Vendredi 16 novembre 2018 | Dernière mise à jour 03:16

Football Vinicius Jr, le nouveau Neymar?

Un prodige brésilien âgé de 17 ans a fait craquer le Real et rêve de participer au Mondial 2018 en Russie. Portrait.

Vinicius Jr ne sait pas encore s'il sera sélectionné par la Seleçao pour le Mondial 2018.

Vinicius Jr ne sait pas encore s'il sera sélectionné par la Seleçao pour le Mondial 2018. Image: AFP

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Recruté à prix d'or par le Real Madrid, le Brésilien Vinicius Junior brille actuellement avec son club formateur Flamengo et tente de prouver à tout juste 17 ans que sa réputation de nouveau Neymar n'est pas usurpée. Avec dans un coin de la tête des rêves de Mondial.

Il y a neuf mois, quand le géant espagnol avait mis 45 millions sur la table pour s'attacher les services d'un adolescent qui avait tout juste deux matches professionnels dans les jambes, le pari semblait osé.

Mais le jeune attaquant est habitué à brûler les étapes et les défis ne lui font pas peur. Pour le moment, il reste couvé à Flamengo, mais pourrait rejoindre le Real dès le mois de juillet, après avoir atteint la majorité.

«Je parle de temps en temps à Casemiro et Marcelo (autres Brésiliens du Real), je suis allé à Madrid à la fin de l'année dernière et j'ai connu d'autres joueurs, comme Cristiano Ronaldo. C'est un club fantastique, mais chaque chose en son temps. Pour l'instant, ma tête est au Flamengo», a-t-il affirmé par mail à l'AFP.

Phénomène de précocité, la pépite rêve de faire partie du voyage en Russie pour le Mondial, pour imiter Ronaldo, champion du monde en 1994 à 17 ans, même s'il n'était pas entré en jeu aux Etats-Unis.

C'est Ronaldinho, autre légende du football brésilien, qui lui a mis la puce à l'oreille. «On s'est rencontré il n'y a pas longtemps et il m'a dit qu'ils prenaient souvent un joueur plus jeune pour qu'il apprenne au contact des autres et qu'il fallait que je me tienne prêt», a révélé Vinicius la semaine dernière, dans un entretien au site Globoesporte.com.

Triple sombrero

Même s'il n'a pas encore été appelé par le sélectionneur Tite, ce dribbleur de talent a déjà montré tout son talent avec le maillot jaune du Brésil chez les jeunes. En mars 2017, des images de son triple coup du sombrero lors du championnat sud-américain des moins de 17 ans passaient en boucle sur les télévisions brésiliennes, quelques semaines avant l'annonce du pont d'or du Real.

«Il a toujours eu une vitesse incroyable balle au pied, une grande qualité technique et une capacité d'improvisation hors pair. Quand il a le ballon, on peut toujours espérer quelque chose de différent», affirme Marcio Torres, qui l'a entraîné pendant deux ans chez les moins de 17 ans de Flamengo.

Le 18 février, Vinicius a soulevé son premier trophée professionnel, la Taça Guanabara, première phase du championnat régional de Rio.

Après avoir parachevé d'une frappe magistrale en lucarne le succès contre Botafogo (3-1) en demi-finale, il a célébré son but en se frottant les yeux, imitant les «pleurs» des supporters adverses.

Cette célébration a causé un incident diplomatique avec Botafogo, qui a par la suite refusé de céder le stade Olympique dont il est gestionnaire pour la finale, remportée par Flamengo contre Boavista (2-0), avec un autre but de Vinicius.

«Gamin fantastique»

Le jeune attaquant a été soutenu par Neymar himself, dans un tweet dans lequel l'attaquant du PSG trouve que «le football devient ennuyeux» quand on ne peut pas provoquer l'adversaire. Mais au contraire de la star parisienne, Vinicius est loin de pâtir d'une image d'enfant gâté.

«Même s'il a toujours été au-dessus du lot, il n'a jamais posé le moindre problème, je ne l'ai jamais vu arriver en retard à un entraînement», explique Israel Falcao, ancien responsable des catégories de jeunes de Flamengo, qui l'a vu arriver au club dès l'âge de 11 ans.

«C'est un gamin fantastique parce qu'il est très bien entouré. Sa famille est d'origine modeste, mais son père n'a jamais voulu en faire une marchandise», ajoute-t-il. Pourtant, le prodige attirait déjà les convoitises dès son plus jeune âge.

À 13 ans, Corinthians, autre poids lourd du football brésilien, a tenté en vain de l'enrôler. L'année suivante, c'était au tour de Cruzeiro, qui a même offert un emploi a son père, alors qu'il était déjà suivi de près par Arsenal.

C'est le Real qui a fini par rafler la mise, en faisant exploser les compteurs. «C'est un peu triste de savoir qu'il va bientôt nous quitter, mais face à une telle offre, le club ne pouvait pas faire autrement. Avec son talent et sa personnalité, il a tout pour s'adapter au football européen», prédit Marcio Torres. (afp/nxp)

Créé: 04.03.2018, 12h01

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