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Hockey sur glace Commentaire: Prenez cela comme une opportunité

On ne jouera plus au hockey jusqu’en septembre prochain. Six mois pour que les dirigeants se posent les bonnes questions sur l’avenir de notre championnat.

Image: Keystone

Grégory Beaud, journaliste

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Au Royaume du «On a toujours fait comme ça», certains ne vont plus savoir sur quel pied danser. Cela fait 70 ans qu’un champion de Suisse a été sacré et, en 2020, le palmarès devrait demeurer vierge. On n’a jamais fait ça (ou presque). C’est donc le bon moment pour changer les choses. Au-delà de la légitime première impression de tristesse et de frustration, il est important de penser à l’avenir du hockey suisse. Cette situation unique est une vraie chance. Prenons cela comme une opportunité de promouvoir deux clubs dans l’élite tout en fermant la National League avec 14 formations comme déjà évoqué ici.

Le but de la manoeuvre? Ils sont multiples. Tout d’abord, cela permettrait à des équipes ayant les infrastructures nécessaires (Kloten et Viège) d’évoluer avec les meilleurs. Ils se sont donné les moyens structurels de pouvoir briguer une promotion, même sur le tapis vert. L’augmentation de la ligue à 14 équipes résoudrait un problème majeur: les groupes régionaux. Quatre tours de treize rondes pour 52 rencontres de championnat contre 50 aujourd’hui. La rencontre à domicile gagnée dans la manœuvre viendrait compenser le huis clos de fin de saison. C’est toujours ça de gagné…

Et accessoirement, nous n’aurions plus besoin de nous coltiner six derbies par saison choisis de manière purement arbitraire. Pour le bien du championnat de Suisse, ce serait inestimable. Certes, les droits TV seraient également répartis entre 14 et non 12. De 1,792 million par club de National League et par saison, la somme passerait à 1,536 million. Ce n’est pas négligeable, certes. Mais c’est un sacrifice à concéder pour le bien du produit.

Par ailleurs, la fermeture de la National League aurait un impact majeur sur la formation dans notre pays. Les équipes de l’élite pourraient oser faire jouer davantage de jeunes. Cette tendance toujours plus marquée ne serait plus freinée par une pression des résultats liée à la crainte d’une relégation.

Mieux, cela donnerait un vrai rôle à la Swiss League qui deviendrait une vraie ligue de formation à l’instar de la Mestis en Finlande. La majorité des clubs est affiliée à une équipe de l’élite et l’emphase est mise sur les jeunes. Ketterä, leader, est d’ailleurs la formation la plus «vieille» avec une moyenne de 23,5 ans. Exemplaire, non? Au lieu de ne rester qu’une voie de garage pour vétérans sur le déclin entre clubs sans grandes ambitions, la deuxième division pourrait devenir une aubaine pour le bien du hockey suisse. En Finlande, une promotion est toujours possible pour les formations en faisant la demande et remplissant une série de critères sportifs et financiers. Cela ne fermerait ainsi pas la porte à Ajoie ou Olten, par exemple.

La bonne nouvelle ? Avec six mois devant eux, les dirigeants ont un peu de temps pour se mettre à table. Encore faut-il oser franchir le pas. Messieurs, c’est à vous!

Créé: 12.03.2020, 22h24

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