Jeudi 2 juillet 2020 | Dernière mise à jour 14:31

Football «A domicile, on se doit de montrer quelque chose»

A la veille de la réunion de l’équipe de Suisse, le sélectionneur Ottmar Hitzfeld s’est livré. Il évoque l’Allemagne et l’Euro, la défaite du Bayern, la saison de Super League.

Image: Keystone

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Ottmar Hitzfeld, à quelques jours de Suisse - Allemagne, on ne peut s’empêcher de revenir sur la défaite du Bayern en finale de la Ligue des champions…

Le Bayern a fait un très bon match, ce qu’on attendait de lui. Les joueurs ont appliqué ce que leur entraîneur leur avait demandé. Mais leurs adversaires de Chelsea aussi. Une fois de plus, comme à Barcelone, Di Matteo a su choisir la bonne tactique.

Allez-vous appliquer la même face à l’Allemagne, samedi?

Non, parce que j’attends de mon équipe qu’elle cherche à produire du jeu, comme elle l’avait fait contre l’Argentine, une autre grande nation du football. On joue à domicile, on se doit de montrer quelque chose à nos spectateurs.

Le souvenir de la finale perdue par votre Bayern en 1999 contre Manchester United vous a-t-il traversé l’esprit samedi soir?

Je n’ai pas besoin d’une finale de Ligue des champions pour qu’il me traverse souvent l’esprit, malheureusement! Cela étant, le foot tient à peu de chose. On en avait eu la preuve il y a treize ans, on l’a encore eue il y a dix jours avec le dénouement fou du championnat d’Angleterre. A la 90e?minute, Manchester United était champion. Trois minutes de temps additionnel et deux buts plus tard, City lui arrachait le titre. Une fois dans un sens, une autre fois dans l’autre.

Pas dans le cas du Bayern en finale européenne contre un club anglais…

Cette fois, c’était encore pire qu’en 1999, car samedi, Bayern était clairement la meilleure équipe sur le terrain.

Quelle équipe d’Allemagne vous attendez-vous à rencontrer samedi?

Les joueurs du Bayern seront là, et je pense qu’on va affronter un adversaire sérieux et concentré. L’Allemagne reste sur une défaite contre la France, et l’Euro approche. Les places sont chères, chacun voudra montrer au sélectionneur Joachim Löw qu’il mérite sa sélection.

On ne peut pas dire que vos deux prochains adversaires, l’Allemagne et la Roumanie, sont du même niveau. Pourquoi ce choix?

En tant qu’Allemand, je suis évidemment fier d’affronter la Mannschaft, mais je pense surtout à mes joueurs qui doivent saisir cette opportunité pour se hisser à niveau. La Suisse n’a plus battu l’Allemagne depuis longtemps (ndlr.: c’était en 1956, 3-1 à Francfort), mais j’attends de mon équipe qu’elle se persuade que chaque match la rapproche d’une nouvelle victoire. Il s’agira samedi d’être très fort défensivement et de trouver le bon équilibre face à une Allemagne motivée et agressive. On a tout à gagner à travers ce genre de rendez-vous, pour autant bien sûr qu’on réalise une bonne performance. Quant à la Roumanie, je voulais une équipe contre laquelle la Suisse soit favorite et doive prendre le jeu à son compte. Il nous faudra parfois assumer ce statut lors des qualifications pour le Mondial, et j’ai besoin de ce genre de matches, dans lesquels on a pas mal à perdre en termes de crédit ou de prestige, voire même de confiance. A mes yeux, le match de la Roumanie est donc plus important que celui de l’Allemagne.

On est pratiquement au terme de la saison. Que regard portez-vous sur ce championnat plutôt particulier, pour ne pas utiliser un autre qualificatif…

Au niveau du football, je retiens la fantastique saison du FC Bâle. Ce qu’il a réalisé est tout simplement phénoménal. Le FCB a réussi la plus belle saison de son histoire, et Dieu sait qu’il y en a eu d’excellentes avant. Les performances bâloises font un bien fou au football suisse dans son ensemble. Par contre, toutes les affaires qui ont émaillé le championnat de Super League ont donné beaucoup de travail à notre président (Peter Gilliéron) et à notre secrétaire général (Alex Miescher). Là, on est à l’opposé de ce que je viens de dire du FC Bâle. Le retrait de points de Sion, la faillite de Xamax, les problèmes de Servette ou de Grasshopper: tous ces problèmes ont causé un immense tort à l’image du football suisse, et pas seulement au niveau national.

L’équipe de Suisse n’ira pas à l’Euro. Et vous?

Non, je le suivrai devant mon poste de télévision.

A quel style de compétition vous attendez-vous?

Cela dépend de beaucoup de facteurs, le principal étant la manière dont se comporteront les outsiders. Cet Euro sera aussi très intéressant à suivre d’un point de vue tactique. Il y a beaucoup de questions en suspens, ce qui en fera certainement un tournoi ouvert.

Créé: 21.05.2012, 22h54

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