Vendredi 24 mai 2019 | Dernière mise à jour 20:52

Football Les arbitres de touche vont devoir retenir leur drapeau

Avec l'introduction de la VAR la saison prochaine, les arbitres assistants seront contraints de revoir leur manière de procéder en cas de hors-jeu. Explications.

Les arbitres assistants vont devoir apprendre à ne pas dégainer trop vite leur drapeau.

Les arbitres assistants vont devoir apprendre à ne pas dégainer trop vite leur drapeau. Image: Keystone

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L'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) fera son apparition en Suisse dès le 20 juillet 2019, soit à l'entame de la prochaine saison. Les dix stades de Super League seront ainsi équipés de six caméras chacun, toutes reliées à la centrale du VAR à Zurich. Là-bas, trois assistants vidéo scruteront chaque rencontre et informeront en temps réel le sifflet en cas d’erreur «claire et évidente».

«Les arbitres vidéo ne dirigeront pas les matches depuis Zurich, prévient Daniel Wermelinger, chef de l’arbitrage à la SFL. Ils agiront comme un airbag: si l’arbitre se trompe, ils interviendront pour le prévenir. C’est une sécurité de plus, l’arbitre principal sur le terrain aura toujours le dernier mot.»

Quelles implications concrètes pour les hommes en noir au moment de diriger les rencontres? «Pratiquement aucune, explique Hellmut Krug, ancien arbitre international, engagé en qualité de consultant par la SFL car fort de son expérience lors de l'introduction de la VAR en Bundesliga. L'arbitre principal continuera à siffler exactement de la même manière, sauf qu'il aura ce filet de sécurité que représente la VAR.»

Le constat n'est pas le même dans le cas des arbitres de touche, préposés notamment au lever de drapeau en cas de hors-jeu. «Eux, ils devront adapter quelques peu leurs réflexes, c'est vrai, confirme Hellmut Krug. En cas de hors-jeu, l’arbitre de touche qui l'a constaté devra lever son drapeau uniquement à la fin de l’action. Laisser l'action arriver à son terme, pour ne pas prétériter le résultat éventuel du mouvement initié, à savoir potentiellement un but.»

L'idée est clair: si l’arbitre de touche lève son drapeau sans laisser l'action arriver à son terme, et s'il devait s'avérer qu'il avait vu faux, il aurait alors entravé le bon déroulement de la rencontre. Ce que personne ne souhaite.

Et Hellmut Krug d'avertir les protagonistes, aux premières loges face aux arbitres de touche. «Les joueurs doivent continuer à jouer tant que l’arbitre principal n’a pas sifflé, rappelle celui qui a arbitré la finale de la Ligue des champion 1998. S'ils voient un assistant lever son drapeau, cela ne signifie pas forcément que le jeu est interrompu. Seul le coup de sifflet de l'arbitre principal à ce pouvoir.»

Une adaptation qui tombe sous le sens, à l'heure de la VAR, mais à laquelle il va quand même falloir s'habituer sur les pelouses helvétiques. (nxp)

Créé: 29.03.2019, 13h50

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