Samedi 19 octobre 2019 | Dernière mise à jour 08:34

Football Dire que le «Lord» n’est même pas là…

Le Danois Nicklas Bendtner a fait bien plus parler de lui en-dehors du terrain que sur le pré. Et c'est un sacré collectionneur de frasques. Dommage qu’il ne soit pas là…

Et encore une amende pour la route.

Et encore une amende pour la route. Image: Keystone

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Il ne fait pas partie de la sélection danoise. Et pour cause. A 31 ans, on l'imaginait à l'âge de maturité. Prêt enfin à montrer sur le rectangle vert les promesses montrées depuis presque toujours, lui qui a animé un temps l’attaque d’Arsenal. Mais non. «Lord Bendtner» est sans doute perdu pour la cause footballistique et c'est son caractère davantage que son talent qui a créé une rupture de stock de maillot au shop du FC Copenhague, le club de sa ville natale, dès qu’il y a signé en septembre.

En arrivant «chez lui», Bendtner a pris le No 32 de l'ancienne gloire du club Peter Moller et les étagères du magasin du club ont été vidées en moins de 24 heures. Il faut dire que le Danois et les numéros, c'est déjà toute une histoire. Du temps où il évoluait à Arsenal, il portait le 26, avant de se raviser et de prendre le 52. Le buteur a personnellement remboursé les fans qui s'étaient payé son maillot et eu droit à une facture de quelque 80'000 francs pour cette lubie.

Le truc, c'est que ce n'est pas là sa frasque la plus coûteuse. Loin de là, même. Dommage, pour un attaquant qui avait commencé fort chez les «Gunners», avant de ralentir dans pas mal de sens du terme. Arsenal a fini par s'en lasser et l'a prêté successivement à Birmingham, à Sunderland et à la Juventus. Neuf matches et aucun but plus tard en Italie, il passera ensuite par Wolfsburg, Nottingham et Rosenborg. Hormis une saison à 19 buts en Norvège, il ne réussira plus nulle part.

Son casier judiciaire va finir par être plus épais que son CV de buteur. La somme des articles des journaux décrivant ses frasques vaut aussi son pesant de cacahuètes. Comme ce jour de 2009 par exemple, où il a chipé la petite amie du banquier Rory Fleming, neveu du «papa» de James Bond Ian Fleming, après l'avoir rencontrée sur une téléréalité. Cette dernière, baronne de son état, fera que Nicklas Bendtner s'auto-surnommera quelque temps plus tard «Lord Bendtner»...

Un tabloïd danois lui a ensuite acheté un lopin de terre en Ecosse, en 2015, pour qu'il fasse valoir ce titre et le joueur a adoré l'idée. Rentrant dans le jeu, le Danois a alors posté des photos de lui sur Instagram avec le Ballon d'Or ou encore y annonçant officiellement sa candidature comme Premier Ministre de son pays. Il finira par abandonner cette particule lors de son passage à Rosenborg, se surnom étant déjà pris par son coéquipier Mushaga Bakenga. Dès lors, il s'est auto-appelé l'«Empereur»...

Sa carrière n'allant pas forcément vers le beau, il a défrayé encore une fois la chronique l'année dernière, après avoir agressé un chauffeur de taxi. Le joueur a écopé de 50 jours de prison ferme et a fini par renoncer à faire appel, posant ensuite sur Instagram avec un bracelet électronique. Bendtner avait déjà eu maille à partir avec la justice en 2011, quand il avait été arrêté pour avoir conduit sous l'emprise de l'alcool. Le buteur avait été suspendu six mois d'équipe nationale par sa fédération. Un an plus tôt, c’est l’UEFA qui lui avait infligé 100'000 euros d’amende. Le joueur avait montré un caleçon d’une marque de paris sportifs après avoir marqué un but!

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Fort d’un tel «dossier», le natif de Copenhague a fini par fatiguer un peu tout le monde et surtout ses entraîneurs. Il risque de rester scotché à tout jamais à 30 buts en 81 sélections, lui qui n’a plus porté le maillot rouge et blanc depuis un an et demi. Dans «son» club de Copenhague, l’histoire n’est pas bien plus reluisante. Depuis son arrivée, il n’est titulaire qu’un quart du temps, n’a joué que 296 minutes et toujours pas marqué.

Les maillots du «Lord» ou de l’«Empereur», eux, se vendent toujours très bien. La Suisse peut sans doute se féliciter de cette absence, car si le Danemark est plutôt bien fourni au but, en défense et au milieu, il lui manque un attaquant de pointe pour régater au plus haut niveau. Corneliusson peine à s’imposer dans les meilleurs championnats européens, Dolberg a été exfiltré à Nice après avoir pris acte de son échec à l’Ajax Amsterdam et Gytkjær marque souvent, mais dans la ligue polonaise. Un Bentdner vous manque et tout est tout de suite moins drôle.

Créé: 10.10.2019, 18h06

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