Mardi 26 mars 2019 | Dernière mise à jour 08:43

Football Dur week-end pour les arbitres, leur chef réagit

Que ce soit à Aarau vendredi, à Saint-Gall ou à Sion dimanche, l'arbitrage a occupé le devant de la scène. Les explications de Cyril Zimmermann.

L'arbitrage d'Alain Bieri vendredi soir à Aarau n'a pas plu aux Servettiens.

L'arbitrage d'Alain Bieri vendredi soir à Aarau n'a pas plu aux Servettiens. Image: Keystone

Cyril Zimmermann, patron des arbitres suisses. (Image: DR)

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Chef des arbitres suisses - en anglais dans le texte: Elite Referee Manager de l'ASF -, Cyril Zimmermann a connu un week-end pour le moins agité. Que ce soit à Aarau vendredi soir, Saint-Gall ou Bâle dimanche, les trois directeurs de jeu désignés (Alain Bieri, Adrien Jacottet et Lukas Fähndrich) ont pris des décisions contestables - et contestées. «Nous avons une séance prévue de longue date ce mardi, explique Cyril Zimmermann. Quelque part, cela tombe bien: on va pouvoir remettre tout cela sur la table.»

«Tout cela,» c'est, dans le détail:

- Deux penalties généreux accordés à Aarau contre Servette vendredi soir. Le premier pour une prétendue faute de Sauthier sur Maierhofer (43e, visible après 1'38'' ci-dessous), le second pour un contact à peine plus appuyé de Iapichino sur le même Meierhofer (90e, visible après 3'58'' ci-dessous). Deux pénos, deux buts pour Aarau. Score final: 3-3. Arbitre: M. Alain Bieri.

- Un penalty non accordé à Xamax pour une faute apparemment évidente de Stergiou sur Nuzzolo (visible ci-dessous après 2'10''), alors que le score n'était encore que de 1-0 pour Saint-Gall face au club neuchâtelois (39e). Score final: 3-0 pour Saint-Gall. Arbitre: M. Adrien Jacottet.

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- Un penalty non accordé à Thoune après une sortie ratée du gardien bâlois Omlin, qui a envoyé ses deux poings dans le crâne du Thounois Bigler (4e minute de jeu, voir ci-dessous) sans que le directeur de jeu n'intervienne, alors qu'il y avait clairement penalty. Score final: 3-1 pour Bâle. Arbitre: M. Lukas Fähndrich.

Cyril Zimmermann ne place pas toutes ces décisions sur le même niveau. «Si l'on considère la sortie d'Omlin sur Bigler, c'est clairement une erreur d'arbitrage. Il doit y avoir penalty et avertissement. Les autres situations sont plus nuancées. Si l'on prend la faute sur Nuzzolo, on est dans la zone grise. On peut siffler penalty ou pas. Dans l'absolu, si on n'accorde pas le penalty, on pourrait aller jusqu'à avertir l'attaquant pour simulation. On est dans cette même zone grise sur le premier penalty d'Aarau. Le deuxième, enfin, m'apparaît moins discutable, on voit clairement un mouvement du bras du défenseur.»

Le patron des sifflets suisses admet la difficulté d'interprétation qui peut être celle de ses arbitres. «Ceux-ci doivent d'abord être sûrs que l'attaquant ne soit pas allé chercher le contact pour obtenir un penalty. Puis juger s'il y a faute délibérée ou pas. Non, ce n'est pas toujours simple.»

L'assistance vidéo à l'arbitrage, qui fera son apparition dès juillet prochain sur les pelouses suisses, permettra-t-elle d'éviter ce genre d'approximations? «Dans le cas du penalty non accordé à Thoune, clairement oui, répond Cyril Zimmermann. Mais pas forcément dans les autres cas: s'il y a un doute, c'est que l'arbitre n'a pas fait tout à fait faux; et si l'arbitre n'a pas fait tout à fait faux. la VAR n'interviendra pas. Cela étant, de manière globale, je me réjouis de l'arrivée de la VAR. Je la compare à un airbag dans une voiture qui permet d'atténuer les conséquences d'une erreur de pilotage. Mais attention: tout le monde pense que la VAR va tout résoudre, mais c'est juste impossible. Elle va cependant aider les arbitres, c'est sûr.»

Cyril Zimmermann ne savait pas qu'un arbitre italien venait d'être suspendu trois matches par sa Fédération pour avoir multiplié les erreurs lors du récent Fiorentina - Inter.

Il n'est pas opposé à ce genre de pratique. «Pourquoi pas, dans des cas très extrêmes, où les erreurs se sont multipliées? Une faute, cela peut arriver, tout le monde le sait. Mais quand il y en a trop, mettre un arbitre sur la touche quelques temps peut s'avérer nécessaire. Cela peut être pris comme une punition, mais c'est aussi une manière de protéger l'arbitre. Tout dépend de la gravité des erreurs, en fait. Pour en revenir à ce week-end, ce n'était pas une faute grave à Saint-Gall, mais c'en était clairement une à Bâle.»

Lukas Fähndrich doit-il s'attendre à être suspendu?

(nxp)

Créé: 05.03.2019, 11h37

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