Lundi 23 septembre 2019 | Dernière mise à jour 08:25

Football Ces «petits» doivent encore passer un tour pour tomber sur un «grand»

Coupe de Suisse: Bassecourt, Olympique Genève et Béroche-Gorgier n'ont pas forcément eu le tirage dont ils rêvaient.

En 2010, le FC Béroche-Gorgier avait accueilli Grasshopper devant 2000 spectateurs au Stade du Bord du Lac. Cette année, le club neuchâtelois devra encore battre Lancy avant de rêver d'un adversaire de prestige.

En 2010, le FC Béroche-Gorgier avait accueilli Grasshopper devant 2000 spectateurs au Stade du Bord du Lac. Cette année, le club neuchâtelois devra encore battre Lancy avant de rêver d'un adversaire de prestige. Image: Keystone

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Chaque année, en Couupe de Suisse, des petits clubs rêvent de «tirer» des gros poissons au moment du tirage au sort. Alors forcément, quand quelques-uns d'entre eux passent le premier tour et se retrouvent qualifiés pour les 16es de finale, ils se disent que leur tour est venu, que le sort leur réservera un adversaire de prestige venu de Super League.

Meyrin (1re ligue, qui recevra Bâle) ou Freienbach (2e ligue, qui accueillera Young Boys) ont vu leur rêve exaucé. Mais tous ne sont pas à la même enseigne.

C'est notamment le cas de Bassecourt (JU/1re ligue), Olympique Genève (1re ligue) et Béroche-Gorgier (NE/2e ligue), qui ont respectivement hérité de Rapperswil-Jona (Promotion League), Bavois (Promotion League) et Lancy (1re ligue).

Des adversaires supposés plus forts, mais qui sont loin d'avoir l'aura de Bâle ou YB - donc qui ne risquent pas de provoquer de bousculades à l'entrée du stade. «LeMatin.ch» a appelé les présidents de ces trois clubs pour récolter leur avis.


BASSECOURT: «ON AURAIT VOULU TOMBER SUR XAMAX»

Francis Rebetez, président du FC Bassecourt (1re ligue), qui recevra Rapperswil-Jona (Promotion League) en 16e de finale

«Notre sentiment est mitigé. Nous voulions vraiment hériter d'une équipe de Super League. Nous en avons discuté après notre victoire à Altstätten (3-1) et le plus intéressant, pour nous, c'était de tomber sur Neuchâtel Xamax. Une équipe de Super League, attractive, mais qui ne nous obligeait pas à une organisation particulière, ce qui aurait été le cas si cela avait été le FC Bâle. Maintenant, ce sera Rapperswil-Jona. On se dit qu'il n'y a qu'une ligue de différence entre elles et nous. Donc on va essayer de se persuader que l'exploit sera possible. Je suis à peu près sûr que nous aurons en tout cas les moyens d'embêter notre adversaire. Et j'espère que les Jurassiens viendront tous soutenir le dernier club de leur canton en lice dans cette édition de Coupe de Suisse.»


OLYMPIQUE GENÈVE: «BAVOIS RESTE UN CLUB RESPECTABLE»

Allan Avventurato, président d'Olympique Genève (1re ligue), qui recevra Bavois (Promotion League) en 16e de finale

«Je suis très content pour le club et l'équipe. C'est la première fois que nous parvenons à ce stade de la compétition, donc nous sommes tous très heureux. Bavois n'a peut-être pas la notoriété de Bâle ou de Servette, mais cela reste un club respectable, qui fait un excellent travail. J'espère que ce sera un beau match à Varembé et je me réjouis de faire la connaissance des dirigeants de Bavois. On ne partira pas favoris, vu la Ligue de différence, mais l'équipe et le coach vont tout mettre en œuvre pour encore passer ce tour. Après, effectivement, je pense que tous nos joueurs rêveraient d'affronter une équipe de Super League. Mais ceux de Bavois aussi, je pense.»


BÉROCHE-GORGIER: «ON AURAIT AIMÉ REVIVRE LA FÊTE DE 2010»

Damien Sengstag, président du FC Béroche-Gorgier (2e ligue), qui recevra Lancy (1re ligue) en 16e de finale.

«Autant, en 32es de finale, on espérait tomber sur un adversaire abordable pour passer un tour, autant, pour les 16es de finale, on espérait un gros morceau. Je ne vais pas parler de déception, mais quand même... Nous héritons de Lancy, une équipe qui nous est supérieure de deux Ligues, et contre qui nous n'aurons pas la tâche facile, sans pouvoir vivre une véritable journée de gala. Il y a neuf ans, le club avait reçu Grasshopper en 32e de finale (ndlr: l'équipe zurichoise, alors entraînée par Ciriaco Sforza, s'était imposée 9-0), et c'était un jour de fête extraordinaire pour toute la région. Contre Lancy, nous ne serons clairement pas favoris. Mais on va jouer pour gagner et, sait-on jamais, sur un malentendu, ça peut marcher...»

Images: Sébastien Anex, DR.

Créé: 19.08.2019, 15h22

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