Lundi 16 juillet 2018 | Dernière mise à jour 16:22

Football Zimmermann: «Dans le doute, on ne doit pas accorder»

Le chef des arbitres suisses Cyril Zimmermann décrypte le mot d'ordre donné aux directeurs de jeu. Tout en souhaitant que la «goal line technology» fasse son apparition en Super League.

Cyril Zimmermann dans le costume d'arbitre (ici en 2012): aujourd'hui chef des arbitres suisses, il aimerait évidemment que la technologie de la ligne de but fasse son apparition en Super League.

Cyril Zimmermann dans le costume d'arbitre (ici en 2012): aujourd'hui chef des arbitres suisses, il aimerait évidemment que la technologie de la ligne de but fasse son apparition en Super League. Image: Keystone

Super Coupe

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

- Cyril Zimmermann, en tant que chef des arbitres suisses, rêvez-vous de voir la «goal line technology» faire son apparition en Super League?

«Bien sûr. Cela déchargerait mes arbitres et leurs assistants d'un certain poids. Mais cette discussion n'a pas lieu d'être, puisque la Swiss Football League a décidé de ne pas débloquer les fonds nécessaires. C'est un simple constat.»

- Pourtant, les cas ont tendance à se multiplier ces temps...

«C'est vrai, et dans la mesure où un arbitre et son juge de touche ne peuvent pas tout voir, selon la perspective qui est la leur, cette technologie serait d'une grande utilité. Prenons l'exemple du but non accordé à Lausanne ce dimanche: personnellement, j'ai l'impression que le ballon a franchi la ligne. Mais, même sur la base des images, je ne peux pas en être sûr à 100%. Et les 70% des gens qui ont estimé qu'il y avait but, à travers le sondage publié sur le site de votre journal ce lundi, ne peuvent pas l'être davantage. Tout est question de profondeur et de perspective. Alors imaginez pour un arbitre, en direct et sans images.»

- En parlez-vous avec les arbitres concernés, en l'occurrence Alain Bieri, qui s'est retrouvé confronté à cette situation deux fois en six semaines (Sion - Thoune le 11 septembre, puis Lausanne - Sion dimanche)?

«Oui, et dans les deux cas, M. Bieri a pris la bonne décision. Le mot d'ordre à ce sujet est clair: dans le doute, on ne doit pas accorder le but. C'est la consigne que je donne à mes arbitres. Alain Bieri a donc bien réagi et a suivi cette consigne. Au contraire d'une erreur sur un hors-jeu, qui avantage l'équipe qui attaque, le doute profite à l'équipe qui défend sur ce genre de scènes. Cela a été le cas lors de Sion - Thoune , ça l'a encore été lors de Lausanne - Sion. Le hasard veut que ce soit Sion qui en ait profité les deux fois.»

(Le Matin)

Créé: 24.10.2016, 15h05


Sondage

Vos vacances d'été, vous les préférez en juillet ou en août?



Les chroniqueurs du Matin Dimanche

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.