Samedi 20 juillet 2019 | Dernière mise à jour 08:00

Football Une vraie soirée européenne à l'ancienne

Le FCZ a remporté une victoire de prestige face au Bayer Leverkusen jeudi en Europa League. Tant mieux.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La mondialisation et l'argent n'ont pas encore tout-à-fait tué le football. Il subsiste quelques effluves du «beautiful game», mais il faut savoir les trouver et, parfois, chercher longtemps.

Jeudi soir, le «football à l'ancienne» a ressuscité au Letzigrund, un lieu pourtant à l'opposé de tout ce que ces valeurs-là véhiculent. Le «Letzi» est un stade d'athlétisme où le public est loin du terrain, mais ce jeudi, l'atmosphère était brûlante malgré les milliers de places vides. Et, surtout, les 12'427 spectateurs ont vécu un soir magique de Coupe d'Europe, dont ils ont été partie prenante tant l'ambiance a été à la hauteur de l'événement.

Le FC Zurich et le Bayer Leverkusen ont rappelé à chaque visiteur pourquoi il avait payé son billet et pourquoi il aimait le football. Il y avait le «grand» d'un côté, ce pensionnaire de la Bundesliga, un poil arrogant, mais surtout très doué avec ses joueurs de classe mondiale (Kai Havertz est un nom à retenir). Et de l'autre, il y avait l'outsider, ce FCZ qui a un grand mérite: il respecte la Coupe d'Europe et pas uniquement lorsqu'il joue la Champions League, contrairement à Young Boys.

Même lorsque le FC Zurich était en Challenge League, il jouait l'Europa League à fond. Le jeudi est un soir sacré pour Ancillo Canepa et son épouse Heliane, les propriétaires et les premiers supporters de leur club. La joie du président au coup de sifflet final a fait plaisir à voir. Elle était celle d'un gamin, d'un gosse, qui ne pensait pas aux points du classement ou à la prime de victoire accordée par l'UEFA, mais qui voulait savourer le fait d'avoir gagné un match de football face à plus fort que lui.

Tout nous a ramené à l'essence du football en ce jeudi soir magique. Zurich était mené, mais y a cru jusqu'au bout, poussé par un public qui avait lui aussi la foi. Et le FCZ a été récompensé de son audace, deux gamins marquant les buts qui le propulsent quasiment en seizièmes de finale de l'Europa League. Ludovic Magnin, comme toujours, a laissé parler ses émotions et il a bien fait.

Loin des fonctionnaires du football, loin du football aseptisé que veut parfois nous vendre l'UEFA, loin des phases de groupe de la Champions League où le vainqueur est connu dès le tirage au sort dirigé avec ses têtes de série, ce match entre le FC Zurich et le Bayer Leverkusen était un affrontement de cour de récréation. C'était beau à voir. C'était la Coupe d'Europe. Elle existe donc encore, par petites touches, qu'il faut savoir capter. Vivement la prochaine fois.

Créé: 26.10.2018, 08h04

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.