Mercredi 19 février 2020 | Dernière mise à jour 17:05

Football Sauthier: «Il ne faut pas se prendre la tête non plus»

A l'heure de la reprise, le capitaine du Servette FC évoque les ambitions genevoises avant le derby romand de samedi contre Xamax. Le défenseur de la Praille met en avant la tradition de jeu «grenat».

Pour Anthony Sauthier, ici à la lutte avec Bastien Toma (FC Sion), il est important que Servette regarde en direction du haut du classement.

Pour Anthony Sauthier, ici à la lutte avec Bastien Toma (FC Sion), il est important que Servette regarde en direction du haut du classement. Image: Keystone

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Lorsqu’il avait quitté le FC Sion pour rejoindre Servette à l’été 2013, Anthony Sauthier s’était promis de jouer avec les «grenat» dans l’élite. C’est chose faite depuis cette saison, le club de la Praille ayant retrouvé sa place naturelle en Super League. Porteur du brassard de capitaine qu’il a hérité de Tibert Pont, Sauthier (28 ans) savoure le renouveau servettien, riche de promesses comme en atteste l’excellent 5e rang occupé par les protégés d’Alain Geiger avant la reprise.

Anthony Sauthier, retrouver Servette 5e à la pause pour son retour en Super League, c’est plus qu’espéré au départ. Cette place vous surprend-elle aussi?

Oui, bien sûr. Personne ne nous attendait aussi bien classés. Cela dit, quand l’on voit la qualité de notre jeu, on se dit que cette place est méritée.

Qu’est-ce qui vous fait gagner?

Servette a toujours été une équipe joueuse, on ne fait que perdurer cette tradition. On connaissait déjà nos qualités en Challenge League, elles n’ont pas changé. Avec la promotion, on n’a renoncé à rien. Certes, on ne peut pas toujours faire joli et jouer à la ba-balle. Mais on est assez intelligent pour trouver d’autres solutions dans le jeu. On n’hésite pas non plus à se dire les choses lorsque cela va moins bien. Ce fut le cas lorsque l’on est redescendu de notre nuage et que l’on a connu un passage à vide durant l’automne. C’est dans ces moments-là que l’on voit le vrai caractère d’une équipe et l’état d’esprit qui unit ses joueurs.

S’il fallait définir l’objectif du printemps, vous diriez quoi?

Le premier objectif reste d’assurer le maintien. Plus vite ce sera fait, mieux l’on se portera. Globalement, tout risque d’être plus compliqué parce que nous serons cette fois attendus partout. Nos adversaires ne vont plus nous voir comme un néo-promu, mais comme l’équipe qui a battu Bâle et Young Boys. Il ne s’agit pas non plus de se prendre la tête et de se voir plus beau qu’on ne l’est.

Vous parlez de maintien alors que l’Europe n’est pas loin…

Elle n’est pas si proche que ça non plus! (Rires) Maintenant, dans la situation qui est la nôtre, il est clair que si l’on veut continuer à progresser, il importe de regarder devant, donc plutôt en haut qu’en bas.

Alors que Servette joue bien et séduit, les affluences peinent pourtant à décoller à la Praille, avec moins de 7500 spectateurs de moyenne. N’est-ce pas là le principal regret de la première partie de saison?

C’est effectivement un peu triste, mais il faut déjà remercier tous ceux et celles qui viennent. On connaît Genève et on connaît le public genevois. Ne soyons pas trop pressés. Avec tout ce qui s’est passé avant l'arrivée des nouveaux dirigeants, il y a eu une forme de rejet. Pourtant, les choses bougent, le regard des gens change, on reparle de Servette en bien, ce qui n’était pas le cas voici quelques années.

Dans votre rôle de capitaine, quel message souhaiteriez-vous délivrer?

Dans une saison, il y a toujours des hauts et des bas, l’objectif étant de prolonger les premiers et de réduire au maximum la durée des seconds. Je crois que Servette est prêt à vivre ce qui l’attend.

Dès samedi à Neuchâtel, il faudra apprendre à vivre – et surtout jouer – sans Wüthrich…

Tout cela est regrettable. C’est bien sûr une grosse perte. Sébastien a souvent été décisif, on connait tous son importance dans notre jeu. C’est toujours compliqué de voir un ami être ainsi mis de côté.

A l’heure des trois coups, quel est le principal risque?

Je ne sais pas s’il y a vraiment de gros risques. Ce qui compte, c’est de ne pas rater notre départ.

Au bout du lac, la pause a été marquée par la prise de pouvoir de Pascal Besnard, votre nouveau président…

Au sein de l’équipe, tout le monde savait qui il était, du fait notamment qu’il a joué aux côtés de notre entraîneur. Quand on lui parle foot, Pascal Besnard sait de quoi il en retourne, et c’est un avantage.

Propos recueillis par Nicolas Jacquier

Créé: 22.01.2020, 10h25

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