Mardi 18 juin 2019 | Dernière mise à jour 08:53

Von Bergen: «Ce n'est plus Ricci et Zaki, mais Rodriguez et Zakaria»

Mercredi soir, Steve von Bergen était au micro de la RTS pour la première fois, lors de Suisse - Portugal. S'il se sait perfectible, ses premières impressions sont bonnes.

Image: Twitter/David Lemos

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C'était le 25 mai dernier à Berne. Ce jour-là, le Stade de Suisse a rendu un vibrant hommage à Steve von Bergen. Auréolé d'un second titre de champion de Suisse consécutif avec Young Boys et le quatrième de sa carrière (2006 et 2007 avec Zurich), le Neuchâtelois tirait sa révérence. A peine dix jours plus tard, il a endossé un nouveau costume, celui de consultant pour la RTS. Mercredi, au micro avec David Lemos, il a assisté à la défaite de l'équipe de Suisse face au Portugal (3-1) depuis la tribune de presse du Stade du Dragon, à Porto. Interview au lendemain de cette grande première.

Steve von Bergen, cela fait bizarre de se dire qu'il y a dix jours, vous étiez encore joueur et maintenant vous voilà consultant de la RTS sur l'équipe de Suisse...

Rassurez-vous, pour moi aussi. Quand je me lève le matin, je suis encore un joueur de football. J'avoue n'avoir pas encore tout à fait intégré ma retraite. Ça ira mieux avec le temps. Parfois, il m'arrive de dire «nous» ou «on» et c'est quelque chose à quoi je dois faire attention. C'est l'une des difficultés lorsque tu as joué avec les trois-quarts de l'équipe. J'ai envie de dire Ricci ou Zaki. Mais non. C'est désormais Ricardo Rodriguez et Denis Zakaria. Je vais y être attentif mais parfois il y aura peut-être encore une fois ou l'autre des «nous». Mais il faut l'interpréter comme «nous les Suisses» et pas «nous les joueurs» (rires).

On a toutefois le sentiment que ce match s'est plutôt bien passé pour vous, non?

Ecoutez, j'ai aussi cette impression. Depuis hier et la fin de ce match, les retours que j'ai sont positifs. Mais c'est vrai que c'est un nouveau rôle qui n'a rien d'évident. Auparavant, j'avais l'habitude de donner des interviews de deux minutes après un match. Là, c'est autre chose et je ne suis pas habitué. Je suis satisfait de cette première même si je sais qu'il y a encore de la marge pour faire mieux.

Dans quel domaine?

La difficulté est de dire des choses qui parlent à tout le monde. Que chacun puisse comprendre. Et je ne dis pas cela en me mettant en-dessus de quiconque. Mais de la personne qui regarde son premier match à un connaisseur plus pointu, il faut réussir à inclure chaque téléspectateur. C'est un équilibre que je dois encore peaufiner. C'est tout nouveau et ce sont des choses auxquelles on me rend attentif. Je n'ai pas la prétention de vouloir dire que je sais commenter un match. Surtout pas. J'ai commencé à apprendre et j'y ai pris du plaisir. Donc rien que pour ça, le bilan est plutôt positif.

On vous a senti un peu nerveux au début. Comme le «petit junior», si on ose dire, qui a peur de faire une bêtise sur son premier ballon.

(Il rigole) Je ne sais pas si j'étais comme un junior, mais c'est vrai qu'il y avait une certaine appréhension. Je faisais attention à ne pas prendre trop de place car le commentateur, c'est David Lemos et pas moi. Nous sommes encore en rodage. Hormis un test à blanc, c'était nouveau pour nous deux. La première fois que Pierre Poullier (ndlr le présentateur en plateau) m'a donné la parole, je dois avoir dit trois mots avant de lui redonner la parole. A mon avis, il attendait un peu plus de développement de ma part. Mais je prends cela comme un apprentissage. Un nouveau métier. Si j'avais directement commencé en faisant des grandes phrases jusqu'au coup d'envoi, on n'aurait pas été bien. Mais plus le match avançait et mieux je me sentais. C'est peut-être devenu plus facile de trouver ma place petit à petit. J'espère que cela s'est remarqué.

Et puis il y a eu cette scène du penalty pour la Suisse où vous avez peiné...

Ho la la. Oui, là c'était fantastique (rires). Avec David, je crois qu'on était du même avis: pas de faute. Et il y avait son téléphone à côté et il recevait plein de messages disant tout et son contraire: une main, une poussette, le genou, c'est au niveau des pieds. Donc on avait des ralentis qui tournaient en boucle et vingt avis différents à prendre en compte. Si l'on ajoute à cela le contexte - il y aurait pu avoir 2-0 ou 1-1 en une minute -, c'était une situation exceptionnelle avec ce scénario. Après un petit moment, on a vu la touchette en-bas. De là à dire s'il y avait penalty ou non, c'est difficile. Tout le monde a son propre avis. Mais c'était en tout cas bizarre à vivre de l'intérieur. Là aussi, j'ai appris à gérer un cas comme celui-ci.

Et la gestion du temps de parole avec David Lemos, comment avez-vous fait?

C'est un des plus grands challenges. Je sais que ce n'est pas moi qui dois commenter. Le but est de rendre le match fluide en sachant à quel moment il est pertinent d'intervenir sans lui couper la parole. On a essayé de faire au mieux. Je crois que cela a plutôt bien fonctionné. Je n'ai pas l'impression que nous nous sommes marchés sur les pieds. (nxp)

Créé: 06.06.2019, 11h58

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