Samedi 17 novembre 2018 | Dernière mise à jour 02:18

Football Contini au LS: «Il faut des actes»

Entraîneur, consultant et chroniqueur, Gabet Chapuisat porte un regard sans concession sur le FC Lausanne-Sport actuel.

Gabet Chapuisat en 2012.

Gabet Chapuisat en 2012. Image: Photo d'archives/Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Ancien international, entraîneur, consultant et chroniqueur, Gabet Chapuisat est connu pour son franc-parler. Quand on évoque avec lui la situation du FC Lausanne-Sport actuel, il n’y va pas avec le dos de la cuillère et porte un regard sans concession. «J’étais encore au match samedi, c’était juste une petite catastrophe. Les 45 premières minutes étaient franchement indigestes, même indignes pour tout dire.»

D’où la question que beaucoup de monde – ou du moins les derniers supporters lausannois – se posent: Giorgio Contini est-il toujours l’homme de la situation? «On connaît la chanson, quand ça va mal, c’est toujours l’entraîneur qui est remis en cause. Alors bien sûr, à moment donné, il a des comptes à rendre. C’est à lui de mettre les joueurs devant leurs responsabilités et de les réveiller. Or, on en est à un stade où les paroles ne suffisent plus. Il faut des actes.»

Chapuisat balaie l’idée que Giorgio Contini ait pu perdre tout (ou partie) de son vestiaire. Ou plutôt, il condamne le procédé: «On écoute trop les joueurs de nos jours. Quelquefois, on devrait avoir le droit de leur demander de fermer leur g… et de jouer, Punktschluss.»

«Des soldats de plomb»

Gabet s’appuie sur les chiffres pour affirmer son propos: «L’équipe reste sur une série de sept matches sept points, dont une seule victoire. On ne peut pas dire que ce soit folichon. Ce que je constate, c’est qu’en treize matches, l’entraîneur n’a toujours pas trouvé un onze de base, qui soit adapté aux qualités des joueurs et surtout compréhensible pour tout le monde. Contini se veut très rigide, et cela se voit sur le terrain: son équipe manque de folie. Personne ne met le feu, on a juste l’impression de voir des petits soldats. Mais depuis quelques semaines, ce sont des soldats de plomb qui se traînent sur le terrain.»

Quelle est la solution? «Il faut commencer par aligner onze joueurs qui parlent le même langage footballistique. J’ai malgré tout la désagréable impression qu’on a surévalué la qualité de l’effectif lausannois. Il nous a été présenté comme une Ferrari, mais pour l’instant, il a le rythme d’une Deux-chevaux. Le pire dans tout cela – ou le mieux, cela dépend de quel côté on se place -, c’est que Lausanne n’est même pas largué au niveau comptable.» Après treize matches, le FCLS occupe en effet la quatrième place, et ne compte que trois points de retard sur le leader Servette, qu’il recevra le samedi 8 décembre prochain.

Et Chapuisat d’élargir son analyse au niveau romand en guise de conclusion: «Si l’on met de côté les petites querelles entre clubs, qu’est-ce qu’on aimerait dans ce coin de pays? Que Sion et Xamax fassent mieux, et que Servette et Lausanne remontent le plus vite possible. Pour l’instant, ce n’est pas vraiment cela…» De loin pas, même.

(nxp)

Créé: 09.11.2018, 11h13

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.