Jeudi 20 juin 2019 | Dernière mise à jour 09:52

Football Y’avait-il pénalty pour la Suisse? Personne ne sait!

Jeudi, au lendemain du match Suisse-Portugal, impossible de dire si M. Brych a pris la bonne décision. Deux ex-arbitres témoignent.

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Le football ne mettra jamais tout le monde d’accord, et c’est aussi pour cela qu’on l’aime. Au lendemain d’un match disputé en 2019, filmé par une multitude de caméras placées tout autour de terrain, et dirigé par un arbitre aidé par l’assistance vidéo (VAR) et des collègues en cabine, il est impossible d’affirmer avec certitude qu’il y avait bien penalty en faveur de la Suisse dans le match remporté le Portugal (3-1), mercredi. Ni Stéphan Studer, ni Sébastien Pache, deux anciens directeurs de jeu que nous avons contactés, ne peuvent dire si Steven Zuber a été déséquilibré par Nelson Semedo à la 52e minute de jeu.

«Lorsque j’ai regardé le premier ralenti, je me suis dit que Zuber s’était crocheté lui-même et j’ai pensé: «Oh, la belle simulation!», commence M. Studer. M. Brych ne bronche pas et laisse l’action se poursuivre, puis va consulter la vidéo. «Il y a peut-être contact, peut-être pas», pense M. Pache en observant le ralenti. «J’ai beaucoup de peine à voir le geste fautif du Portugais», reconnaît M. Studer. Nos deux experts sont formels: aucun élément ne permet de trancher avec certitude. «On a toujours pensé que les images allaient réduire les doutes et permettre de rendre des décisions objectives. Mais on remarque qu’il est difficile de se faire une idée précise, glisse Stéphan Studer. Cela dépend toujours du regard et de l’interprétation.»

«Si l'arbitre a été soutenu, il a bien fait»

Sébastien Pache estime toutefois que M. Brych aurait dû s’en tenir à sa première appréciation, et donc ne pas donner l’opportunité à Ricardo Rodriguez d’égaliser sur penalty (ce que le latéral suisse a fait). D’abord parce que «la VAR doit intervenir uniquement lorsqu’il y a une erreur manifeste et que ce n’est pas le cas ici»; ensuite parce que les images ne permettent pas d’être certain à 100% qu’il y avait bel et bien faute. «Or en cas de doute, l’homme en noir doit rester sur sa première décision.»

Voilà pour l’aspect théorique. Et dans la pratique? Stéphan Studer était devant sa télévision mercredi soir. S’il avait été sur le terrain de Porto lors de cette fameuse 52e minute de jeu, quelle décision aurait-il prise? «L’avantage de l’arbitre, c’est qu’il n’est pas tout seul, rappelle-t-il. Il a des assistants en cabine avec lesquels il est en contact. J’imagine que M. Brych a suivi leurs avis et dès le moment où il a été soutenu dans sa décision, il a eu raison de la confirmer, et donc de siffler penalty.»

Et vous, qu'en dites-vous?

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(nxp)

Créé: 06.06.2019, 14h14

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