Vendredi 19 juillet 2019 | Dernière mise à jour 07:30

Football Coaches de Super League: neuf sur dix sont Suisses!

Jamais la formation des entraîneurs en Suisse n'a été pareillement à l'honneur au plus haut niveau.

CEO de la Swiss Football League, Claudius Schäfer peut avoir le sourire. (Image: Keystone )

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Neuf sur dix! Oui, neuf des dix bancs de Super League seront occupés par un Suisse au début du prochain championnat. Jamais la formation des entraîneurs en Suisse n'a été pareillement à l'honneur au plus haut niveau - soit tout le contraire du hockey sur glace, un seul des douze entraîneurs de National League étant titulaire d'un passeport rouge à croix blanche. Seul intrus dans l'élite du football: l'Allemand Peter Zeidler (Saint-Gall).

CEO de la Swiss Football League (SFL), Claudius Schäfer se réjouit de pouvoir dresser ce constat. «Évidemment que j'en suis très content, souligne-t-il. C'est un très, très bon signe. Et cela démontre que le système de formation des entraîneurs de l'ASF est au top.»

Claudius Schäfer y voit aussi un certain effet boule de neige: «Certains clubs ont commencé à travailler avec des Suisses, cela a marché, et d'autres ont suivi le mouvement. C'est prometteur pour l'avenir. Et c'est aussi porteur de belles perspectives pour l'équipe nationale: le jour où on aura besoin de trouver un successeur à Vladimir Petkovic, on aura des entraîneurs suisses de valeur prêts à reprendre le flambeau.»

«Un entraîneur étranger n'est pas meilleur qu'un suisse»

L'entraîneur de Servette Alain Geiger, qui a exercé plusieurs années dans le Nord de l'Afrique, est bien placé pour savoir qu'à une certaine époque, il était très difficile pour un entraîneur suisse de trouver un poste dans son pays.

«Aujourd'hui, grâce à leur excellente formation, les entraîneurs suisses sont réputés, constate Geiger. Mais tout dépend aussi des directions de clubs. Un club dirigé par des étrangers se tournera peut-être plus facilement vers l'étranger qu'un club dont les dirigeants sont des Suisses. Je le vois en tout cas dans mon club, qui est dans un trend suisse.»

Même constat chez Joël Magnin, qui fera ses grands débuts en tant qu'entraîneur de Super League sur le banc de NE Xamax FCS. «Un coach étranger n'est pas meilleur qu'un coach suisse, et cela, je l'ai vécu au cours de ma carrière de joueur», affirme celui qui a passé son diplôme UEFA Pro en même temps que que Gerardo Seoane, Raphaël Wicky ou Johann Vogel, pour ne citer qu'eux.

«C'est bien qu'on donne leur chance à des entraîneurs helvétiques qui ont été joueurs en Suisse, poursuit le Neuchâtelois. Il est clair que le coach ne fait pas tout et qu'il a besoin d'une bonne équipe pour faire des résultats. Mais un entraîneur suisse connaît déjà la mentalité et les particularités du pays, c'est un avantage.»

Ils seront donc neuf Suisses sur dix à occuper les bancs de Super League au coup d'envoi du championnat, les 19, 20 et 21 juillet prochains. C'est suffisamment rare pour qu'on s'en réjouisse et qu'on le souligne.

Créé: 03.07.2019, 11h33

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