Jeudi 22 février 2018 | Dernière mise à jour 06:00

Ligue des champions Real-PSG: peur sur Madrid !

Real-Paris Saint-Germain, c'est un sommet de foot en huitième aller mercredi, mais aussi un sommet de frousse entre deux colosses qui jouent leur saison et l'avenir de leurs entraîneurs.

Malgré huit titres gagnés sur onze possibles en deux ans, Zidane pourrait être fragilisé en cas de printemps sans trophée.

Malgré huit titres gagnés sur onze possibles en deux ans, Zidane pourrait être fragilisé en cas de printemps sans trophée. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Au stade Santiago-Bernabeu, personne n'avait envie d'affronter cet adversaire-là, surtout aussi tôt dans la saison. Mais le tirage a accouché de cette affiche qui place deux ambitions dévorantes face à face et décapitera forcément un favori lors du match retour le 6 mars.

D'un côté, il y a le Real de Cristiano Ronaldo, double Champion d'Europe en titre mais contraint à l'exploit en C1 après ses récentes déconvenues en Liga et en Coupe du Roi, qui ont alimenté l'idée d'un déclin. De l'autre, le PSG de Neymar, requinqué par l'arrivée de la star brésilienne mais désireux de franchir enfin un cap, un an après l'humiliation subie l'an dernier au même stade à Barcelone (4-0, 1-6)...

«Cette confrontation entre le Real Madrid et le PSG est un match qui peut marquer une saison entière», a résumé Ronaldo. Cela fait deux mois que toute l'attention et l'énergie des deux clubs sont tournées vers ce duel, tant les enjeux sont grands et les craintes immenses.

Possible passation

«Contre Paris, nous jouons notre saison. Mais de la peur? La peur n'existe pas dans le football, surtout pas pour le Real Madrid», douze fois Champion d'Europe, a tranché le meneur de jeu merengue, Luka Modric.

La forme du moment pencherait plutôt du côté parisien, solide leader du Championnat de France. Mais le passif du PSG est inquiétant dans les matches couperets, face au Barça l'an dernier ou sur le terrain du Bayern Munich en décembre (défaite 3-1).

L'avant-centre Edinson Cavani a d'ailleurs reconnu que l'obsession de décrocher enfin une première C1 créait une certaine «anxiété» à Paris, même si Adrien Rabiot met en avant des progrès dans ce domaine. «Il faut aussi avoir un mental d'acier», a souligné le milieu français. «C'est sans doute cela qui nous a fait défaut lors des saisons précédentes. Il faudra être bien préparé psychologiquement.»

Pour augmenter la pression, le capitaine madrilène Sergio Ramos a convoqué les supporters à 18h30 au stade, deux heures avant le match, pour une «quedada», traditionnel «rendez-vous» visant à agglutiner le plus de monde possible pour impressionner l'adversaire à l'arrivée des bus des équipes.

Savoir faire fi des appréhensions, tel est le talent des grands joueurs. Et tel est le défi de Ronaldo, quintuple Ballon d'Or, et Neymar, prétendant déclaré au prestigieux trophée.

Les deux stars accaparent tout, au risque de rendre leurs équipes dépendantes: «CR7» (33 ans), longtemps maladroit cette saison, domine malgré tout le classement des buteurs de C1 avec 9 buts. Soit trois de plus que «Ney» (26 ans).

Il serait aisé de voir dans ce match une possible passation de pouvoir entre la star au zénith et l'étoile montante. Ou entre le vieux monde, incarné par l'institution Real, et le nouveau riche, symbolisé par le PSG version Qatar.

Bataille défensive ?

Mais qui gagnera? L'expérience ou l'ambition? La tradition ou l'irrésistible ascension? «Nous allons affronter une grande équipe avec d'excellents joueurs, que nous respectons beaucoup. Mais nous avons démontré que nous avions un effectif très fort, très uni et doté d'une grande expérience dans cette compétition», a prévenu Ronaldo. Et d'ailleurs, peut-être que ce choc entre le trio offensif «BBC» (Bale-Benzema-Cristiano) et le trident «MCN» (Mbappé-Cavani-Neymar) accouchera in fine d'une bataille défensive. «Comme on joue à la maison, il va falloir faire attention à notre cage», a résumé Zinédine Zidane dont l'équipe encaisse trop de buts cette saison (13 en 10 matches en 2018).

Privé de son latéral droit Dani Carvajal, suspendu, «ZZ» devrait titulariser Nacho, moins virevoltant mais plus vigilant, pour marquer de près Neymar.

Côté parisien, Thiago Motta étant trop juste, l'interrogation concerne le poste de sentinelle devant la défense, avec l'ancien Madrilène Lassana Diarra ou l'Argentin Giovani Lo Celso comme possible recours.

Mercredi, les choix des deux techniciens pèseront lourd pour l'avenir. Malgré huit titres gagnés sur onze possibles en deux ans, Zidane pourrait être fragilisé en cas de printemps sans trophée. Et Emery aura du mal à survivre à un nouveau revers dès les huitièmes, un an après la gifle barcelonaise. Trac, vous avez dit trac?

1800 agents déployés

Quelque 1800 agents seront mobilisés pour assurer la sécurité du huitième de finale aller de Ligue des champions Real Madrid-PSG, considéré «à haut risque», a annoncé mardi la police, qui surveillera particulièrement les ultras parisiens.

Les autorités de la région de Madrid attendent environ 4000 supporters du PSG entre mardi soir et mercredi matin pour assister au huitième de finale aller dont le coup d'envoi sera donné à 20h45 (19h45 GMT) au stade Santiago-Bernabeu. Parmi eux, la police estime qu'environ 500 ultras seront sur place. En décembre, une bagarre entre supporters avait éclaté à Munich (Allemagne) la veille du match Bayern-PSG.

«La police organisera le dispositif nécessaire pour que les ultras qui viennent, dont nous espérons qu'ils ne seront pas nombreux, soient sous contrôle», a déclaré la préfète de la région de Madrid, Concepcion Dancausa.

Les ultras accèderont au stade encerclés par des agents de police, a expliqué à des journalistes un représentant des forces de l'ordre.

L'enceinte du Real Madrid (81.000 places) sera «totalement pleine», a assuré Mme Dancausa. Le match a été déclaré «à haut risque», comme c'est habituellement le cas pour les rencontres de Ligue des champions à Madrid.

(ats/afp/nxp)

Créé: 13.02.2018, 14h10

Sponsorisé

«Paris Saint-Germain - Olympique de Marseille, c'est toujours chaud!»
Laurent Paganelli (55 ans) est depuis deux décennies la figure emblématique de Canal+ pour qui il officie en tant que consultant dans tous les stades de France.

Les chroniqueurs du Matin Dimanche

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

Sponsorisé

«Paris Saint-Germain - Olympique de Marseille, c'est toujours chaud!»
Laurent Paganelli (55 ans) est depuis deux décennies la figure emblématique de Canal+ pour qui il officie en tant que consultant dans tous les stades de France.

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.