Lundi 18 novembre 2019 | Dernière mise à jour 17:23

Football Les coachs romands disent leurs doutes et leurs espoirs

A une semaine de la reprise du championnat, où en sont les clubs romands de Swiss Football League dans leur préparation? Pour le savoir, «LeMatin.ch» s’est approché des cinq entraîneurs concernés.

L'heure de la reprises va bientôt sonner pour les équipes romandes de SFL (ici Joël Magnin, le nouveau coach de NE Xamax).

L'heure de la reprises va bientôt sonner pour les équipes romandes de SFL (ici Joël Magnin, le nouveau coach de NE Xamax). Image: Keystone

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«Il faudra que nos bons moments soient plus nombreux»

Stéphane Henchoz (FC Sion)

«Si l’on devait commencer demain, non, ça n’irait pas. On n’est pas encore prêt, mais on le sera dans une semaine. Tout est focalisé sur le 19 juillet et notre match contre Bâle. C’est à ce moment-là qu’il faudra répondre présent, pas après. Sion n’est pas encore au niveau que l’on aimerait atteindre. Dans nos matches de préparation, il y a eu de bonnes séquences, mais il a aussi toujours manqué quelque chose. A l’avenir, il faudra que nos bons moments soient plus nombreux et durent plus longtemps.»

Le technicien fribourgeois de Tourbillon sait l’importance d’un départ réussi. S’il n’a pas encore défini son onze-type, Henchoz dit qu’il s’en approche après avoir déjà passablement brassé son contingent. «On n’arrive pas encore à être juste dans le dernier geste, la dernière passe. C’est dans ce domaine que l’on doit encore le plus progresser. Jusqu’au coup d’envoi de la saison, on va baisser le volume des séances d’entraînement, mais pas leur intensité.»


«Je mentirais si j’affirmais que je dors toujours très bien»

Joël Magnin (NE Xamax)

«Difficile à vraiment le dire. Il faudra encore beaucoup de temps et de patience pour mettre les pièces du puzzle ensemble et espérer qu’il n’en manque pas. Il reste une semaine pour se mettre en mode championnat. Je sens déjà mieux l’équipe qu’au début. Je me pose parfois des questions. Je mentirais si j’affirmais que je dors toujours très bien. Pour moi aussi, c’est l’inconnu. On verra déjà samedi contre Sion (ndlr: 16h à Châtel-Saint-Denis) où l’on en est, et ce que l’on vaut. Tout le monde est conscient de la saison qui nous attend. Partout où l’on peut, on va devoir grappiller des points, voire davantage si l’on songe à notre premier match à Thoune.»

Le week-end passé, les Xamaxiens et tout le staff neuchâtelois se sont offerts une sortie récréative à Anzère. «On a participé à une sorte de Fort Boyard en montagne, où il fallait résoudre des énigmes, détaille Joël Magnin. Notre force, ce sera d’abord la solidarité. On forme déjà une équipe soudée en dehors du terrain. C’est désormais aussi sur la pelouse qu’il faudra afficher notre état d’esprit et notre détermination.»


«Seule la compétition permettra de situer notre vrai niveau»

Alain Geiger (Servette FC)

«On espère être au même niveau que les autres mais l’on ne sera pas véritablement prêt. Seul le rythme de la compétition permettra de situer notre vrai niveau. Le top viendra plus tard, quand on aura au moins cinq matches dans les jambes. On n’a en aucun cas préparé nos matches amicaux, mais la reprise. Pour le moment, après la promotion, on est encore en l’air. Le championnat va nous ramener sur terre. Servette revient d’une très longue absence. Ce que je redoute le plus, c’est notre manque d’expérience à ce niveau. Comment les gars vont-ils transiter d’une ligue à l’autre? Cela dit, on préfère bien sûr aller le 21 juillet à Berne plutôt qu’à Rapperswil ou Chiasso. On ne va pas non plus affronter le YB de l’automne, quand celui-ci est en pleine bourre...»

Alors que le néo-promu de la Praille affrontera samedi l’Olympique Lyonnais dans un match de gala européen à Bourgoin-Jallieu, Alain Geiger attend encore l’arrivée d’un attaquant de poids. «Il nous manque un type qui prend de la place devant. Je fais des appels du pied à mes dirigeants (Rires). Je sais ce qu’il faudrait pour avoir un gros plus. Pour un entraîneur, c’est une période compliquée à vivre. Les portes de l’effectif sont encore ouvertes. Il peut y avoir des arrivées comme des départs…»


«Être à 100% réclamera encore un peu de temps»

Giorgio Contini (Lausanne-Sport)

«Après trois semaines de préparation, on se doit de l’être même si être à 100% réclamera encore un peu de temps. On a fait tout ce qu’il fallait pour aborder au mieux les trois coups du championnat. Au-delà des résultats, la manière affichée durant nos matches de préparation m’a rassuré. On part sur une base plus solide que la saison dernière, peut-être aussi parce que l’on se connaît mieux. Cela représente un avantage indéniable.»

A la Pontaise, Giorgio Contini sait qu’il n’a plus droit à l’erreur, qu’aucun faux pas ne lui sera cette fois permis. D’où l’importance d’un départ réussi pour le LS, qui entamera sa saison 2019-2020 à Schaffhouse. «L’idéal serait de partir avec une victoire, c’est ce que l’on ira chercher là-bas. Lausanne doit d’entrée se mettre dans une spirale positive afin de renforcer notre confiance.» Le club des Plaines-du-Loup terminera sa préparation estivale en accueillant samedi Monaco à la Pontaise (coup d’envoi 18h).


«J’apprécie la qualité du jeu que l’on produit déjà»

Andrea Binotto (Stade-Lausanne-Ouchy)

«On espère l’être, mais seule la véritable compétition dira si on l’est autant qu’on aimerait. Jusque-là, on a effectué une excellente préparation, avec un groupe concerné et motivé. Il importe de relativiser les résultats de nos matches amicaux (ndlr: SLO a notamment battu à la fois Servette et NE Xamax). Durant cette période, les charges de travail varient d’un club à l’autre. J’apprécie la qualité du jeu que l’on produit déjà, ça va dans le bon sens. Dans le groupe, certains joueurs sont assez proche d’être prêts, d’autres ont encore un chemin à faire. Arrivera-t-on à tenir le rythme dans la durée? En Challenge League, ça se joue souvent dans l’ultime quart d’heure. On a bouclé notre recrutement avec l’engagement d’Hervé Mombela. On préfère garder nos deux dernières licences pour d’éventuels ajustements ou corrections cet hiver. Notre premier match au Letzigrund contre GC sera assez spécial puisqu’il se disputera à huis clos. J’aurais préféré qu’il y ait du monde. On n’aura pas grand-chose à perdre et l’on sera tout de suite fixé.»

Quand bien même SLO disputera ses matches à domicile à Nyon, l’équipe continue de s’entraîner exclusivement à Vidy. «Jouer à Colovray promet d’être particulier au début, reconnaît Andrea Binotto au moment d’évoquer ce déménagement. Pour nous, ce sera un peu l’extérieur. Il faudra s’approprier l’endroit…»

Créé: 12.07.2019, 16h02

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