Samedi 21 septembre 2019 | Dernière mise à jour 02:30

Football Constantin Junior: «Je serais allé à Paris pour faire du théâtre»

Barthélémy Constantin, directeur sportif du FC Sion, se raconte dans un long entretien accordé à la NZZ.

Barthélémy Constantin assume parfaitement le côté «sang chaud» de la famille.

Barthélémy Constantin assume parfaitement le côté «sang chaud» de la famille. Image: Keystone

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Le FC Sion affronte le FC Zurich, ce soir (19h) à Tourbillon, pour le compte de la 3e journée de Super League. En attendant de voir si le club valaisan décrochera son premier succès de la saison, son directeur sportif a fait mouche dans la Neue Zürcher Zeitung. Barthélémy Constantin, 24 ans, se raconte à travers un long et passionnant entretien, dans lequel il raconte sans détour son chemin, sa maturation. Et règle quelques comptes au passage.

A tous ceux qui lui reprochent son côté «fils à papa» ou enfant gâté, le jeune homme rétorque un très direct «je m’en fous», avant de développer: «Je suis le fils de Christian Constantin. Depuis que j’ai 13 ou 14 ans, j’ai dû entendre tout ce qu’il était possible d’entendre, explique-t-il. Cela m’a souvent fait mal, mais on finit par s’y faire. Peut-être les gens sont-ils jaloux. Ou en colère. Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que cela rend malade de dire ou penser du mal des gens.»

Lui, en tout cas, il trace sa route. «Le fait d’être jeune est-il une faiblesse?», s’interroge-t-il à l’attention de ceux qui soulignent son inexpérience. Après s’être ennuyé dur à l’école, après avoir souffert du divorce de ses parents alors qu’il se trouvait en pleine puberté, l’adolescent s’est fait les dents au sein du FC Sion. Si son père ne l’y avait pas «recueilli», qu’aurait-il fait d’autre dans la vie? La réponse fuse: «Je serais allé à Paris pour apprendre à faire du théâtre.» Pas si surprenant, lorsqu’on connait le sens du spectacle qui anime Constantin junior et senior.

«Nous sommes en mode guerriers»

«Le problème de notre famille, c’est que nous aimons le football et notre club, explique-t-il lorsque le journaliste de la NZZ évoque les coups de sang du père et du fils. En privé, nous sommes la plupart du temps calmes. Mais quand le match commence, nous oublions tout. Quelque chose se déclenche dans notre for intérieur, nous devenons des personnes différentes. A partir de là, nous sommes en mode guerriers.»

Un guerrier sans repos ou presque, à entendre Barthélémy Constantin: «Je travaille beaucoup. Lorsqu’il s’agit d’un transfert, je peux ne pas dormir des nuits entières.» Afin de compenser son très modeste passé footballistique – quelques années de junior au FC Martigny et au FC Bagnes –, «Barth» use de son entregent: «J’aime les gens et ils le sentent», dit-il. Avec son père, l’aspect professionnel des choses et la sphère privée sont bien différenciées. Constantin junior évoque une «relation très intensive, très émotionnelle. Nous jouons ensemble, nous nous battons et nous souffrons. C’est un amour fou, beau et déraisonnable».

Reste à savoir si le fils succédera un jour à la tête du FC Sion. «Je n’y pense pas, assure Barthélémy Constantin. Il y a cinq ans, j’ai parlé une fois de ma volonté de devenir président. Aujourd’hui, je sais tout ce qu’il me reste à apprendre.» A lire cette interview, on remarque que le jeune homme apprend vite.

Créé: 03.08.2019, 14h28

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