Vendredi 24 novembre 2017 | Dernière mise à jour 22:45

Football Ces légendes qui ont manqué un Mondial

Gianluigi Buffon, mythe vivant, manquera donc la Coupe du monde. D'autres grands noms ont vécu pareille désillusion.

Gianluigi Buffon prend sa retraite internationale sur un échec.

Gianluigi Buffon prend sa retraite internationale sur un échec. Image: Keystone

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Gianluigi Buffon, gardien de l'Italie et mythe vivant, manquera donc la Coupe du monde 2018 en Russie. D'autres grands noms du football, Di Stefano, Eusebio ou encore Cruyff, ont vécu une même désillusion dans le passé.

Naturalisé espagnol, Alfredo Di Stefano endosse le maillot de la sélection fin janvier 1957. Auparavant, le joueur d'origine argentine était privé de Coupe du monde puisque l'Albiceleste avait boycotté les éditions 1950 et 1954.

Mais les Espagnols ne parviennent pas à se qualifier pour le Mondial 1958 en Suède. La Roja se qualifie ensuite pour la Coupe du monde en 1962, au Chili. Une satisfaction de courte durée puisqu'une douleur au dos l'empêche de jouer un seul match, alors que l'Espagne est éliminée dès le premier tour.

Eusebio, la claque

Le Portugal ne se qualifie pas pour la Coupe du monde 1970 au Mexique. C'est une claque pour Eusebio, Ballon d'or 1965, star du Mondial 1966 dont il a été le meilleur buteur avec 9 buts (Portugal 3e). Habile de la tête et des pieds, la «Panthère Noire» avait aussi remporté la Coupe d'Europe avec Benfica en 1962.

Capitaine champion du monde avec l'Angleterre en 1966, Bobby Moore veut participer à une dernière Coupe du monde, en 1974 en Allemagne de l'Ouest. Dans un groupe à trois avec la Pologne et le Pays de Galles, pour une seule place qualificative, les joueurs aux Trois Lions abordent cette phase en position de favoris.

Les Anglais ne remportent qu'un seul match, et ne finissent qu'à la deuxième place du groupe derrière la Pologne. Moore assiste depuis le banc au match nul des Anglais contre le pays de Galles, qui les élimine.

Cruyff, fusil sur la tempe

Légende incontestée du football, Johan Cruyff n'a jamais remporté la Coupe du monde: après sa finale perdue en 1974 face à l'Allemagne, il n'a pas voulu jouer en Argentine quatre ans plus tard. La raison est restée mystérieuse pendant trente ans. Conflit avec la Fédération néerlandaise pour des histoires de prime? Boycott pour protester contre la dictature de Jorge Videla?

L'intéressé lève le secret en 2008 sur «Catalunya Radio»: il a été victime avec sa famille, avant le Mondial, d'une tentative d'enlèvement dans son logement à Barcelone. «A ce moment quelqu'un est venu, a pointé un fusil sur ma tempe, j'étais ligoté, ma femme était ligotée, les enfants (étaient présents) dans l'appartement de Barcelone. Le moment arrive où tu dis basta. Il y a des moments où d'autres valeurs priment dans la vie».

Van Basten, barrage perdu

Finaliste du Mondial 1978 en Argentine, les Pays-Bas manquent la qualification pour la Coupe du monde en 1982 en Espagne. Pour le Mondial mexicain de 1986, les Néerlandais disposent dans leur effectif d'une pépite avec Marco van Basten, qui fait alors les beaux jours de l'Ajax Amsterdam, et d'autres joueurs en devenir (Frank Rijkaard, Ruud Gullit, Ronald Koeman).

Ils ratent le billet direct pour le Mexique et doivent disputer un barrage contre les voisins belges. Battus 1-0 au match aller, ils s'imposent au retour 2-1, mais le but à l'extérieur des Belges leur permet de se qualifier pour le Mondial 1986, où ils finiront à la 4e place.

Deux années plus tard, les Néerlandais se rattraperont de la plus belle des manières en remportant le Championnat d'Europe en éliminant les Allemands de l'Ouest, hôtes de la compétition, en demi-finale, et en battant l'URSS en finale grâce à une reprise de volée devenue mythique de van Basten dans un angle mort.

Papin et Cantona, génération gâchée

Avec Jean-Pierre Papin, Ballon d'Or 1991, et Eric Cantona comme moteurs, l'équipe de France ne peut que se qualifier pour la Coupe du monde 1994 après un Euro 1992 raté (élimination en phase de groupes). Tout se joue contre la Bulgarie en novembre 1993 au Parc des Princes, pour cette génération minée par la rivalité entre joueurs du Paris Saint-Germain et de Marseille. Un match nul, et elle verra l'Amérique.

Mais dans les arrêts de jeu, Emil Kostadinov éteint tous les espoirs français d'une frappe sous la barre transversale qui donne la victoire à la Bulgarie (2-1). L'un des revers les plus traumatisants du football français.

(ats/nxp)

Créé: 14.11.2017, 17h04

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