Jeudi 12 décembre 2019 | Dernière mise à jour 04:20

Football Benito: «Aux nouveaux de montrer qu'ils méritent leur place»

Loris Benito est un «bon client», comme on dit dans le jargon. Alors on est allé lui poser quelques questions qui nous taraudaient, avant les matches cruciaux de cette fin de semaine.

L'Argovien de 27 ans évolue à un poste où la concurrence est rude.

L'Argovien de 27 ans évolue à un poste où la concurrence est rude. Image: Keystone

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Dans la vie, il n'y a pas grand-chose de sûr, à part la naissance et la mort. Par contre, dans le football suisse, il y a une chose certaine, c'est qu'en interviewant Loris Benito, on va passer un bon moment à parler de ballon rond. Alors quand l'ASF nous l'a proposé en entretien mercredi à Zurich, on en a profité pour faire un tour des popotes.

Puma et l'ASF ont présenté le nouveau maillot extérieur de l'équipe de Suisse. Vous en avez pensé quoi?

Moi, il me plaît. Beaucoup, même. Il change des dernières années. Je trouve que les couleurs sont belles et j'apprécie ces lignes qui font des montagnes...

La Suisse a effectué deux entraînements publics lundi et mardi et travaillé à huis-clos ce mercredi. Est-ce que c'est là que le vrai travail spécifique et tactique se fait?

Quand on est juste entre nous, on peut davantage bosser sur les détails. Aujourd'hui, on a profité de la session pour mettre en œuvre nos idées tactiques à nous, pour voir comment les uns et les autres arrivent à fonctionner ensemble. Ce genre d'entraînements permet d'affiner les détails.

Cette semaine, il y a pas mal de nouveaux en raison des blessures de quelques éléments, c'est rare sous Vladimir Petkovic un tel brassage. Est-ce que c'est d'autant plus important de bien accueillir les arrivants?

Absolument et je suis sûr que le groupe actuel est tout à fait capable d'absorber ces nouveaux éléments. Quand on est ensemble, on est plutôt du genre positifs et je crois que, grâce à ça, il n'est pas très compliqué d'entrer dans le collectif suisse depuis l'extérieur. C'est surtout aux nouveaux de montrer qu'ils méritent leur place. On sait qu'ils ont de nombreuses qualités et c'est la raison pour laquelle ils sont là, avec nous.

Dès vendredi, il y a certes la qualification pour l'Euro à jouer, mais aussi, pour un joueur comme vous avec vos quatre sélections, un billet à gagner pour cette éventuelle phase finale de grande compétition... Ça se joue aussi beaucoup lors des entraînements, ainsi que dans la vie de tous les jours?

Je pense que oui, parce que nous ne passons finalement pas beaucoup de temps ensemble. Il n'y a que quelques semaines dans l'année où nous avons la possibilité de montrer au coach qu'on est prêt. Après, il faut être honnête, 80% du travail est fait dans les clubs... Ça veut dire qu'il faut bien y travailler, y réussir de bonnes performances, pour avoir la chance de faire partie du cercle restreint de joueurs qui seront appelés pour disputer un grand tournoi.

En plus, au poste de latéral gauche, il y a une sacrée concurrence avec Ricardo Rodriguez et François Moubandje...

Il y a du monde, c'est clair. Mais c'est vrai aussi à pas mal d'autres positions. Ça montre qu'en Suisse, on a beaucoup de qualités, même si on reste un très petit pays. Il y a pas mal de joueurs de talent et ça permet d'instaurer une concurrence qui fait qu'on doit tous élever notre niveau.

Une phrase revient beaucoup dans ce que disent les nouveaux depuis leur arrivée cette semaine, c'est «prendre de l'expérience internationale». Ça veut dire quoi? C'est au niveau du rythme? Au niveau technique? C'est global?

Je crois que c'est global. Sur tous les aspects du football, c'est du haut niveau. Sur la technique, sur la tactique, sur le physique... Le rythme du jeu est très élevé également, surtout pour des joueurs qui ne sont jamais venus en équipe nationale. C'est vraiment quelque chose de différent à vivre, encore plus pour des éléments qui jouent encore en Suisse. Ça les fait grandir énormément.

En tant que joueur, il y a ceux qui restent au club et qui continuent de s'entraîner et ceux qui sont sélectionnés... D'être convoqué sous les drapeaux, ça aère la tête, ça permet de voir autre chose que le quotidien du championnat?

Oui, ça permet de changer de paysage. Toutes les semaines de toute l'année ou presque, on est avec les mêmes joueurs, le même staff... Ça fait du bien d'en sortir et, pour ceux qui évoluent à l'étranger, de revenir au pays, voir la famille et les amis et passer quelques instants avec eux. Ça donne beaucoup d'énergie!

Robin Carrel, Zurich

Créé: 13.11.2019, 22h14

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