Dimanche 15 septembre 2019 | Dernière mise à jour 09:45

Hockey sur glace Débat: Qui sera le premier coach viré?

L'an dernier, Serge Aubin (Zurich Lions) avait été le premier entraîneur congédié. Et cette année? Nos spécialistes en débattent.

Quel banc de National Leagure sera déserté par son coach en premier?

Quel banc de National Leagure sera déserté par son coach en premier? Image: Keystone

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La question n’est pas de savoir si un entraîneur sera renvoyé cette saison. Mais quand? Avec Christian Wohlwend (Davos), Rikard Grönborg (Zurich), Sami Kapanen (Lugano) ou Pat Emond (GE Servette), les néophytes sont nombreux derrière les bancs de National League. L’un de ces quatre sera-t-il «l’heureux» élu dans la roulette russe à laquelle jouent les directeurs sportifs chaque saison? Cela semble probable selon nos deux journalistes hockey qui n’ont, par contre, pas la même cible en tête.


«Grönborg n’a pas l’expérience»

Grégory Beaud, journaliste

Les Zurich Lions sortent d’une saison désastreuse malgré un effectif pour le moins bien garni. Après l’expérience Serge Aubin qui a tourné court et le cirque Arno Del Curto qui n’a servi à rien, Sven Leuenberger a mis sous contrat Rikard Grönborg, ancien sélectionneur à succès de la Suède. A 51 ans, le Nordique vivra au Hallenstadion sa première expérience en tant qu’entraîneur de club dans une ligue professionnelle. Un tout autre monde que celui qu’il côtoie depuis 2006 au sein de la fédération suédoise.

Celui qui a l’ambition d’être le premier coach européen en NHL depuis 2001 et les départs d’Alpo Suhonen (Chicago) et Ivan Hlinka (Pittsburg) va au-devant d’une mission périlleuse. Et c’est peu dire que la préparation ne s’est pas bien déroulée. Jugez plutôt. Sur les quatre matches face à des formations de National League, Zurich a compilé trois défaites contre Lausanne (1-3), Davos (3-6) et Langnau (2-5), pour une victoire face à Lugano (4-2). Au sein d’un club échaudé par un dernier exercice raté, Rikard Grönborg dispose d’une marge de manœuvre limitée. Et comme celui-ci n’aura pas envie d’écorner sa belle image de double champion du monde et de coach à succès, il risque de ne pas tout faire pour s’accrocher à son strapontin.

Tous les ingrédients sont en tout cas réunis pour que le mariage Grönborg-Zurich soit tumultueux. Le dernier passage d’un Scandinave à la bande s’était déjà déroulé de manière compliquée. Lorsque Hans Wallson avait été débarqué, Hans Kossmann était arrivé en sauveur avec un titre à la clé. Et comme l’histoire est un éternel recommencement… Kossmann, en tout cas, n’a pas de club.


«Avec French, les joueurs ne se lâchent pas»

Cyrill Pasche, journaliste Mark French a un grand mérite: il a su redonner une assise défensive à FR Gottéron depuis son arrivée sur le banc des Dragons au début de l’exercice 2017-2018, alors que le contexte de l’époque n’était pas évident quelques mois après une saison bouclée à l’avant-dernière place. Le Canadien a parfaitement rempli sa mission en dépoussiérant le jeu du HCFG, ce qui lui a d’ailleurs très vite valu une prolongation de contrat jusqu’au terme de la saison 2020-21, la première qui se jouera dans le nouvel antre des Dragons.

Stabiliser une équipe est une chose, lui permettre de véritablement prendre son envol en est une autre. Gottéron peut-il vraiment passer la vitesse supérieure avec un jeu devenu si stéréotypé? Durant les deux premières saisons de l’ère Mark French, quels joueurs ont véritablement progressé et/ou «explosé» sous le maillot des Dragons? Aucun à vrai dire. Julien Sprunger, grâce à son talent unique, a continué à porter l’équipe à bout de bras du haut de ses 33 ans, ce qui n’est toutefois pas particulièrement un signe encourageant. Les autres n’ont jamais réussi à exploiter leur potentiel, un peu comme s’ils étaient bridés par les consignes et les contraintes défensives.

Avec French, Gottéron est devenu beaucoup plus cohérent défensivement, mais il a aussi perdu ce qui fait toute sa force: son grain de folie, son imprévisibilité, ses émotions.

Si FR Gottéron ne réussit pas un départ canon dans ce championnat, et surtout si le duo offensif Desharnais/Stalberg venait à être moins performant, moins à l’aise et moins «heureux» qu’attendu, alors Mark French sera très vite pointé du doigt… Dans son bureau, le directeur sportif Christian Dubé attend des résultats (et la manière), maintenant qu’il a renforcé le groupe à disposition de son coach avec quatre étrangers de premier plan.

Créé: 12.09.2019, 14h42

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