Mercredi 16 octobre 2019 | Dernière mise à jour 20:59

Football Bâle, la reconquête?

Après avoir repris les rênes de la Super League à Young Boys, le FCB a signé un carton pour son retour sur la scène européenne. Comme à ses plus belles heures.

Vidéo: Keystone

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À force de voir les attaquants bâlois partir comme des fusées vers l’avant et enquiller les buts, Sergey Matveev a laissé échapper sa colère et son incompréhension en écartant les bras dans un geste de dépit, peu avant que Bâle n’inscrive le quatrième de ses cinq goals de la soirée. L’entraîneur de Krasnodar avait sans doute imaginé un duel plus équilibré, dans lequel le leader du championnat russe aurait eu son mot à dire.

Sauf que ce FCB-là n’était pas venu pour jouer un simple match. Cette partie, c’était celle des retrouvailles. Entre Bâle et une phase finale européenne. Entre le Parc Saint-Jacques et les soirées européennes, qui n’étaient plus qu’un lointain souvenir, la dernière remontant à mars 2018 et cette victoire de prestige contre Manchester City.

Un signal fort

Bien sûr, Krasnodar n’a pas le calibre d’un Chelsea ou d’un Manchester United, des adversaires que les Bâlois s’étaient donné les moyens d’affronter dans le courant de la décennie. Ils n’étaient d’ailleurs que 14'000 à avoir répondu à l’appel de cette première journée d’Europa League. Mais le chemin pour pouvoir recroiser le fer avec les équipes les plus prestigieuses du continent (Arsenal, Rome et United, notamment, disputent la C3 cette saison) passe par là.

Preuve qu’il est conscient de la route qu’il lui reste à parcourir, le FCB n’a pas fait l’erreur de prendre de haut son adversaire. Preuve qu’il a très envie de renouer avec son glorieux passé, il a envoyé un signal fort en étouffant sa proie dès les premières secondes et en signant la plus large victoire de la soirée. Un succès sur toute la ligne.

Soirée de gala

Si les dernières saisons nous ont appris quelque chose, c’est que deux clubs suisses ne parviennent pas à briller simultanément. Résumé grossièrement: les deux dernières années sont pour Young Boys, celles d’avant pour Bâle. Il y a deux semaines, les Rhénans ont retrouvé leur fauteuil de leader en championnat, cédé à YB depuis des mois. Mercredi soir, ils ont débuté leur campagne européenne par une soirée de gala, tandis que les Bernois rentraient les mains vides du Portugal (certes battu par Porto, une équipe plus cotée que ne l’est Krasnodar).

Bâle est encore loin d’avoir retrouvé le statut qui était le sien et les hésitations défensives aperçues face aux Russes devront être rapidement gommées, sous peine de potentiellement coûter cher à l’avenir. Mais l’amélioration constatée au printemps dernier dans les rangs «rot blau» n’était pas une illusion. Et si les Bâlois veulent parvenir à un nouveau retournement du rapport de forces avec leurs rivaux bernois, c’est exactement comme ça qu’ils doivent s’y prendre. Avec détermination, humilité et réalisme. Tout ce qu’ils ont montré mercredi soir.

Florian Vaney, Bâle

Créé: 20.09.2019, 07h50

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