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Football «On n’avait pas le droit de laisser mourir Servette....»

Président du LS, Alain Joseph se dit catastrophé de la relégation administrative de son voisin genevois. Mais il fustige l’opacité et le comportement de son homologue de la Praille

Alain Joseph: «On n’avait pas le droit de laisser mourir Servette....»

Alain Joseph: «On n’avait pas le droit de laisser mourir Servette....» Image: Keystone

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«C’est un immense gâchis qui place le football romand devant ses responsabilité. C’est vraiment honteux. A l’époque, personne n’avait vraiment compris comment Servette avait couvert son premier déficit structurel. C’est revenu comme un tsunami...»

S’il n’a pas étonné du tout Alain Joseph, le refus de licence officiellement signifié ce lundi au club de la Praille - et la relégation du SFC en Promotion League qui en résulte - soulève de véritables questions. Des questions dérangeantes.

«Alors même que Servette était sous la surveillance de la Ligue, comment un trou aussi important a-t-il pu être creusé?», (s’)interroge le boss du LS. La Ligue comme les autorités politiques qui versent des subventions doivent exiger d’avoir accès à tous les comptes.»

«Un minimum de transparence»

Où il convient de reparler de l’opacité du dossier servettien. «On n’avait pas le droit de laisser mourir Servette... Pouquoi M. Quennec a-t-il refusé de l’aide alors que manifestement des gens étaient prêts à venir jouer les dépanneurs? Si c’était le cousin de M. Chagaev, il a bien fait... Mais l’ouverture des comptes aurait sans doute permis de libérer des fonds. Si M. Quennec en a refusé leur accès, c’est peut-être qu’il y avait des choses à cacher. Pour lui, ce sont de bonnes raisons; dans la réalité, ce sont de mauvaises. Il aurait fallu un minimum de transparence.»

Refusant de tirer sur une ambulance («ce n’est pas mon but»), Alain Joseph invite à repenser globalement le foot. «Hormis le FC Bâle, aucun club n’est financé par ses propres revenus. Il n’est pas normal que les pouvoirs publics vous aident davantage quand vous êtes opaques que lorsque vous jouez la carte de la transparence. J’ose à peine imaginer ce qui se passera en Valais le jour où Christian (Constantin) se lassera à Sion... On se trouve aujourd’hui dans une impasse. On passe pour des rigolos en Suisse alémanique. Quand GC a des soucis financiers, il téléphone à quatre banquiers zurichois, et c’est réglé. Le football romand doit réfléchir autrement. A moins de gagner à l’Euromillions, on doit corriger ça, en trouvant des formules qui rendent le foot pérenne.» (Le Matin)

Créé: 01.06.2015, 11h52

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