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Football Salaires plafonnés: la parole aux présidents romands

Le SV Hambourg a décidé de limiter les salaires dès la saison prochaine. Christian Constantin (Sion) et Christian Binggeli (Xamax) réagissent.

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Le SV Hambourg, relégué en 2e division en mai dernier mais qui s'est fixé trois ans pour à nouveau s'établir en 1re Bundesliga et y jouer un rôle, a décidé de plafonner ses salaires à compter de la saison prochaine.

Si le club hanséatique retrouve l'élite, aucun joueur ne sera payé plus de deux millions d'euros par année. Et si le HSV doit patienter une saison de plus, ce plafond sera abaissé à un million par année.

Cette politique de transparence, pas forcément courante, est-elle de nature à donner des idées aux présidents des deux clubs romands de Super League, Christian Constantin (Sion) et Christian Binggeli (NE Xamax FCS)? Ou alors est-ce une pratique déjà en vigueur chez eux? On leur a posé la question.

Constantin: «Je préfère les coups de cœur»

Christian Constantin commence par éclater de rire quand on lui soumet l'idée: «Cela montre déjà que Hambourg a de gros moyens! Et quand tu as de gros moyens, tu peux te permettre de plafonner tes salaires. Maintenant, on n'est pas dans le même monde. Moi, plutôt que de définir des règles fixes, je préfère fonctionner au coup de cœur, un peu à la manière de Gilbert Facchinetti, quand il a réuni une tablée d'entrepreneurs de ses amis pour faire en sorte de pouvoir transférer Ulli Stielike du Real Madrid (c'était en 1985)

De manière globale, Constantin ne voit «pas d'intérêt à communiquer sur des choses aussi compliquées que les salaires». Il ajoute: «Il n'y a que dans les Ligues américaines, qui sont régies par leur Fédération, qu'on peut mettre tout le monde dans le même panier. Dans le football suisse ou européen, ce n'est pas la même chose. On ne discute pas des mêmes montants selon qu'on a un Gattuso ou un jeune espoir en face de soi.»

Binggeli: «Un salaire relève de la sphère privée»

Du côté de NE Xamax, où les moyens sont encore nettement inférieurs, Christian Binggeli n'est pas emballé par la manière de procéder des Hambourgeois. «Avoir une uniformité, cela peut léser certains joueurs. Or, tous n'ont pas le même statut sportif au sein d'une équipe. Chez nous, un jeune qui sort de la Fondation pourra commencer à 2000 francs, mais il pourra augmenter son salaire en fonction de son nombre d'apparitions. On ne dialogue forcément pas sur les mêmes bases avec un joueur venant de Challenge ou de Super League.»

Le président xamaxien élargit le débat: «On n'a pas l'habitude, en Suisse, d'afficher son salaire, et cela, quel que soit le corps de métier. Je sais que cela se pratique de plus en plus dans les entreprises américaines, par souci de transparence, mais je ne suis pas sûr que cela soit la bonne formule. Pour moi, un salaire relève de la sphère privée. Cela dit, je suis absolument convaincu que les joueurs discutent entre eux. Et il me semble évident qu'un président de club cherchera toujours à limiter ses dépenses au maximum.»

Créé: 18.10.2018, 16h54

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