Mercredi 20 novembre 2019 | Dernière mise à jour 14:46

Football Le «doigt du déshonneur» d'Alex Schalk

L'attaquant néerlandais avait d'abord répondu de la meilleure des manières aux invectives du kop valaisan. Avant de craquer bêtement.

Image: DR/Teleclub

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Que pourrait-il y avoir de plus jubilatoire dans le football? Les Genevois et leur attaquant Alex Schalk ont été victimes de quolibets, devant le gradin nord de Tourbillon. Des banderoles et des cris de goûts divers et variés (normales), mais aussi des mots qui peuvent profondément toucher les hommes (pas acceptables). Du coup, quand il a marqué, l'attaquant des Grenat a pu jubiler: il avait pris sa revanche sur le terrain et c'était presque beau, d'un côté.

Sauf que dans l'euphorie du moment, le joueur formé au NAC Breda et âgé aujourd'hui de 27 ans a perdu sa maturité en route. Il a balancé un majeur en direction des supporters adverses après avoir fait trembler les filets. Un geste très bête avec sa main, alors qu'il venait d'être tellement formidable balle au pied, deux secondes auparavant. Le pire? C'est qu'il a semblé s'en excuser lui-même quelques dixièmes de secondes plus tard!

Bien sûr, certains trouveront des excuses au Néerlandais, pris par l'euphorie de l'instant et d'autres oseront que les fans valaisans, dans les tribunes, l'avaient bien cherché. Non, ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. La Loi du Talion qui dit que «si malheur arrive, tu paieras vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure» (il manque juste «doigt pour doigt», en fait) n'a pas sans place dans un stade de foot. Autrement, on se dirigera rapidement vers une sacrée gabegie.

Les stades de Suisse font déjà beaucoup trop couler d'encre dans les journaux, quand d'imbéciles Bâlois, Zurichois ou autres prennent un match comme prétexte pour en découdre contre tout ce qui leur tombe sous les poings et qu'on s'oblige, du coup, à devoir sécuriser n'importe quelle rencontre à grands coups de Robocops... Si on pouvait éviter d'ajouter une couche de provocation directement depuis le pré, notre football ne s'en porterait que mieux.

Créé: 27.10.2019, 11h47

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