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Football Bernard Challandes: «Je passe pour un imbécile!»

Le coach du Kosovo, qui défie l'Angleterre, a été victime d'une confusion.

A 68 ans, Bernard Challandes n'a rien perdu de sa vigueur ni de son enthousiasme.

A 68 ans, Bernard Challandes n'a rien perdu de sa vigueur ni de son enthousiasme. Image: Keystone

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Le nom de Bernard Challandes ne cesse de franchir les frontières. Le technicien neuchâtelois, qu’on ne présente plus en Suisse, est en train d’acquérir un statut de gourou au Kosovo, dont il dirige avec succès la très jeune équipe nationale. Son inénarrable numéro, vendredi en conférence de presse à la veille de battre la République tchèque à Pristina (2-1), a valu au fringant sexagénaire une percée tonitruante sur internet. En Angleterre notamment, puisque le Kosovo défie ce mardi soir les «Three Lions» à Southampton (coup d’envoi 20h45).

Avant cette rencontre qui a pour enjeu la première place du groupe A des éliminatoires pour l’Euro 2020, entre des Anglais invaincus (3 matches/9 points) et un Petit Poucet qui s’est transformé en dauphin (4 matches/8 points), le magazine So Foot a donné la parole à Bernard Challandes. Notamment pour revenir sur son discours viral, qui visait à galvaniser ses troupes avant la réception des Tchèques.

«Je suis parti comme un fou. C’est l’état d’esprit que j’attendais de mes joueurs, a rigolé l’ex-entraîneur du FC Zurich. Les matches nuls ne m’intéressent pas. Si on veut se qualifier pour l’Euro, il faudra être fou!» L’ennui, c’est que la toile incite parfois à voyager dans le temps… «Les journalistes racontent que j’ai dit ça avant le match face à l’Angleterre, reprend Challandes. Faire le pressing face aux Anglais… Je passe pour un imbécile! Ils doivent se dire: «Tu vas en ramasser cinq…»

Au-delà de l’anecdote, le football kosovar s’apprête à vivre l’un des grands moments de son histoire récente. Au cours de l’entretien, le journaliste demande à Bernard Challandes si le fait de ne pas être reçu à Wembley, mais au petit St Mary’s de Southampton, ne constitue pas un demi-affront envers le Kosovo. La réponse fuse, acérée comme son auteur: «Si on veut jouer à Wembley, on n’a qu’à se qualifier pour l’Euro.»

Créé: 10.09.2019, 18h59

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