Dimanche 22 septembre 2019 | Dernière mise à jour 10:00

Football Roman Bürki: «Ils ont pris du plaisir, mais moi aussi!»

Le gardien suisse de Dortmund passe sa première semaine de vacances en Roumanie à l’initiative de Terre des Hommes, dont il est ambassadeur. Les enfants ont adoré.

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Voilà une bonne demi-heure que les gamins attendent sagement sur le terrain de football du FC Piatra-Olt que Roman Bürki en ait fini avec les discours officiels dans la salle de classe de l’école en ce mercredi après-midi. Enfin, le gardien du Borussia Dortmund (qui n'attendait que ça lui aussi) apparaît sur le terrain et le «tifo» préparé par les enfants peut s’élever dans la petite tribune de 65 sièges. «Willkommen Burki» est-il écrit sur 15 feuilles A4, une pour chaque lettre. Reconnaissant, le Bernois pose pour la photo après avoir remercié chaque enfant en lui tapant dans la main. Enfin, les matches de foot peuvent démarrer et le ballon, ce langage universel, permet à tout le monde de se faire comprendre. Plutôt qu’aller dans les buts, Roman Bürki se met dans le champ et encourage ses coéquipiers et ses adversaires, félicitant notamment une certaine Alina, très douée pour tirer les penalties dans le petit filet.

Ainsi, Roman Bürki passe la première de ses six semaines de vacances dans la campagne roumaine, quelque part entre Bucarest et Craiova. De mardi à vendredi, le gardien va enchaîner les rendez-vous et les visites pour Terre des Hommes, dont il est un ambassadeur dévoué et motivé. La première activité du séjour: une visite dans une école pour les enfants roms, tout impressionnés de voir débarquer dans leur petite salle de classe le gardien de l’une des meilleures équipes européennes. «C’est vraiment lui, posez-lui des questions!», ordonne le maître à des petits soudain tout timides. Alors, Roman Bürki se charge de tout et interroge lui-même les écoliers: «Vous aimez l’école? Que faites-vous dès que vous avez une pause?». Le temps de la traduction en roumain et les réponses fusent: un «Oui» moyennement enthousiaste à la première question et un «On joue au football!» beaucoup plus vibrant à la deuxième. Les petits veulent savoir «ce que ça fait de jouer une Coupe du monde» et se détendent petit à petit, en constatant que le footballeur qu’ils voient à la télévision les soirs de Champions League est avant tout un ancien enfant qui rêvait de football. Comme eux tous, en fait, ni plus ni moins.

«C’était génial de jouer avec ces petits, de les voir sourire. Ils ont pris du plaisir, mais moi aussi! Chaque fois que je vois des enfants heureux, je suis heureux moi-même», glisse le gardien, qui ne veut plus entendre parler d’Ibiza ou de Magaluf pour ses vacances d’été. «Sincèrement, ça m’apporte beaucoup plus au niveau personnel d’être ici. Et en plus j’ai beaucoup couru aujourd’hui, c’est parfait pour ma préparation physique pendant l’été», sourit le bientôt trentenaire.

A côté de lui, la directrice de l’école n’en finit pas de lui demander de signer des ballons et des autographes. «C’est un grand honneur que vous soyez là, merci beaucoup», lui répète-t-elle, charmée par sa simplicité et sa disponibilité. Après la visite de l’école et les matches de foot, il est temps de remonter dans le minibus pour trois heures de route, si tout va bien, un peu plus si le trafic est intense. Aucune plainte chez le Bernois, tout simplement heureux d’être là, sans volonté de soigner son image. Les enfants roumains, eux, ont des souvenirs pour toute leur vie.

Créé: 22.05.2019, 18h57

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