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Football Il rêvait de la CAN, il est mort sur le terrain

International burundais de 28 ans, Papy Faty a été terrassé en plein match par un énième malaise cardiaque.

Papy Faty sous le maillot du club sud-africain de Bidvest Wits.

Papy Faty sous le maillot du club sud-africain de Bidvest Wits. Image: Twitter

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Il s’appelait Papy Faty, il avait 28 ans, et ce footballeur international burundais est mort jeudi en plein match, terrassé par une crise cardiaque. Papy Faty, qui avait déjà eu des problèmes cardiaques, savait que les médecins lui déconseillaient de jouer au football. Mais sa passion était plus forte que tout.

Il tenait à disputer la phase finale de la CAN, en juin prochain en Égypte, pour laquelle le Burundi s'était qualifié pour la première fois de son histoire. Envers et contre tous les conseils médicaux, il avait refusé de se faire opérer en février dernier, de manière à pouvoir être sélectionnable. Et le 23 mars dernier, trois ans après sa dernière convocation, il fêtait sa 29e sélection contre le Gabon. Il croyait toucher au but, mais il est mort jeudi après-midi, en plein match.

Son équipe des Malanti Chiefs affrontait les Green Mambas, dans un match comptant pour la 23e journée de Premier League d'Eswatini (l'ancien Swaziland). A la 15e minute, Papy Faty s'est effondré et ne s'est plus relevé. Emmené d'urgence à l'hôpital, il ne s'est jamais réveillé et son décès a été officialisée dans la soirée.

La veille du match, dans une interview - sa dernière - publiée par le journal local «Soccer Laduma», Papy Faty affirmait que ses problèmes de santé étaient derrière lui. L'article était titré: «Le docteur a dit que je pouvais mourir».

«S'il joue, il meurt»

Faty faisait allusion au diagnostic établi il y a cinq ans par un cardiologue, après qu'il avait fait un premier malaise en plein match, alors qu'il jouait pour le club sud-africain du Bidvest Wits FC. Son entraîneur de l'époque l'avait alors obligé à passer des examens médicaux complets. Verdict: le ventricule droit de son cœur gonflait dangereusement pendant l'effort. Le praticien s'était voulu catégorique: «S'il joue, il meurt».

Mais Papy Faty avait continué sa carrière, parfaitement conscient de jouer sa vie à chaque fois qu'il entrait sur une pelouse. En 2016, il s'était à nouveau effondré par deux fois. Contraint à un arrêt d'un an par les médecins du Bidvest Wits, il avait repris la compétition en 2017.

En janvier 2017, il avait affirmé à un journal en ligne burundais, «akeza.net», ne pas avoir de problèmes cardiaques, mais avoir été «ensorcelé», parce que des gens étaient jaloux de sa réussite et de sa famille. Mais à la fin 2018, son contrat avec un autre club sud-africain, les Real Kings, était résilié en raison de son état de santé. C'est alors qu'il avait rejoint le championnat d'Eswatini.

Vague de tristesse

Son décès subit, mais malheureusement prévisible a provoqué une vague de tristesse dans le monde du football. Ainsi, son coéquipier en équipe nationale Saido Berahino, actuel attaquant à Stoke City, a écrit sur Instagram qu'il ne pouvait toujours pas y croire.

Président du Sénat et de la Fédération burundaise de football (FFB), Révérien Ndikuriyo a tweeté.«Mes condoléances les plus attristées à la famille du défunt et celle du football burundais, c'est un coup dur alors que le Burundi vient de se qualifier pour la CAN 2019.»

Le président de la FIFA Gianni Infantino a également réagi dans une lettre publiée sur Twitter par Révérend Ndikuriyo.

Créé: 27.04.2019, 16h03


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