victoire d'étape sur le Tour de France, sa course fétiche pour laquelle il nourrit une passion toute particulière.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

"C'est la plus grande course du monde dans un des plus beaux pays du monde", lançait le natif de l'île de Man à Porto-Vecchio à quelques jours du grand départ du Tour.

"Cav" l'a toujours affirmé: il bâtit sa saison pour le Tour de France qui constitue, par sa vitesse et son exigence, le pinacle de la gloire cycliste.

L'an dernier, il avait dû ronger son frein au sein de l'équipe Sky, mise d'abord au service du futur vainqueur Bradley Wiggins. Dans les conférences de presse, où ses petites phrases faisaient habituellement fureur, il s'était même fait voler la vedette par Chris Froome, érigé en rival interne de Wiggins.

Renvoyé au rang de simple équipier après avoir vécu en roi avec une équipe qui lui était dédiée (chez HTC notamment), il avait terminé dans la frustration son plus mauvais Tour avec "seulement" trois succès d'étape, contre 4 en 2008, 5 en 2010 et 2011, et 6 en 2009, sa meilleure année. Il avait ensuite raté le titre olympique à Londres, son autre objectif de la saison.

Pour satisfaire sa soif de gloire et de victoire, le natif de l'île de Man a donc quitté l'armada britannique pour rejoindre l'équipe belge Omega Pharma. Avec un "train" qui lui est totalement dévoué, avec notamment les surpuissants Tony Martin, Matteo Trentin et Gert Steegmans, il a retrouvé le plaisir de vaincre.

Le rêve jaune

Sur le dernier Giro, il a remporté cinq victoires d'étape, son meilleur total, l'installant un peu plus comme "le roi du sprint".

A 28 ans, il présente un bilan de "vieux briscard" avec ses 24 étapes sur le Tour de France, 15 sur le Giro (2 en 2008, 3 en 2009, 2 en 2011, 3 en 2012 et 5 en 2013), 3 sur la Vuelta (2010, avec le classement par points) et sa victoire dans Milan-SanRemo (2009), entre autres.

Son rêve secret était de revêtir le maillot jaune à l'issue de la première étape corse, le seul qui manque à son palmarès après avoir porté le rose de leader du Tour d'Italie, le rouge de leader du Tour d'Espagne, l'arc-en-ciel de champion du monde (2011), le vert du Tour de France (2011) et le blanc de champion de Grande-Bretagne qu'il portait à Marseille.

Mais dans l'invraisemblable scénario de la première étape à Bastia, son rêve s'est envolé à cause d'une chute collective. Il est donc revenu à ses premières amours: les victoires d'étape. Et le "ManXpress" a posé ses cibles: "Il y a sept vrais sprints, si on les amène bien", estime-t-il. Deux sont passés, le prochain arrive dès jeudi à Montpellier.

sva/eb (AFP/Le Matin)

Créé: 03.07.2013, 21h36