Lundi 6 avril 2020 | Dernière mise à jour 14:02

Mondial au Brésil A Rio, l'armée remplace la police dans les favelas

Environ 2700 militaires se sont déployés samedi dans les favelas du Complexe de la Maré à Rio de Janeiro, où ils remplacent les policiers, à deux mois du Mondial.

Galerie photo

Les stades du Mondial 2014

Les stades du Mondial 2014 Sur les 12 stades du Mondial, 8 sont fin prêts, 2 en voie d'achèvement et 2 engagés dans une course contre-la-montre.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les soldats sont entrés sans incident à partir de 11 heures, tandis que les habitants les regardaient par les fenêtres ou sur le pas de leur porte, ont constaté des journalistes.

«Les militaires, principalement des parachutistes et des fusiliers marins, ont occupé les zones dominées par les groupes (criminels) Comando Vermelho et Tercerido Comando Puro. Il n'y a eu ni arrestations ni heurts», a affirmé un porte-parole du ministère de la Défense.

L'opération destinée à «pacifier» la zone en vue du Mondial de football (12 juin-13 juillet) comprend 2050 hommes de la Brigade d'infanterie parachutiste, 450 de la Marine et 200 de la Police militaire.

Point stratégique

La Force de pacification sera déployée dans les 15 favelas de la Maré, un territoire de 10 kilomètres carrés peuplé de 130'000 habitants, et y restera jusqu'à fin juillet.

Considérée comme l'une des zones les plus dangereuses de Rio, le Complexe de la Maré est situé à un point stratégique de la ville, par où transiteront des dizaines de milliers de touristes pendant le Mondial. Il est bordé par les principaux accès routiers qui relient le centre de Rio aux banlieues de la mégapole de 12 millions d'habitants.

«J'espère que la situation va s'améliorer ici», a déclaré une habitante refusant de s'identifier, à proximité d'un point de vente de drogue dans la favela Parque Uniao.

«Ah ! C'est seulement jusqu'à la Coupe. Quand la Coupe s'achèvera (l'opération de l'armée) s'achèvera aussi et tout redeviendra comme avant», a estimé, peu convaincue par cette initiative, Eulalia, 73 ans.

Peur des représailles

Peu d'habitants se risquaient à parler aux médias, par crainte de représailles des trafiquants de drogue.

Dimanche dernier, 1180 policiers militaires de diverses unités, appuyés par 15 blindés, quatre hélicoptères et des policiers en civil, avaient pris possession en un quart d'heure et sans rencontrer de résistance de ce fief du trafic de stupéfiants.

«Les Forces armées démontrent une fois encore leur engagement à l'égard du pays (...) et de la sécurité des habitants», s'est félicitée vendredi soir sur Twitter la présidente Dilma Rousseff.

(afp/nxp)

Créé: 05.04.2014, 21h56

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.