Jeudi 13 décembre 2018 | Dernière mise à jour 07:41

Football Premier League is back (6/6): le XI des transférés

Le plus grand championnat du monde fait son retour ce soir. Toute la journée, suivez notre série spéciale qui fait le tour des thématiques brûlantes.

Mahrez à City: un transfert prometteur

Mahrez à City: un transfert prometteur Image: Keystone

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Le XI des transférés

Pour la première fois, la Premier League a annoncé la fermeture de son marché à la veille du début du championnat. Cela permet à tous les clubs de pouvoir entamer la saison de manière plus sereine. Si les records n’ont pas été chatouillés cette saison par les formations britanniques, les dizaines de millions ont tout de même joyeusement été investies au moments de tenter de se renforcer.

Tour d’horizon subjectif des onze signatures les plus intéressantes poste par poste dans une composition résolument offensive. Les clubs de Liverpool y tiennent une place bien en vue.

(Placez le curseur ou touchez le terrain pour découvrir les joueurs)


Épisode 5: Chelsea fait sa mue

En remplaçant Antonio Conte par Maurizio Sarri, les Blues adoptent un virage à 180 degrés en terme de philosophie de jeu.

Un changement de paradigme: pas question de faire les choses à moitié, cette fois, du côté de Stamford Bridge. En écartant Antonio Conte, Chelsea a opté pour un virage radical, fini l’entraîneur réactionnaire, place à l’entraîneur visionnaire incarné par Maurizio Sarri. Qui sait, peut-être que Roman Abramovitch en a eu marre d’être constamment la risée de son club des milliardaires, à la réunion annuelle des propriétaires de yachts de plus de 100 mètres, du genre: «T’as du pognon? On dirait pas, parce que ton équipe pratique un football de pauvre».

Les résultats ne suffisent plus, il faut désormais les allier à la manière – des goûts de luxe. Alors maintenant il veut du jeu, de la possession, des idées; le pragmatisme ça va deux secondes. Raison pour laquelle le club londonien a jeté son dévolu sur Sarri, dont le style de jeu chatoyant et efficace a largement dépassé les frontières transalpines pour ériger le Napoli en référence.

A Londres, histoire de mettre toutes les chances de son côté, l’Italien a choisi un historique du club comme assistant en la personne de Gianfranco Zola.

Au moment d’imposer ses idées, il s’agit d’abord de prendre le temps de convaincre ses troupes. Le problème, c’est que Maurizio Sarri en a très peu, de temps. Et c’est là le cœur de son message depuis son arrivée au chevet des Blues. «Je ne veux rien changer à la philosophie du club mais je veux amener mon état d’esprit sur le terrain, a expliqué le technicien italien dès sa nomination. Et pour cela, il faut du temps. Je commence toujours avec la même chose: le plaisir. L’enfant dans chacun d’entre nous doit être nourri parce qu’il permet de ressortir le meilleur de nous.»

Le plaisir est une valeur cardinale du discours de Sarri. «Mon objectif est de prendre du plaisir et d’être compétitif. Dans la vie, un des plus beaux cadeaux que vous pouvez recevoir est de prendre du plaisir à travers votre travail.»

Histoire d’assurer le prolongement de sa philosophie napolitaine, Maurizio Sarri a emporté dans ses bagages Jorginho, métronome de l’entrejeu et premier relais du coach sur le terrain. Et puisque ce dernier semble déjà bien s’entendre avec Ngolo Kanté…

Oui, c’est une assurance tous risques. Peu importe les théories technico-tactiques au final. De toute façon, quand on a Ngolo Kanté dans son équipe, une bonne partie de chemin vers la victoire est fait avant même le coup d’envoi.

Sinon côté transferts, le club londonien a cassé sa tirelire pour s’adjuger les services du gardien basque Kepa Arrizabalaga (Athletic Bilbao), puisque Thibault Courtois a filé direction le Real Madrid.

Pas de changement de philosophie de ce côté-là, donc: aux grands maux, les grands remèdes.


Episode 4: Shaqiri, la confirmation à Liverpool?

Xherdan Shaqiri a rejoint le mythique club de Liverpool. De ses débuts à Bâle aux Reds, il est passé par bien des étapes qui ont fait de lui le joueur qu’il est aujourd’hui.

Xherdan Shaqiri
Infogram

Des critiques dès son arrivée

Lors de la dernière saison à Stoke City, Xherdan Shaqiri n’a pu éviter la relégation. Mais il n’est en aucun cas coupable de cette issue fatale pour les «Potters». Avec huit buts et sept passes décisives, «XS» a tout simplement été le meilleur joueur de son club dans les deux catégories. Rien que ça. Mais il a d’autres arguments à faire valoir. Il a effectué le plus de centres, distribué le plus de passes en profondeur et généré le plus de chances de buts. Bref, si Stoke a été relégué ce n’est pas à cause de lui mais malgré lui..

Pourtant, son arrivée à Anfield Road ne fait pas l’unanimité. Gary Neville, l’ancien international reconverti en consultant, a été le plus dur avec Xherdan Shaqiri. «Durant la saison dernière, ils n’étaient pas assez professionnels à Stoke. Et Shaqiri en était l’épitome. Pour être honnête avec vous, j’ai de la peine avec des joueurs comme lui.»

Sur Twitter, il a poursuivi sur sa campagne contre le Bâlois:

«J’espère que vous continuerez de m’écrire lorsqu’il sera planté à mi-terrain alors que votre équipe sera attaquée. Et il aura besoin de Ronaldinho avec lui.»

Xherdan Shaqiri n’a pas attendu son premier match officiel pour répondre à ces critiques. «Durant mes trois années en Premier League, j’ai prouvé que j’avais le niveau, a-t-il rétorqué. Tout le monde sait que j’étais le meilleur joueur de mon équipe la saison dernière. J’ai la conscience tranquille. Honnêtement, je m’en fous de ce qu’il pense. C’est un ancien joueur de Manchester United, ne l’oublions pas. Peut-être qu’il n’aime tout simplement pas Liverpool.»

Nul doute que la saga Neville-Shaqiri animera la saison de l’international suisse.

Quel rôle dans cette équipe de Liverpool?

Le trident offensif Mohamed Salah – Roberto Firmino – Sadio Mané donne des cauchemars à toutes les défenses de Premier League. Avec 84 buts, les Reds n’ont certes pas fait aussi bien que Manchester City (106), mais ils ont tout de même réalisé une saison 2017-2018 pleine. La formation d’Anfield est d’ailleurs l’une des deux seules à avoir fait trébucher les Citizens.

L’animation offensive a exclusivement (ou presque) transité par Mohamed Salah. Outre ses 32 réalisations, le fantastique égyptien a fourni 10 caviars à ses coéquipiers. Dès lors, une question s’impose presque naturellement: à quoi pourra bien servir Xherdan Shaqiri dans cette équipe de Liverpool? La réponse, c’est le No 23 des Reds qui la détient. Du moins une partie.

Durant la préparation, il a non seulement fait le spectacle avec un but fantastique – son premier sous ses nouvelles couleurs -, mais il a également proposé une alternative très crédible à Jürgen Klopp. Le technicien allemand a d’ailleurs été élogieux sur son nouveau joueur: «S’adapter aussi rapidement à une nouvelle équipe, ce n’est pas quelque chose de normal. C’est extraordinaire.»

Initialement, Xherdan Shaqiri n’était vu que comme suppléant de luxe pour Mohamed Salah et Sadio Mané. Une doublure bien pratique lorsque la répétition des matches forcent un turnover plus important dans l’effectif. Mais la bonne préparation pourrait bien forcer Jürgen Klopp à davantage de créativité pour faire de la place au maître à jouer de l’équipe de Suisse.

Si près de dix titulaires paraissent d’ores et déjà connus, une place au milieu de terrain semble toujours disponible aux côtés de Fabinho et Naby Keita pour le début de championnat. Et elle devrait se jouer entre James Milner, Gini Winjnaldum, Adma Lallana et Xherdan Shaqiri. Dimanche (14h30), la réception de West Ham donnera déjà une bonne indication de ce qui attend le Bâlois en début de saison.


Episode 3: Emery pour colmater la brèche Wenger

Pour la première fois depuis 1995, Arsenal débute une saison sans Arsène Wenger à la barre. Pour Unai Emery, le premier défi consiste à prendre beaucoup moins de buts que son prédécesseur.

Au moment de marquer une rupture, plusieurs options se présentent au principal intéressé. Brûler un symbole, comme la fameuse doudoune «mi-mollet» d’Arsène Wenger, serait parmi les plus évidentes.

Mais puisque la place de cette pièce de haute couture est dans un musée plutôt que sur un bûcher, Unai Emery a opté pour une mutation plus subtile – façon de parler.

Un message qu’il s’est échiné à faire passer durant le mercato. Quatre: c’est le nombre de recrues à vocations principalement défensives embauchées par le nouveau coach des Gunners. A savoir: le gardien Bernd Leno, le latéral droit Stephan Lichtsteiner, le défenseur central Sokratis Papastathopoulos et le milieu défensif Lucas Torreira.

Jamais Arsène Wenger n’avait autant investi dans son arrière garde du temps de son règne sur une seule fenêtre de transfert. L’Alsacien, à cheval sur ses principes, préférait miser son argent sur des profils plus joueurs – pour le meilleur et pour le pire.

Le plus symbolique - puisque c’est de ça qu’il s’agit - de ces transferts est sans doute celui de Lucas Torreira. Le milieu de terrain défensif uruguayen est un vrai six, un pitbull. Le premier à rejoindre les Gunners depuis Mathieu Flamini en 2013 (libre), et le premier à coûter de l’argent depuis Lassana Diarra en 2007 - Granit Xhaka et Miguel Arteta ayant quand même quelques ambitions constructives dans le jeu.

Voici à quoi pourrait ressemble le onze de base d'Arsenal cette saison

Si elle fâche les puristes de la «Arsenal Touch» - les mêmes qui ne jurent que par les Invincibles de la saison 2003-2004 - cette métamorphose réjouit les supporters qui en ont ras la casquette de passer pour des loosers congénitaux.

Ces derniers ont un exemple en tête, et pas des moindres: l’été passé, Manchester City s’est prioritairement renforcé défensivement, en recrutant un gardien et trois défenseurs, ajoutant encore Aymeric Laporte à son contingent en janvier. Résultat? Champions! Ça tombe bien, histoire de se frotter à leur exemple, les Gunners affrontent les Citizens pour leur premier match dimanche à l’Emirates (17h). De quoi mesurer le chemin accompli comme celui qui reste à parcourir.


Episode 2: Xhaka en leader de la cohorte suisse

Bien sûr Xherdan Shaqiri fait la une depuis son transfert à Liverpool, mais c’est bien Granit Xhaka qui pourrait être le Suisse le plus en vue cette saison.

Depuis le pionnier Marc Hottiger en 1994 à Newcastle, ils sont 27 à avoir foulés les terrains de Premier League dont deux nouveaux cette saison (Fabian Schär et Stephan Lichtsteiner). Avec plus ou moins de bonheur. Si les Stéphane Henchoz (1997 à 2007) ou Johan Djourou (2005 à 2012) ont eu le temps de laisser leur trace sur le prestigieux championnat, d’autres ont une carrière autrement plus anecdotique. Hormis Wikipedia qui peut dire sans trembler des genoux qu’il se souvient du passage de Gaetano Giallanza aux Bolton Wanderers ou de celui de Patrick Foletti à Derby County? Pire: Giuseppe Mazzarelli compte deux apparitions sous le maillot de Manchester City. C’était en 1996 et les Citizens étaient sur le point d’être relégué en deuxième division. Bien loin des fastes actuels, en somme.

Revenons à cette saison. A l’heure où ces lignes sont écrites, Edimilson Fernandes est encore un joueur de West Ham même si un prêt à la Fiorentina semble plus que d’actualité. Toujours est-il qu’ils sont sept à faire partie des contingents de Premier League avec des ambitions collectives et individuelles bien différentes. Tour d’horizon alphabétique.

Edimilson Fernandes (West Ham)

Deux ans après son transfert de Sion en Angleterre, le milieu de terrain n’a pas été gâté par les blessures. En décembre dernier, le Valaisan a été contraint de se faire opérer à la cheville droite. De retour en pleine possession de ses moyens, il a pu terminer la saison mais a vu durant l’été sa concurrence devenir féroce au milieu de terrain. Les arrivées de Felipe Anderson (Lazio), Jack Wilshere (Arsenal) et d’Andrei Yarmolenko (Borussia Dortmund) pourraient signifier un exil forcé vers la Serie A et Florence.

Florent Hadergjonaj (Huddersfield)

Prêté par Ingolstad la saison dernière, le défenseur a convaincu les dirigeants d’activer l’option d’achat. Une belle preuve de confiance pour l’ancien joueur des Young Boys. Lors du dernier exercice, Hadergjonaj est doucement (mais sûrement) devenu un maillon important dans la formation de Huddersfield. Sera-t-il pour autant titulaire pour le premier match de la saison contre Chelsea? Le joueur lui-même n’en sait rien mais se dit ouvert à jouer au milieu de terrain si le besoin se fait ressentir. «Je l’ai fait quelques fois lors de la dernière saison, a-t-il expliqué aux médias locaux. Même si je préfère la position de latéral droit le poste de numéro 6 peut également me convenir.»

Eldin Jakupovic (Leicester)

Durant tout l’été, le titulaire Kasper Schmeichel était envoyé à Chelsea en remplacement de Thibaut Courtois en partance pour le Real Madrid. Un tel départ aurait pu éclaircir le ciel de l’ancien gardien de Grasshopper. Finalement, le Danois est toujours présent au King Power Stadium. Pire, Leicester a engagé Danny Ward comme remplaçant, faisant d’Eldin Jakupovic le probable numéro 3 dans la hiérarchie. Prêté à Aberdeen puis Huddersfield par Liverpool la saison dernière, le Gallois Ward a livré des prestations remarquables qui auraient justifié une place de titulaire en Premier League. De là à dire que le ciel est à nouveau totalement bouché pour Jakupovic, il n’y a qu’un pas bien facile à franchir. La saison dernière, il n’avait joué que deux matches de championnat et deux de Cup.

Stephan Lichtsteiner (Arsenal)

Après sept saisons à la Juventus, le Lucernois était arrivé à la fin de son contrat. Les dirigeants turinois ne comptant plus sur lui, Stephan Lichtsteiner a trouvé un nouveau défi à la hauteur de son expérience. A 34 ans, il va tenter de se faire une place dans le riche effectif d’Arsenal. Sa hargne et son fighting spirit semblent taillés pour la Premier League. Aura-t-il les jambes de ses ambitions? Si la réponse est positive, il sera une alternative crédible au poste de latéral droit pour Unai Emery, le nouvel entraîneur des Gunners. Il sera en concurrence directe avec l’Espagnol Hector Bellerin à son poste. «Il va nous amener beaucoup d’expérience et sera très utile», a apprécié son nouvel entraîneur qui a fait du Suisse la première recrue de l’ère post-Wenger.

Fabian Schär (Newcastle)

Le défenseur de l’équipe de Suisse semble être arrivé au bon endroit, chez les Magpies. Newcastle a payé à La Corogne le prix de la clause libératoire fixée à 4,5 millions de francs pour s’assurer les services de Fabian Schär. Preuve que le club du Nord de l’Angleterre voit en lui un potentiel renfort. Au sein d’une défense où Jamaal Lascelles est le patron incontesté, une place à ses côtés semble accessible. Surtout en l’absence du concurrent Florian Lejeune, blessé. Le danger qu’il peut apporter sur les balles arrêtées couplé à sa capacité à effectuer une bonne relance pourraient s’avérer très appréciées par Rafael Benitez, son nouvel entraîneur.

Xherdan Shaqiri (Liverpool)

Après le Bayern Munich et l’Inter Milan, «XS» visite sa troisième grosse écurie européenne. Si les étapes allemandes et italiennes ont été conclues par des échecs, Xherdan Shaqiri sait, à 27 ans, qu’il ne doit pas laisser passer sa chance de s’imposer au sommet du football européen. A Anfield Road, il possède un allié de choix: Jürgen Klopp. L’entraîneur allemand a admis être un grand fan du joueur depuis de nombreuses années et a toujours souhaité l’avoir sous ses ordres. C’est désormais chose faite, mais aura-t-il le moyen de le faire jouer autant qu’espéré? Avec Mohamed Salah, Sadio Mané, Naby Keita ou encore Adam Lallana et le possible retour de blessure d’Alex Oxlade-Chamberlain, la concurrence sera rude. A Stoke City, le Bâlois avait prouvé qu’il avait les épaules suffisamment larges pour être un leader. Il devra confirmer sous le maillot des Reds.

Granit Xhaka (Arsenal)

Pour sa troisième année à l’Emirates Stadium, le milieu de terrain devra impérativement continuer la progression aperçue la saison dernière. Après un premier exercice marqué par des problèmes de discipline et de trop nombreuses pertes de balles, Granit Xhaka a effectué un saut de qualité en 2017-2018 en n’étant pas expulsé après avoir écopé de deux cartons rouges en 2016-2017. Il a le potentiel - et le temps de jeu nécessaire - pour devenir le régisseur du milieu de terrain des Gunners. Derrière les atouts offensifs que sont Pierre-Emerick Aubameyang, Alexandre Lacazette ou encore Mesut Özil, son rôle de soutien pourrait devenir capital dans le succès (ou non) d’Arsenal. A bientôt 26 ans, il est en tout cas mûr pour y arriver.


Episode 1: José Mourinho, l’homme qui râle

L’entraîneur de Manchester United a passé l’été à râler sur son effectif. Une attitude récurrente chez le Portugais, qui commence à peser sur ses troupes alors que ManU affronte Leicester ce soir (21h) en ouverture.

José Mourinho n'est jamais content, c'est même à ça qu'on le reconnaît

Au moment de jouer au Calimero, José Mourinho n’a pas son pareil. Une manière de mettre la pression sur ses dirigeants pour gonfler son enveloppe de transfert, mais également – dégât collatéral – d’insécuriser son groupe. Alors que Manchester United a déjà déboursé plus de 80 millions d’euros pour s’offrir les services de trois nouveaux joueurs (Fred, Diogo Dalot et Lee Grant), le coach portugais n’a eu de cesse de se plaindre durant l’été.

«Soit les autres clubs sont vraiment forts et ont déjà des équipes fantastiques, soit ils ont recruté massivement comme Liverpool, qui achète à tout-va, a déploré Mourinho cette semaine, histoire d’en rajouter définitivement une couche. Si on n'améliore pas notre équipe, la saison va être difficile.» Sous-entendu, son équipe n’est pas à la hauteur pour lutter sur tous les tableaux cette saison. Lui qui souhaitait absolument un défenseur central de classe mondiale qui complèterait son effectif a dû ravaler ses ambitions.

L’état d’esprit négatif du Lusitanien finit par agacer dans l’entourage des Red Devils. A commencer par l’influent Rio Ferdinand, ancien cadre de l’équipe mancunienne devenu consultant. «Il y a trop de choses négatives en provenance de Manchester United en ce moment, a expliqué l’Anglais. Lorsque vous faites partie d’une équipe, que vous entendez beaucoup de choses négatives et qu’aucun son positif ne sort de la bouche de la personne qui dirige votre équipe, assis sur le banc, cela ne présage rien de bon.»

Et l’ancienne gloire, protégé de Sir Alex Ferguson, d’en rajouter une couche, notamment à propos de l’ambiance distillée par les déclarations récurrentes du Portugais. «Le public perçoit un mauvais état d’esprit en ce moment au sein du club et ce n’est pas bon. Ce n’est pas juste José, c’est une combinaison. Mais il doit être l’instigateur dans la manière dont il inspire confiance à ses joueurs.»

Habitué à mettre le feu à ses vestiaires (Real Madrid, Chelsea, Inter Milan) avant de quitter un club - généralement au bout de la troisième saison - José Mourinho est bien parti pour se mettre ses troupes à dos lui qui entame sa... troisième saison à Old Trafford. (nxp)

Créé: 10.08.2018, 18h39

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