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Football Von Burg et Comisetti: clap de fin d'un duo mythique

Le commentateur et son consultant interviendront pour la dernière fois à l'occasion de Suisse - Belgique après onze ans de collaboration.

Philippe Von Burg (à g.) et Alexandre Comisetti (à dr.), ici juste avant l'Euro 2008, la première phase finale qu'ils ont commenté ensemble.

Philippe Von Burg (à g.) et Alexandre Comisetti (à dr.), ici juste avant l'Euro 2008, la première phase finale qu'ils ont commenté ensemble. Image: Archive RTS

Philippe Von Burg aura commenté 133 matches

Le 18 novembre prochain, Philippe Von Burg commentera donc son dernier match de l'équipe de Suisse. «J'ai fait le calcul, ce sera mon 133e match, explique-t-il. Je m'en vais sans la moindre aigreur, mais avec la satisfaction et le bonheur d'avoir pu vivre tout ce que j'ai vécu avec Alexandre. Trois Coupes du monde et deux Euros, ce n'est pas rien! Mais mon rôle d'adjoint à la rédaction en chef de RTS Sports (ndlr: depuis 2014) me prend de plus en plus de temps.»

Philippe Von Burg, qui continuera à commenter des matches de Coupe d'Europe ou de Super League, sera remplacé par David Lemos au commentaire de l'équipe de Suisse. Seul le nom du consultant reste à trouver d'ici au printemps prochain. / RTY

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Le 18 novembre prochain, une page se tournera en marge du choc Suisse - Belgique de Ligue des nations: ce sera en effet le dernier match de l'équipe de Suisse que commentera la paire Philippe Von Burg - Alexandre Comisetti pour la RTS. Un peu plus de onze ans après Suisse - Autriche (3-1), le 13 octobre 2007 au Letzigrund zurichois, la boucle sera bouclée à la Swissporarena de Lucerne. Flashbacks avec l'ancien international et futur ex-consultant Alexandre Comisetti (aujourd'hui 45 ans).

- Alexandre, vous souvenez-vous de votre tout premier match en tant que consultant aux côtés de Philippe Von Burg?

C'était à l'automne 2007, l'année qui précédait l'Euro 2008 organisé en Suisse et en Autriche. La RTS (à l'époque encore TSR) cherchait un consultant et avait effectué différents essais. Et je crois que mon style leur avait plu. J'avais déjà eu le rôle de consultant plateau, mais mon premier match en tant que consultant en direct remonte au Suisse - Autriche d'octobre 2007, au Letzigrund.

- Pensiez-vous que votre collaboration allait durer onze ans?

Non, jamais. C'est un sacré cycle, tout de même. En plus, nous sommes tombés, Philippe et moi, sur une magnifique période de l'équipe de Suisse: durant ces onze ans, j'ai eu la chance de vivre trois phases finales de Coupe du monde (2010, 2014 et 2018) et deux Euros (2008 et 2016), c'est largement plus que ce que j'ai pu vivre en tant que joueur! (rire) On a été gâtés, c'est une évidence. Mais tout a une fin.

- Pourquoi ne pas continuer, justement?

Dans la mesure où Philippe donne une nouvelle orientation à sa carrière professionnelle, il m'apparaissait logique de laisser ma place aussi. Celui qui succédera à Philippe Von Burg (ndlr: David Lemos) pour commenter les matches de l'équipe de Suisse aura, lui aussi, envie de collaborer avec un consultant qui lui corresponde en tous points. On s'est constitué en duo avec Philippe, il est logique que ce duo arrête en même temps. Vous savez, pour moi - et toutes proportions gardées -, le duo de référence était celui que formaient Thierry Roland et Jean-Michel Larqué en France. Leurs voix m'ont accompagné toute au long de ma vie. Quand Thierry Roland a été mis de côté, Larqué à continué avec d'autre commentateurs, comme Thierry Gilardi. Mais c'était moins bien, quelque chose s'était cassé.

- Alexandre Comisetti, si vous deviez ne retenir qu'un match de la Suisse, duquel s'agirait-il?

Un seul match? Alors le 8e de finale du Mondial 2014 contre l'Argentine, à São Paulo (ndlr: la Suisse s'était inclinée 0-1 ap). C'est un des rares matches à m'avoir laissé une amertume similaire à celle que j'ai pu éprouver en tant que joueur. Je revois ce but encaissé à deux minutes de la fin des prolongations, et la Suisse qui touche encore le poteau à la dernière seconde... Émotionnellement, c'était très fort. On était abattus, vraiment. Comme les supporters suisses que nous avions croisés après le match. C'était très, très prenant.

Créé: 02.11.2018, 14h36

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