Samedi 19 octobre 2019 | Dernière mise à jour 04:58

Football Xamax – Sion: les deux présidents s’échauffent

Christian Binggeli (boss de Xamax) et Christian Constantin, son homologue de Tourbillon, attendent forcément beaucoup du rendez-vous de la Maladière. Avant le derby, ils répondent aux questions du Matin.ch.

Image: Sport-Center

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La Maladière accueillera samedi soir le troisième derby romand de la saison. Les deux premiers, qui s’étaient disputés à la Praille, s’étaient chaque fois soldés par un match nul (Servette-Sion 0-0, Servette-Xamax 2-2). Qu’en sera-t-il cette fois-ci?

Les objectifs des deux équipes seront bien différents: alors que Xamax cherchera à décrocher sa première victoire en championnat (quatre nuls et deux revers jusque-là), Sion voudra prolonger sa série positive avec un nouveau succès qui installerait les Valaisans durant quelques heures dans le fauteuil de leader provisoire (appelés à se rencontrer dans le choc au sommet de la 7e journée, Young Boys et Bâle ne joueront que dimanche après-midi).

En attendant, Christian Binggeli et Christian Constantin, les présidents respectifs, «s’affrontent» amicalement en répondant aux questions parfois impertinentes du Matin.ch

Pour vous, c’est le derby de quoi?

Christian Binggeli (Xamax): «En tout cas pas du désespoir! Sur huit matches cette saison, on n’en a perdu que deux. Notre problème, c’est la difficulté à tenir un résultat. Je sais qu’en Suisse, beaucoup nous considère comme un club amateur mais dans le fond, je crois que les gens nous aiment bien.»

Christian Constantin (FC Sion): «De la confirmation. L’équipe travaille dans une certaine forme de continuité. Ne brisons pas cette série positive.»

A considérer les courbes des deux équipes, on se dit que cela va être compliqué pour la lanterne rouge xamaxienne, donc à priori facile pour le FC Sion…

CB: «Ce que l’on montre n’est de loin pas mauvais. On a le même nombre de points que l’an passé à la même période mais notre jeu est nettement meilleur. C’est désormais un autre Xamax, correspondant au projet de rajeunir l’effectif.»

CC: «Détrompez-vous. Jouer à Neuchâtel n’est jamais une partie de plaisir. On est bien placé pour le savoir puisque Sion reste sur une sévère défaite encaissée là-bas (ndlr: 3-1 le 9 mars dernier). Sans parler du synthétique. Là-dessus, c’est déjà un autre foot…»

Dîtes-nous au moins trois raisons pourquoi votre équipe va l’emporter?

CB: «D'abord parce que l’on a besoin de points! Parce que les joueurs ont ensuite envie d’offrir une première victoire à leur public et parce qu’affronter leur ancien entraîneur ne peut que les motiver encore davantage. Si M. Henchoz est aujourd’hui à Sion, c’est aussi un peu grâce à moi…»

CC: «Parce que Stéphane Henchoz a envie de montrer qu’il est un coach déterminant. Parce que son équipe voudra faire plaisir à son entraîneur. Et parce que Sion aura l’humilité nécessaire pour ne pas prendre ce rendez-vous à la légère.»

Si vous en aviez le pouvoir, quel joueur présent dans le camp adverse aimeriez-vous laisser sur le banc?

CB: «Tant qu’à faire, j’en sortirais deux: Bastien Toma, un véritable artiste, et M. Kasami, un très gros travailleur. Ces deux-là pourraient nous faire mal.

CC: «Je n’ôte personne! Je leur laisse tous leurs atouts. Je trouve que Karlen a pris une nouvelle dimension. Je l’ai connu tout gamin. Son évolution me fait plaisir.»

En un mot, que vous inspire votre homologue?

CB: «J’admire sa générosité et la passion qu’il met dans ce qu’il fait. Si Sion en est toujours là, c’est à son président qu’il le doit. J’admets que je ne suis pas toujours d’accord avec lui comme lui ne doit peut-être pas l’être dans ma façon de gérer le club.»

CC: «Un mec courageux qui a su redonner de l’éclat à Xamax.»

Votre équipe est-elle à sa place?

CB: «Sans doute. Il ne faut pas se voiler la face. Avec le budget qu’on a, ce que l’on réussit est déjà extraordinaire. Au niveau de l’état d’esprit, Xamax dégage quelque chose de grand et d’attachant. Il faut continuer d’y croire, surtout dans l’optique d’une Super League à 12 équipes.»

CC: «Y’a quand même encore Bâle et Young Boys devant nous. C’est la preuve qu’il existe une belle marge de progression.»

Propos recueillis par Nicolas Jacquier

Créé: 20.09.2019, 14h44

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