Samedi 6 juin 2020 | Dernière mise à jour 22:22

Football A la recherche de la solution idéale pour sauver la fin de cette saison

Alors que l’incertitude plane plus que jamais, chacun y va de sa petite idée. Florilège.

Le stade de la Maladière.

Le stade de la Maladière. Image: Keystone

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La plus frustrante

Jean-Michel Aulas est le premier à avoir proposé, il y a une quinzaine de jours déjà, l’annulation pure et simple de l’exercice en cours. Pour le président de l’Olympique lyonnais, le titre de champion devrait donc rester vacant, aucune relégation ne serait prononcée et les places européennes être allouées aux mêmes clubs que cette saison. Et, comme par hasard, cela permettrait à son club de disputer en 2020-2021 la lucrative Ligue des champions, alors que les Lyonnais pointent, à dix matches de la fin, à une bien modeste 7e place, avec dix longueurs de retard sur Rennes, 3e. En Suisse, Christian Constantin et quelques autres dirigeants de clubs en danger de relégation ont la même volonté de saison blanche. Une position rigide qui a d’emblée suscité de nombreuses polémiques, en France surtout.


La plus carrée

Une fin de championnat «normale» mais à huis clos est l’objectif que l’on s’est fixé en Allemagne. Avec, dans la mesure du possible, une reprise en mai pour une dernière journée prévue fin juin. Afin de diminuer les risques, chaque équipe se déplacerait en bus à travers le pays - les voyages en train et en avion sont prohibés - et il serait même interdit aux joueurs de se doucher au stade. Les mises au vert seraient également abolies. Tout cela sans oublier des tests réguliers pour dépister un éventuel cas de contamination chez les joueurs ou les accompagnants.


La plus originale

Elle vient d’Angleterre mais elle a aussi été imaginée en Amérique du Nord pour sauver la saison de la NBA en basket. La solution consisterait à confiner les équipes de Premier League dans des hôtels isolés. Chaque journée serait répartie sur plusieurs jours pour avoir le maximum de visibilité. Les instances dirigeantes du championnat anglais envisageraient de jouer ces matches, à huis clos, en juin et juillet, dans deux lieux géographiques distincts. Tous les joueurs et les différents staffs et accompagnants effectueraient des tests de dépistage réguliers et seraient dans des conditions de mise en quarantaine en dehors de leurs matches respectifs. La compétition durerait deux mois et se déroulerait donc en totale autarcie. Pour le plus grand bonheur de la TV qui pourrait proposer tous les matches à ses abonnés.


La plus suisse

Stefan Nellen avait évoqué un scénario assez similaire il y a une semaine déjà. À mi-chemin entre les versions anglaise et allemande. «Cela consisterait à confiner chaque équipe de Super League, et toutes les personnes qui accompagnent les joueurs, dans un hôtel de sa région durant six semaines environ, détaille le vice-président du LS. C’est-à-dire le temps de jouer les treize rencontres restantes. Avec, bien sûr, des tests réguliers pour dépister un éventuel cas de contamination. Vu la taille du pays, les équipes se déplaceraient, toujours dans le même car et avec le même chauffeur, d’une ville à l’autre au gré du calendrier. Avec deux voire trois semaines de préparation collective en amont, cette option me semble possible.» Mais certainement pas applicable à la Challenge League où évolue «son» Lausanne-Sport. «Non effectivement, conclut Stefan Nellen. Seules quelques équipes de CL sont des organisations 100% professionnelles et j’imagine mal les autres réussir confiner leurs joueurs semi-pro durant des semaines. Pour que ce championnat ait un sens, la solution serait de disputer, à huis clos, uniquement les quatre derniers matches du 3e tour. Pour déterminer le barragiste et le relégué. Quant au LS, je crois que tout le monde est d’accord pour dire qu’il mérite de rejoindre la Super League.»


La plus hasardeuse

Suggérée en Italie notamment, l’idée de raccourcir la saison en disputant des play-off est loin de faire l’unanimité. Les équipes seraient séparées en plusieurs deux ou trois groupes, soit celles qui luttent pour le titre et les places européennes, puis celles qui se battent contre la relégation. «Le foot n’est pas le hockey ou le basket», clament les opposants. En résumé, cette formule laisserait trop de place à la forme du moment et au hasard. En revanche, elle aurait l’avantage de proposer une fin de championnat spectaculaire et pleine de suspense au public et à des diffuseurs qui ne seraient pas forcément hostiles à des duels à enjeux très élevés.

André Boschetti

Créé: 02.04.2020, 19h29

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