Lundi 21 janvier 2019 | Dernière mise à jour 01:41

Hockey sur glace Quand Chris fait du McSorley

GE Servette a frôlé la correctionnelle face à Rapperswil. Jusqu'à ce que le coach se rende compte de son erreur...

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Chris McSorley est un personnage à part dans le milieu. Depuis qu’il coache en Suisse, une éternité, il peut à peu près tout se permettre. Au bout du lac, on dit que Chris fait du McSorley. Assez souvent pour le meilleur. Mais aussi parfois pour le pire.

On sait l’homme impulsif, capable de coups de gueule légendaires. Sa dernière lubie? Punir Tanner Richard comme un junior. La raison? Le Top-scorer genevois a écopé d’une pénalité stupide (2+10) en début de deuxième période. Il avait jusque-là effectué pas mal de mauvais choix, certes. Mais était-ce bien nécessaire de lui enlever des précieuses minutes de glace, de le priver de dessert en glissant dans le power-play Guillaume Maillard à sa place?

Mené par le cancre de la ligue dès la mi-match, incapable de créer le danger en supériorité numérique, GE Servette a frôlé la correctionnelle. Il a d’abord fallu un exploit personnel de Jeremy Wick pour égaliser. Et puis, il a fallu que Chris McSorley admette qu’il s’était trompé (mais avait-il vraiment le choix?) et relance pleinement son meilleur compteur. Avec un effet immédiat. Qui a été à été impliqué sur le 2-1 genevois et sur le but victorieux en prolongation, évitant à son équipe une troisième humiliation de la saison face à la plus faible équipe de la ligue?

Une telle issue heureuse doit surtout nourrir les regrets des Grenats, tant il apparaît clairement que les Aigles avaient le devoir de classer l’affaire dans le temps réglementaire. On a l’audace de penser que sans le coup de sang de Chris McSorley, la mission aurait été accomplie. Dans un championnat des plus serrés (deux points séparent GE Servette 8e de Bienne 3e!), on se rend bien compte que l’unité égarée face aux Saint-Gallois est à classer au rayon des très gros gâchis. Il est à espérer que ce point ne sera pas celui qui manquera aux Aigles au moment du décompte final. Et Chris McSorley pourrait alors se mordre les doigts en repensant à sa gestion de ce match contre Rapperswil.

Car à Genève, les choses ont changé. Et le coach, qui est aussi directeur sportif, ne peut plus se comporter comme bon lui semble. Il a désormais au-dessus de sa tête, non pas une épée de Damoclès, mais une direction, et un propriétaire, qui n’apprécient que moyennement quand Chris fait du McSorley. (nxp)

Créé: 12.01.2019, 08h50

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