Mercredi 24 juillet 2019 | Dernière mise à jour 06:39

Football Confettis et bain de foule pour les championnes du monde

Des dizaines de milliers de personnes ont célébré mercredi à New York l'équipe nationale féminine américaine de football, tout juste auréolée de son quatrième titre mondial.

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Debout sur plusieurs remorques, les championnes du monde ont fendu la foule au son des fanfares et d'une escouade de motardes qui leur ont ouvert la route le long de Broadway, où chefs d'Etat, militaires et sportifs défilent depuis plus de 130 ans.

Parties de l'extrême sud de Manhattan, elles ont salué leurs fans - parmi lesquels de nombreuses jeunes filles portant le maillot blanc des Stars and Stripes - le long d'un parcours d'environ un kilomètre jusqu'à l'hôtel de ville, où le maire Bill de Blasio devait leur remettre symboliquement les clés de la ville.

Très détendues, proches du public, beaucoup des joueuses avaient signé maillots ou coques de portables avant le départ du cortège, dans une ambiance bon enfant.

Après les célébrations du titre, le voyage du retour lundi depuis la France et la tournée des interviews mardi, les «19ers» (Nineteeners), comme les a appelées l'attaquante Alex Morgan en référence au millésime de leur victoire (2019), ont poursuivi leur marathon dans la liesse populaire.

A l'applaudimètre, c'est l'attaquante aux cheveux mauves Megan Rapinoe qui l'a emporté haut la main. «Megan for President», disait le panneau brandi par Jeff Strong, fan de la trentenaire charismatique. Des spectateurs avaient même réalisé un modèle en carton grandeur nature de la numéro 15 de l'USWNT, l'équipe nationale américaine.

«Equal pay!»

Sur un podium, l'attaquante star a rendu hommage à son équipe: «Nous avons des filles aux cheveux rose et violet. Il y en a avec des tatouages et des dreadlocks. Nous avons des filles blanches et des filles noires et toutes les nuances entre deux. Nous avons aussi des filles hétéros et des lesbiennes», a-t-elle lancé à la foule.

Plus qu'aucune autre équipe féminine, celle des Etats-Unis symbolise l'émergence du sport féminin, mais aussi le combat pour la parité hommes-femmes, dont la force s'est démultipliée dans l'ère #MeToo.

Après New York et Broadway, l'équipe américaine portera-t-elle son message à la Maison Blanche? Avant même le début de la compétition, Megan Rapinoe, très critique envers le président Donald Trump, avait assuré qu'elle n'y mettrait pas les pieds. M. Trump lui avait répondu qu'il inviterait l'équipe, qu'elle gagne ou non le tournoi, en lui reprochant de manquer de patriotisme. «Nous n'y avons pas encore réfléchi», a dit le président dimanche après le sacre des Américaines.

Megan Rapinoe a réitéré sa position mardi, déclarant que ses coéquipières n'accepteraient probablement pas non plus une invitation à la Maison Blanche.

Créé: 11.07.2019, 08h45

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