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Football Stéphane Henchoz: «Il n’y a pas d’amitié qui fasse»

L’entraîneur de Xamax affronte le FC Zurich de son pote Ludovic Magnin, samedi lors d’un match couperet dans la lutte contre la relégation. Il livre son sentiment.

Stéphane Henchoz ne veut rien d'autre que la victoire, samedi.

Stéphane Henchoz ne veut rien d'autre que la victoire, samedi. Image: Keystone

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Stéphane Henchoz, votre équipe et vous avez traversé mille émotions depuis février, revenant de nulle part. Quel est votre sentiment avant ce match capital contre Zurich, que vous dépasseriez en cas de victoire?

Des matches où on devait faire des points, on en a déjà joué pas mal, on a l’habitude (on sent le petit sourire au bout du fil). Il fallait faire des points pour se sortir de cette dernière place, on l’a fait. A chaque fois, il faut essayer de prendre quelque chose. Maintenant, la différence, c’est qu’on ne joue plus pour la 9e place. On a la possibilité d’aller plus haut, de nous sauver sans passer par les barrages. On a fait un pas en avant, c’est tout. Il faut continuer.

Cette habitude du match couperet qu’a Xamax peut-elle constituer un avantage?

Je ne sais pas. J’ai l’impression qu’il y a eu une petite décompression après la victoire contre YB (nldr: 1-0 le 22 avril). On n’a pas bien commencé contre GC (1-1 le 27 avril). C’était un rappel. On a vu que si on n’était pas au taquet dès le début, on avait des difficultés. Nous, on est au taquet depuis février, on a l’habitude de devoir jouer les matches à 100%. Dans notre approche, le match de samedi ne sera pas différent du suivant, ni du suivant.

A l’inverse le FC Zurich, taillé pour d’autres ambitions, ne devait sans doute pas s’imaginer lutter contre la relégation… Un plus sur le plan psychologique?

C’est sûr que la pression est nettement plus forte en face. Ils ne sont pas là où ils pensaient être à quatre journées de la fin, vu leur budget. Nous, il y a deux mois en arrière, on aurait rêvé d’être 9e. On n’osait même pas l’imaginer. Donc c’est sûr: s’il doit il y avoir de la pression, elle est de leur côté.

A quel point aurez-vous une petite pensée pour le gars d’en face, Ludovic Magnin, votre ancien coéquipier devenu confrère?

On a toujours eu de très bons rapports avec Ludo, je l’appréciais beaucoup en équipe de Suisse (ndlr: ils s’y sont côtoyés entre 2000 et 2005). On s’était déjà retrouvé pour le match d’il y a deux mois, qu’on a perdu à Zurich (ndlr: 2-1 le 17 mars). Pour samedi, les choses sont assez claires: il y a trois points en jeu, il a l’intention d’en prendre trois et nous c’est pareil. Donc oui, on est amis. Mais pendant le match, c’est toujours la même chose: il n’y a pas d’amitié qui fasse. En tout cas, on n’aurait pas imaginé ça, il y a quinze ans, quand on était en équipe de Suisse. C’est là qu’on voit les aléas de la vie, c’est assez marrant.

Créé: 10.05.2019, 20h52

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