Mardi 23 juillet 2019 | Dernière mise à jour 16:15

Football A Xamax, on sait ce que mouiller son maillot signifie

Faisant preuve d’une solidarité sans faille à Thoune (victoire 2-0), les Neuchâtelois se rapprochent du maintien. Tout le mérite en revient d’abord à Stéphane Henchoz.

Image: Keystone

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Avec la victoire de NE Xamax à Thoune lui assurant la place de barragiste en attendant peut-être mieux, Stéphane Henchoz a définitivement condamné dimanche Grasshopper, battu la veille 1-0 par Saint-Gall sur son terrain, à la Challenge League.

Un GC dont Thorsten Fink, son entraîneur toujours en poste il y a quelques semaines, se gargarisait en affirmant encore haut et fort à Noël, que son équipe devait viser l’Europe, et rien d’autre... Un excès de prétention, doublé d’un manque de clairvoyance, fatal aux Zurichois.

Pire encore: au bord de la Limmat, le scénario du pire se met gentiment en place avec la désormais possible relégation du FC Zurich également. Mais le club du président Canepa n’est pas le seul à trembler. A Tourbillon aussi, le FC Sion se saborde gentiment…

Xamax réalise l'exploit

Pendant ce temps, le Xamax de Stéphane Henchoz est en train de réaliser l’exploit auquel personne ne croyait pourtant le jour de la nomination du Fribourgeois sur le banc neuchâtelois.

Mais l’ancien défenseur de Liverpool a su déjouer tous les pronostics et surtout totalement transformer l’ex-lanterne rouge. Les hommes n’ont pourtant pas changé, et le système dorénavant utilisé (un classique 3-5-2 à géométrie variable) n’a rien de révolutionnaire.

Henchoz a «juste» resserré les boulons en défense et trouvé les mots justes pour faire des zéros de la Maladière des héros. C’est aussi simple que cela.

Ou plutôt, tout devient beaucoup moins compliqué lorsque les joueurs en question sont prêts à s’investir pleinement sur une pelouse, ce qui est le cas des Xamaxiens. Voilà une équipe qui, au-delà des talents individuels, sait ce que mouiller le maillot signifie.

On n’est pas sûr du tout qu’à Tourbillon, ce terme possède ainsi le même sens. On ne se trouvait pas dimanche en Valais pour assister à la nouvelle cuisante défaite du FC Sion devant Young Boys (que Xamax avait soit dit en passant battu 1-0…) mais à considérer le laxisme répété de ses joueurs depuis trop longtemps, on ne peut que constater la différence au niveau de l’envie exprimée et de l’implication des uns envers les autres.

A Neuchâtel, la majorité des éléments sont d'abord des lutteurs, des combattants, parfois plus limités techniquement; à Sion, beaucoup trop peinent à exprimer un quelconque attachement au maillot qu'ils sont censés supposément défendre.

Henchoz a obtenu 23 points contre 13 à Yakin

Puisque les chiffres sont «têtus» pour ceux qui aiment s’y référer, en voici deux pour résumer l’année 2019 des deux clubs romands de Super League. Pendant que Murat Yakin a obtenu un décevant total de 13 points depuis le 6 février, coïncidant avec la promotion de Stéphane Henchoz sur le banc neuchâtelois, le successeur de Decastel en a, pour sa part, engrangé 23 en 13 matches, soit une réjouissance moyenne de 1,77 point réalisée qui plus est avec un contingent autrement moins fourni et talentueux que celui de Tourbillon.

Signe de ce redressement, Laurent Walthert a signé à la Stockhorn Arena un huitième blanchissage, ce qui est énorme pour une formation qui possède toujours la défense la plus perméable de Super League avec 57 buts encaissés.

On le sait aussi, Stéphane Henchoz va devoir abandonner Xamax après avoir probablement sauvé celui-ci. Rien n’est certes acquis mais au rythme qui est le leur et avec la confiance qui les anime, les Neuchâtelois ont les moyens de se sauver en allant chercher la huitième place, voire mieux d’ici au 25 mai, ce qui leur permettrait d’éviter des barrages toujours incertains quant à leur issue.

Quel club pour Henchoz?

Appelé à succéder à Henchoz, «remercié» parce que ne possédant pas le profil souhaité ( !), Joël Magnin va donc hériter d’un groupe qui aura très certainement réussi l’une des plus impossibles «remontada» du football helvétique.

On sait Henchoz terriblement déçu, humainement touché, affecté même par le traitement que lui a réservé Christian Binggeli, son président. Mais on sait aussi que des portes, ailleurs, vont s’ouvrir, et pas nécessairement au Letzigrund où une rumeur persistante l’envoie déjà.

On en vient même à se demander quel visage le FC Sion ou le Lausanne-Sport offrirait aujourd’hui si Stéphane Henchoz en était l’entraîneur. Sur le plan de l’état d’esprit et des valeurs de solidarité et de couleurs à défendre, on connaît au moins déjà la réponse.

Créé: 06.05.2019, 08h10

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