Mercredi 26 juin 2019 | Dernière mise à jour 22:02

Auto WEC/24 Heures du Mans: déclarations

Dr Wolfgang Ullrich, directeur d'Audi Sport: "C'est un peu une victoire au goût amer, à cause de ce qui est arrivé samedi (ndlr: l'accident mortel de Simonsen).

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J'avais trois équipages très forts à ma disposition, et quand le premier a eu des problèmes, les deux autres étaient là. Le concept de notre voiture est fait pour ne pas changer l'alternateur, ce n'était jamais arrivé pendant les essais, et il nous a fallu beaucoup de temps pour y arriver (ndlr: 43 minutes samedi soir, sur la N.1). Depuis deux ans, la voiture N.1 (Tréluyer-Fässler-Lotterer) n'avait jamais eu de problème, et cette année les soucis se sont concentrés sur eux, ce n'était pas leur week-end, c'est typique du Mans. La pression de Toyota était très élevée, donc ça nous a obligés à donner le maximum en permanence. Et pour la consommation, on a demandé à nos pilotes de rouler comme s'ils allaient devoir payer le carburant. Ca a très bien marché, surtout avec Allan (McNish, qui est Ecossais, ndlr). La direction de course avait une tâche très compliquée ce week-end et elle a pris les bonnes décisions, ce qui nous a permis de rester sur la piste. Dans notre stand, il fallait aussi prendre les bonnes décisions, très vite, et donner des informations précises aux pilotes pour qu'ils puissent aussitôt adapter leur rythme de course, car les conditions changeaient toutes les vingt minutes, à chaque tour et même à chaque virage, donc il fallait à tout prix éviter les erreurs."

Allan McNish (GBR/Audi), vainqueur: "Nous étions rapides cette année, et nous le savions, donc ça nous a donné beaucoup de confiance. Les ingénieurs ont fait un travail incroyable cet hiver, et il fallait être très propre ce week-end, on ne pouvait pas se permettre de faire le moindre arrêt au stand de trop. Ce n'est pas si souvent qu'on arrive à le faire ici. A la fin, Loïc (Duval) était encore plus nerveux que moi, et j'étais bien content de ne pas être dans la voiture, car dans de telles conditions, c'est important d'avoir quelqu'un de calme dans la voiture, comme Tom (Kristensen), car si on appuie un peu trop fort sur la pédale d'accélérateur, on se retrouve dans le mur."

Lucas di Grassi (BRA/Audi N.3), 3e: "C'était la première fois que je venais au Mans et j'ai d'abord été très impressionné par ce circuit, à quel point il est rapide et difficile à apprendre, à comprendre. J'ai aussi été marqué par la quantité d'efforts que les gens font pour cette course, pour qu'on puisse donner le meilleur. Ce n'était pas un boulot facile, mais on finit sur le podium et j'aimerais beaucoup revenir ici pour mettre en pratique ce que j'ai appris cette année."

Oliver Jarvis (GBR/Audi N.3), 3e: "C'était extrêmement difficile, mais les pilotes de la N.2 ont fait un sans faute de bout en bout. Mes coéquipiers m'ont passé la voiture en bonne position et je savais qu'on devait attaquer à fond pendant 18 heures (après notre crevaison) si on voulait finir sur le podium. La météo changeait tout le temps et c'était sûrement la course la plus difficile de toute ma carrière."

Marc Gené (ESP/Audi N.3), 3e: "Quand Oliver (Jarvis) a crevé à la passerelle Dunlop, on a eu la chance de pouvoir réparer pendant que la voiture de sécurité neutralisait la course, du coup on n'a perdu qu'un seul tour. Je veux féliciter Toyota, et mes deux coéquipiers, Lucas (Di Grassi) et Oliver (Jarvis), qui ont fait la partie du travail, quand ça changeait tout le temps entre piste sèche ou mouillée."

dlo/mam (AFP/Le Matin)

Créé: 23.06.2013, 17h18


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