Lundi 1 juin 2020 | Dernière mise à jour 21:59

Football Le déclic ne s'est pas produit

Parfois surclassé par Young Boys, Lausanne s’est normalement incliné à Berne. Après sa «première» ratée, Borenovic sait mieux ce qui l’attend.

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C'est le nombre de matches qu’il reste au LS pour quitter la dernière place. Les Vaudois vont recevoir Grasshopper, aller à Zurich et à Lugano, recevoir Thoune et terminer à Saint-Gall.

Camp en France

«C’était un match compliqué pour nous, surtout dans un tel contexte. Mais je ne suis pas du tout inquiet.» Borenovic préfère retenir le positif. Afin de fédérer les énergies, le LS passera une partie de la semaine en France voisine, de l’autre côté du lac. Dès demain, la lanterne rouge mettra le cap sur Évian.

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S’estimant sous le joug d’un technicien qui les brimait, les empêchant de s’exprimer comme ils auraient aimé le faire, les joueurs du LS avaient obtenu en fin de semaine passée ce qu’ils souhaitaient avec le renvoi de Fabio Celestini. Aussi se demandait-on à quoi pouvait bien ressembler un Lausanne «libéré»…

À une lanterne rouge qui, sans véritable surprise, n’a pas fait le poids face au leader bernois qui l’a déclassé durant une heure avant de baisser très nettement le pied pour se contenter de gérer l’acquis. Jouant les sparring-partners complaisant pendant une mi-temps, les visiteurs n’ont même pas eu le temps de faire semblant d’y croire…

Castella se rate

Les protégés du nouveau coach n’ont ni couru plus vite, ni sauté plus haut, ni forcément mieux joué, ce qui était quelque part attendu – on ne change pas les mentalités en 48 heures. Repris en main par un quatuor réuni autour de Borenovic, parfait néophyte dont l’intronisation sur le banc vaudois a tourné au fiasco, Lausanne, articulé dorénavant en 4-4-2 et proposant un jeu plus vertical, a donc perdu comme il se serait sans doute aussi incliné avec Celestini.

Pour assister aux effets espérés du fameux choc psychologique, il faudra patienter quelque peu alors que le temps presse toujours davantage. Ce matin, Lausanne n’a bien sûr pas remplacé NE Xamax en Challenge League mais, décramponné à la suite des victoires de Thoune et de GC qui ne l’arrangent pas, il n’est déjà plus tout à fait une formation appartenant à l’élite. Quand on prétend mériter sa place en Super League, on n’a pas le droit d’encaisser des buts tels que le No 3 bernois, consécutif à un enchaînement d’erreurs et à une nouvelle sortie dans le vide de Castella sur une balle arrêtée.

Réveil vaudois

Après un échec aussi prévisible, il serait inconvenant et surtout injuste d’en faire porter la responsabilité à Borenovic, à qui on ne peut rien reprocher. Le nouvel occupant du banc a fait ce qu’il a pu compte tenu des faibles moyens à disposition – une blessure musculaire l’a privé de Kololli. Alors que le visiteur était parti pour recevoir une correction, on a même vu le cancre de la Ligue offrir quelques signes de vie encourageants. Ce fut notamment le cas lorsque YB se mit en veilleuse, estimant qu’il en avait fait assez. Avec quelque imagination, le scénario aurait pu s’écrire différemment si Wolfli n’avait pas sauvé devant Rapp (68e), alors que celui-ci venait d’inscrire le but d’un honneur aujourd’hui perdu.

Au tour de Grasshopper

Dans le match des extrêmes et de l’adieu poignant à Andy Rihs, Lausanne s’est ainsi logiquement incliné. Perdre à Berne sur la pelouse du futur champion – YB sera couronné dès samedi s’il bat Lucerne – n’a rien d’infamant, ni de honteux. Mais ne pas l’emporter contre Grasshopper serait autrement plus ennuyeux. À Lausanne de s’exprimer en affichant un état de rébellion prolongé, avec les armes qui sont les siennes. On saura très vite si celles-ci sont suffisantes.


L'hommage

«Merci Andy»

Maillot spécial pour les joueurs, hommage poignant d’un public debout qui applaudit, larmes noire et jaune, tout un club a salué la mémoire d’Andy Rihs, mécène et actionnaire majoritaire d’YB trop tôt disparu à l’âge de 75 ans. L’entrepreneur présidait à la destinée du futur champion et du Stade de Suisse depuis 2010. À travers une vidéo diffusée sur l’écran géant, son frère Hans-Ueli, présent au match, a indiqué qu’il ne remettait pas en cause l’engagement financier de sa famille, poursuivant ainsi l’œuvre d’Andy.


Le top

Miralem Sulejmani (à g.) n’a peut-être pas marqué mais ses deux assists ont aussi compté. L’homme respire le football et chaque fois que le ballon transite dans ses pieds, on sait qu’il va en faire quelque chose de beau et d’intelligent. Si les attaquants d’YB flambent, c’est aussi grâce à lui.


Le flop

Thomas Castella

Déjà coupable sur le but de Schürpf ayant coûté jeudi sa tête à Celestini, le gardien du LS est de nouveau sorti dans le vide sur une balle arrêtée exploitée par Hoarau. Pour sauver sa place, Lausanne a besoin d’un grand gardien, ce qui n’est plus le cas au vu des dernières sorties de son No 1.

Créé: 22.04.2018, 21h48

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