Mardi 11 décembre 2018 | Dernière mise à jour 12:38

Football «Si on m'emmerde, je me défendrai toujours»

Coucou, qui revoilà? Après cinq mois de suspension, Christian Constantin est de retour aux affaires. Le boss du FC Sion assure que la sanction ne l’a pas transformé.

Christian Constantin: «Quand je vois ce qui se passe en Grèce, je me dis qu'il y a des types plus excessifs que moi.»

Christian Constantin: «Quand je vois ce qui se passe en Grèce, je me dis qu'il y a des types plus excessifs que moi.» Image: Keystone

«Rolf n'a pas tout tort»

TYPIQUEMENT WELSCHE Constantin a suivi d’un œil amusé la polémique identitaire déclenchée par Rolf Fringer, devenu son nouvel ami depuis leur spectaculaire réconciliation autour d’une fondue très médiatique.

Pour résumer, celui auquel le boss de Tourbillon avait botté les fesses à Lugano le 21 septembre dernier voit chez les Welsches des équipes de feignasses, incapables de se faire violence «quand ça fait mal». Le consultant de Teleclub étayait ses propos en s’appuyant sur le manque de résolution des joueurs du LS contre Saint-Gall – «Lausanne joue un match typiquement welsche», avait-il asséné à l’antenne.

«D’une manière globale, Rolf n’a pas tout tort, même s’il exagère quand même un peu», admet Constantin. Pour le président revenant, le fossé identitaire, si tant est qu’il existe réellement au-delà des clichés, a d’autres sources que la seule Sarine. «En Suisse, conclut «CC», il y a les Suisses allemands, les Tessinois, les Romands… Et il y a les Valaisans!» Chacun choisira son camp. / N.Jr

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

«Je suis sorti de prison!» Depuis le 12 mars et la levée par le Tribunal arbitral du sport de la suspension qui le frappait dans le cadre de l’affaire Fringer, Christian Constantin est un président libre. Plus interdit de stades ni de vestiaires en Swiss Football League, le patron du FC Sion retrouvera officiellement sa place – et son rôle – dimanche au Parc Saint-Jacques, à l’occasion du déplacement du club valaisan au bord du Rhin.

- Christian Constantin, ça fait quoi d’être un revenant?

C’est quand même ce que j’attendais depuis un moment. On était cinquième quand on m’a mis en taule, on a ensuite plongé. Au final, ce n’est pas une punition qui va servir à quelque chose. Il est faux de croire que l’on puisse changer. Chassez le naturel..., vous connaissez la fin.

- Vous allez quand même vous tenir à carreau cette fois?

Quand je vois ce qui se passe en Grèce avec l’irruption d’un président armé sur la pelouse, je me dis qu’il y a des types plus excessifs que moi. Si quelqu’un m’emmerde, je me défendrai toujours.

- Comment avez-vous vécu cet éloignement des pelouses?

Contrairement à ce que j’avais pu imaginer, la question ne s’est jamais posée en termes de manque ou pas. Je me suis rattrapé en allant suivre nos M21. Sinon, j’ai eu le temps de m’énerver devant ma TV. Devant un écran, il manque toujours une dimension, celle de l’occupation du terrain. On est focalisé sur le ballon, l’image est réductrice de ce qui se passe vraiment. Je ne pouvais pas vraiment ramener ma fraise. Par la force des choses, j’étais moins impliqué. Loin des yeux, loin du cœur.

- Il existait pourtant une ligne téléphonique «secrète» avec le banc de touche, non?

Pas avec Tramezzani, ni avec Gabri, dont je n’ai pu suivre aucun match en live. Gabri, dont j’attendais beaucoup avec sa philosophie inspirée du Barça, est une très belle personne, mais il n’a pas réussi à résoudre mon problème. Avec Maurizio, j’avais instauré depuis le derby contre Lausanne un relais pour faire l’intermédiaire. Aujourd’hui, l’organisation de Jacobacci est proche de ce que j’ai toujours eu quand on faisait des résultats. Carlitos a été l’un des éléments déclencheurs de ce renouveau. Il importait aussi de recadrer Pajtim (Kasami). Il fallait aussi mettre de la vitesse devant. Adryan et Cunha nous amènent la percussion qui nous faisait défaut.

- Quel regard portez-vous aujourd’hui sur la terrible bataille pour le maintien?

Quand on l’emporte 7-2 contre Thoune, c’est que cela va déjà mieux, en termes de confiance retrouvée. Mais rien n’est acquis. J’espérais récupérer nos sept points de retard après notre match contre Zurich du 31 mars. En ce sens-là, on est en avance sur le plan de marche. Mais j’aurai peut-être du retard après notre match à Bâle, où l’on se doit de faire un truc. Il s’agit d’aborder ce rendez-vous avec le même état d’esprit que celui qui nous animait avant la finale de la Coupe 2015 à Bâle.

- Kevin Fickentscher affirmait récemment que votre absence avait coûté plusieurs points à Sion. Combien selon vous?

Aucune idée précise. On verra maintenant quelle influence je peux avoir.

- Pour fêter votre libération, étiez-vous lundi soir au Brügglifeld pour y suivre Aarau - Rapperswil?

Non. Mais maintenant que vous m’y faites penser, je serai probablement ce mercredi soir à la Pontaise. Aller voir Lausanne - Bâle pour mon retour serait une assez bonne idée. Surtout avant d’aller à Bâle.

21 septembre 2017, clash au Cornaredo. «CC» s'en prend à Rolf Fringer à l'issue du match remporté par Sion. (Le Matin)

Créé: 14.03.2018, 16h17

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.