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Football Zuberbühler: «Je veux faire des miracles avec Servette»

L’ancien No 1 de l’équipe suisse est le nouvel entraîneur des gardiens et ambassadeur du club grenat. Rencontre aux Evaux.

Image: Eric Lafargue

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Pascal Zuberbühler, c’est une belle surprise de vous retrouver au Servette, en Challenge League. Comment cela s’explique-t-il?

J’ai beaucoup réfléchi avant de me lancer dans ce nouveau défi à Genève. En fait, j’ai pris le temps de parler avec le président Quennec. J’avais beaucoup entendu parler de lui. Mais lorsqu’il m’a exposé son projet, cela m’a vraiment mis en confiance. Il ne ressemble pas à la plupart des autres présidents en Suisse. A sa place, tous voudraient remonter tout de suite en Super League, puis jouer l’Europa League la saison suivante puis la Champions League ce qui est de la folie. Lui pense pas à pas. Et puis, il y a Sébastien Fournier que je connais depuis longtemps. Je sais qu’avec lui, nous allons être des bâtisseurs ce qui est le plus important.

Comme Sébastien Fournier, vous êtes un vrai gagneur. Mais faites-vous passer la rage de vaincre de la même manière?

Nos mondes ne sont pas exactement identiques. Mais ce qui compte vraiment, c’est que le joueur Sébastien Fournier était un gros bosseur. Comme moi, il n’a rien reçu gratuitement. Nous sommes les deux allés chercher ce qui nous est arrivé. A ce niveau-là, nous avons la même vision de ce qu’il faut faire pour s’améliorer et s’imposer dans le football.

Une équipe encore renforcée par la nomination de Loïc Favre au poste de directeur sportif?

Exactement. Un jeune directeur sportif ce qui me plaît beaucoup. A son image, le staff ici est jeune et dynamique. Il a faim. On sent l’envie de réaliser de belles choses. La mentalité est bonne, il faut maintenant travailler très dur car la Challenge League est encore plus exigeante que la Super League.

En quoi est-elle plus exigeante?

Si vous prenez par exemple un joueur qui a de l’expérience en Super League comme Pasche ou Crettenand. Et bien ces gars-là vont devoir donner 20% de plus qu’en Super League. Car en Challenge League, tu n’as pas le temps de jouer en trois quatre touches; il y a de suite un homme au contact qui te mange. A cela s’ajoute qu’en Super League, Servette n’avait rien à perdre alors que cette année nous serons attendus partout comme l’équipe à battre. Cela exige un très gros investissement mental.

Christopher Mfuyi nous a dit il y a quelques minutes: «Je ne connais pas encore très bien Pascal mais il ne va pas aller par quatre chemins pour nous dire les choses». Vrai?

(Le défenseur passe au même moment). Mfuyi, il ne me connaît pas encore mais je suis sûr que je vais prendre beaucoup de plaisir avec lui. Mais d’abord, il va falloir qu’il taille un peu cette forêt qui lui sert de barbe (rires). Non sérieusement, je suis super motivé et je veux faire des miracles avec Servette. (Le Matin)

Créé: 10.07.2013, 14h59

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