Mardi 2 juin 2020 | Dernière mise à jour 02:14

Football Didier Tholot: «J’aurais pu revenir au FC Sion»

Après s'être offert un break bienfaisant, l’ancien coach à succès de Tourbillon explique pourquoi il a privilégié l’offre du FC Pau, néo-promu en L2, plutôt qu’un retour en Valais.

Après avoir porté le maillot du FC Sion à 76 reprises comme joueur, Didier Tholot a dirigé le club valaisan durant 131 matches lors de trois passages distincts.

Après avoir porté le maillot du FC Sion à 76 reprises comme joueur, Didier Tholot a dirigé le club valaisan durant 131 matches lors de trois passages distincts. Image: Keystone

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Ces derniers mois, Didier Tholot (56 ans) avait un peu disparu du paysage, éprouvant le besoin de se recentrer sur lui-même et ses proches. Un choix sciemment assumé, presque recherché après une dernière étape qui l’avait conduit en Lorraine – après avoir sauvé Nancy au printemps 2018 lors de l’ultime journée du championnat, il avait été limogé le 27 octobre de la même année, payant au prix fort un incroyable enchaînement négatif (sept défaites consécutives sans le moindre but marqué!) à l’entame de l’exercice 2018-2019.

«J’ai fait un long break, j’en ai éprouvé le besoin, explique-t-il. Durant cette période, j’ai bien eu quelques propositions mais je les ai toutes refusées. C’était mon choix. Il fallait que je me pose… J’en ai profité pour me vider la tête.» Ce besoin de prendre du recul l’a également rapproché de ses enfants, aujourd’hui adultes. «J’ai aussi construit une maison, un vrai chez moi. Je suis à 20 km de Bordeaux et à 20 km de l’océan…»

Coach de Pau

Voici une semaine, Tholot est pourtant ressorti du bois. Alors que son nom reste définitivement associé en grands succès du FC Sion, notamment la conquête de la 13e Coupe de Suisse (3-0 contre Bâle en 2015, photo ci-dessous) et le magnifique parcours européen qui s’en était suivi, il a préféré s’engager avec Pau, néo-promu en L2, plutôt que de vivre un quatrième passage sur le banc de Tourbillon (après les périodes 2003-2004, 2009-2010 et 2014-2016). «J’aurais pu revenir au FC Sion. Tout le monde sait les bonnes relations que j'ai avec Christian (Constantin) et tout le respect que j'ai pour lui.»

Alors que la place de nouveau coach de Tourbillon lui était offerte pour le prochain exercice, l’ancien attaquant a choisi de relever un autre défi. «J’ai fait le choix du cœur en restant auprès des miens. J’ai pris ma décision en tenant compte de l’environnement familial. Pau, c’est à 2 heures de chez moi…», glisse l’heureux grand-papa d’Alix (3 mois).

Mission maintien

Successeur de Bruno Irles (lequel n’a pas souhaité poursuivre son mandat), Didier Tholot, qui, avant même de signer à Nancy, avait déjà tenu un rôle de conseiller auprès du président Bernard Laporte-Fray, aura pour mission première d’assurer le maintien des Béarnais. «Même s’il y a beaucoup de choses à construire, j’arrive dans un club à taille humaine, possédant une forte identité. Le club est lancé dans une aventure extraordinaire, je suis vraiment très heureux d'en faire partie.»

Dans les Pyrénées-Atlantiques, le football doit cependant aussi composer avec la concurrence de l’ovalie – basé à Pau, la section Paloise appartient au Top 14.

Son petit stade n’étant pas homologué en L2, le FC Pau a trouvé refuge au stade du Hameau (18800 places), qu’il partageait déjà avec les rugbymen lors des soirées de gala. Le 29 janvier dernier, un nouveau record d’affluence avait d’ailleurs été établi à l’occasion de la réception des stars du PSG à l’occasion d’un huitième de finale de Coupe de France (0-2). Leader de National avec 48 points (un point d'avance sur Dunkerque et deux sur Boulogne) au moment de l'arrêt de tous les championnats, Pau a été promu suite au décret de la Fédération française, régulant les montées et les relégations.

«J’ai davantage réussi à Sion...»

En choisissant de relancer sa carrière en France, Didier Tholot entend aussi forcer le destin et décoller une étiquette l’ayant cantonné au seul rôle de technicien de L2. «Ma réussite d’entraîneur se situe plus en Suisse que dans mon pays. J’ai davantage réussi à Sion que partout où je suis passé en France. Alors oui, j’ai encore envie de tenter un coup en France. Après mon break, je me sens comme un homme neuf…» Avec l’objectif ultime de se voir offrir un jour un banc de L1, idéalement celui des Girondins.

A Bordeaux où il a évolué de 1995 à 1997 (72 matches/21 buts) en côtoyant notamment Zidane, Dugarry et Lizarazu, personne ne l’a oublié. A Sion, non plus.

N.JR

Créé: 23.05.2020, 09h58

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