Mercredi 17 juillet 2019 | Dernière mise à jour 12:42

Football «La VAR va réparer les injustices»

Les présidents de Sion et de Neuchâtel Xamax attendent beaucoup de l’introduction de la VAR dans le championnat de Suisse.

Christian Constantin et Christian Binggeli se réjouissent de l'arrivée de l'assistance à l'arbitrage par vidéo.

Christian Constantin et Christian Binggeli se réjouissent de l'arrivée de l'assistance à l'arbitrage par vidéo.

Pas d’utilisation pour les hors-jeu

L’utilisation de la VAR à la mode helvétique ne permettra pas d’intervenir sur les (pourtant nombreuses) situations de hors-jeu – jugée trop coûteuse et complexe, la «offside technology» n’équipera pas les stades de Super League. Pareil pour la «goal line technology» (qui permet de voir avec certitude si le cuir a franchi la ligne de but), dont l’introduction a été provisoirement abandonnée. De fait, la VAR, calquée sur le protocole édicté par l'International Football Association Board (IFAB), s’appliquera dans quatre situations bien distinctes: déterminer si un but est valable ou non, si un penalty doit être sifflé ou non, si un carton rouge doit être sorti ou non, et enfin si le joueur visé par une sanction est bien le bon coupable.

Nouveau responsable de la commission des arbitres à l’ASF, Christophe Girard estime que la VAR ne suppléera pas les directeurs de jeu. «Ceux-ci vont conserver une très grande autonomie, expliquait-il récemment. L'essence de l'utilisation de la VAR à nos yeux, c'est que l'arbitre doit toujours avoir le dernier mot. Il ne doit pas se substituer à la machine (…) Notre philosophie, c'est que les arbitres restent les principaux décideurs.»

Le centre de visionnement des images fournies par en moyenne six caméras - contre une trentaine lors de la Coupe du monde 2018 en Russie - est installé à Volketswil (ZH).

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La nouvelle saison de Super League coïncidera aussi avec une révolution technologique. Dès le 19 juillet, la «video assistant referee» (VAR) va faire son apparition sur les pelouses helvétiques et sans doute modifier également les habitudes des (télé)spectateurs. Si l’outil, déjà utilisé au niveau international, n’est pas une nouveauté en soi, son application en Suisse sera une première.

Une première dont semble particulièrement se réjouir le FC Sion, n’hésitant pas à considérer la VAR comme un leader technologique. C’est du moins ce qu’estime son patron. «Avec Stéphane Henchoz sur le banc et Valon Behrami sur le terrain, Sion possède déjà deux leaders naturels. La VAR peut aussi avoir un rôle de leader car elle va réparer les injustices.»

Il n’est dès lors pas étonnant que Christian Constantin considère son arrivée sur les pelouses de Super League comme un atout non négligeable pour le FC Sion. «Ces dernières années, reprend le boss de Tourbillon, on a été le club le plus pénalisé par les erreurs d’arbitrage. Personne n’a été autant lésé que nous. Les gens vont encore penser que j’exagère. Mais dans la réalité de celui qui en a subi les conséquences, c’est la stricte vérité.»

«Toujours une zone grise»

A Neuchâtel aussi, on attend beaucoup de l’introduction de ce nouvel œil technologique, qui devrait permettre d’atténuer des polémiques souvent sans fin. «J’y suis favorable, j’avais d’ailleurs voté en sa faveur, explique Christian Binggeli. On ne va certes pas tout résoudre car il y aura toujours une zone grise. Le football moderne va toujours plus vite. Or dans l’arbitrage, on n’a pas toujours le niveau pour s’adapter à cette vitesse. Je pense que c’est une précieuse aide pour éviter les injustices. Avec la VAR, la main de Maradona au Mexique en 1986 n’aurait jamais existé! (Rires)»

Le boss de la Maladière est plus sceptique sur les retombées concrètes de son utilisation. «Au niveau des émotions, vous pouvez passer d’un extrême à l’autre après un but, d’abord accordé puis annulé par exemple. Le délai de réponse doit être de plus en plus court. Au final, je pense que tout devrait s’équilibrer. On sera une fois avantagé, une autre fois désavantagé…» Reste comme toujours, à trouver le meilleur dosage. «Au début, il y aura forcément des couacs, j’en suis convaincu», conclut M. Binggeli.

Créé: 10.07.2019, 16h31

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