Mardi 12 novembre 2019 | Dernière mise à jour 06:11

Football Pourquoi Sasso sera précieux cette saison pour Servette

Le Français de 28 ans a été recruté pour souder la colonne vertébrale du néo-promu en Super League. Son profil doit offrir un bon choix d’options à son coach.

Vincent Sasso veut avant tout se faire une place dans l'effectif servettien.

Vincent Sasso veut avant tout se faire une place dans l'effectif servettien. Image: Keystone

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L’homme en impose du haut de ses 190cm et de sa ligne athlétique. Mais quelques mots suffisent à révéler un personnage tout en nuances et en douceur. Vincent Sasso a débarqué à Genève presque sur la pointe des pieds pour venir solidifier l’arrière-garde du Servette FC d’un Alain Geiger séduit par son jeu de tête et ses capacités d’adaptation. «Vincent, c’est un joueur qui a une bonne relance et la passe sure, souligne le coach valaisan du SFC. Il est capable de jouer le surnombre. C’est quelqu’un de calme et d’intelligent. Ce qui est particulièrement intéressant avec lui, c’est qu’il s’adapte très bien. On peut varier les systèmes défensifs à trois ou à quatre joueurs, ce qui sera précieux pour nous cette saison.»

Le défenseur français n’a disputé jusqu’ici que quatre matches de préparation sous ses nouvelles couleurs (et encore, pas intégralement). Il se montre donc encore prudent sur son apport et la valeur collective du groupe «grenat». «Je suis venu pour jouer et me faire une place dans l’effectif, ce qui passe par l’entraînement et le terrain. Mon rôle sera d’aider l’équipe au maximum par mon expérience et mes qualités. Mais on ne fait pas tout tout seul dans le football, donc chacun devra apporter sa pierre à l’édifice. On verra mieux où on se situe après quelques matches. Je pense que mon style convient bien à ce que ce Servette veut montrer, à savoir jouer au ballon, même si ça ne sera pas possible tout le temps face à certains adversaires.» Et malgré son calme apparent, le joueur de 28 ans ne reculera pas si le ton se durcit. «Un arrière doit savoir défendre même quand ça devient plus physique. J’ai évolué en Angleterre (ndlr: en 2e division avec Sheffield Wednesday), donc je sais ce que c’est que le jeu dur.»

Il maîtrise le portugais, pas encore le suisse-allemand

Après avoir fait ses premières classes au PSG, le natif de Saint-Cloud a entamé sa carrière professionnelle en 2010 au FC Nantes, où il a notamment côtoyé l’ancien attaquant Sylvain Wiltord, qui arrivait au bout de la sienne. «J’ai tout de suite compris, après quelques entraînements, pourquoi il avait atteint le niveau qu’il avait au sommet de sa carrière. C’était vraiment un plaisir d’évoluer avec un attaquant de son niveau. Il était vraiment au-dessus.» Puis est venu le Portugal, «un peu par hasard», dès 2012 avec Beira Mar, puis Braga. Une aventure lusitanienne qui s’étendra jusqu’au terme de la saison dernière à Belenenses, à l’exception de la parenthèse anglaise. «Je suis parti jeune au Portugal, à 21 ans, et je ne connaissais pas grand-chose. J’avais bien quelques amis portugais à Paris, mais c’est tout… Au final, c’était une très belle expérience. C’est aussi ce qui fait la beauté du foot: la possibilité d’apprendre de nouvelles langues et d’autres cultures», sourit celui qui maîtrise désormais parfaitement le portugais.

Et bientôt le suisse-allemand, aussi? «Pas encore, mais pourquoi pas! Ici c’est majoritairement francophone, donc je n’y ai pas encore été confronté.» A l’exception de quelques vacances en Suisse, Vincent Sasso n’a pas encore eu l’occasion de découvrir sa nouvelle terre d’accueil. «C’est très proche de la France et il n’y a pas la barrière de la langue. En tout cas mon accueil par tout le club a été très bon. Il y a ici un groupe familial, bien structuré et uni. Une bonne ambiance dans le groupe, c’est toujours important lorsqu’on débarque de l’extérieur.» Un contexte suffisant pour lui faire quitter la chaleur atmosphérique et humaine qu’il chérissait au Portugal? «Au départ, Servette était une option parmi d’autres, mais le projet sportif m’a paru intéressant. L’idée de partir et de voir autre chose m’a plu et je pense bien m’inscrire dans ce projet. Et Servette reste un grand club, malgré le fait qu’il ait auparavant été relégué.»

Après un dernier test samedi face à l’Olympique Lyonnais, Sasso et les Servettiens se mesureront d’entrée à Young Boys, champion en titre, dimanche dans dix jours pour l’entame du championnat. De quoi offrir un premier aperçu de l’écart de niveau entre deux ligues. «Il s’agira de rester calmes et patients, souligne le défenseur. On ne devra pas s’enflammer si on gagne ni paniquer et baisser la tête en bas si on perd. Face à YB, on sera tout de suite dans le bain. Pas le temps de cogiter. On pourra se situer par rapport à ce qui se fait de mieux en Suisse.» Comme ses coéquipiers et les supporters du club genevois, Vincent Sasso à hâte d’y être.

Créé: 11.07.2019, 19h33

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