Samedi 30 mai 2020 | Dernière mise à jour 20:51

Hockey sur glace La différence entre un bon et un mauvais buteur

Cyrill Pasche, journaliste de Sport-Center, revient sur l'actualité du hockey suisse dans la chronique Hockey Inside.

Image: Le Matin

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On en revient un peu toujours au même point: marquer des buts contribue grandement à gagner des matches. Il existe d’ailleurs une multitude de façons de déposer un puck au fond des filets, ou au moins juste derrière la ligne de but.

Julien Sprunger, par exemple, qui n’atteindra l’âge du Christ qu’en janvier prochain, marque en marchant cette saison.

Dans sa 33e année, le capitaine rédempteur de Gottéron joue déjà «comme un vieux»:

Patine plus trop. Attend que le puck vienne à lui. Marque quand même.

Ailleurs dans la Ligue, d’autres patinent dans tous les sens. Tirent de partout. Et restent malgré tout incapables de mettre un puck au fond des filets.

Du coup, c’est quoi déjà la différence entre un bon et un mauvais buteur?

Hockey Inside, épisode 4, saison 2. C'est parti:

1. Comme quoi il est possible, en Suisse aussi et avec un peu de bonne volonté, de créer de magnifiques maillots de hockey. Sans pub, ça aide, mais tout de même.

2. Le titre de l’année? Celui d'un confrère de la Berner Zeitung après la défaite du LHC à Berne, un match perdu sans Dustin «DJ» Jeffrey, que le club venait d’annoncer out pour 3 à 4 mois.

En français: «Pas de DJ, pas de musique». Fort.

3. Plus je vois jouer Killian Mottet, plus je me dis que c’est quand même tout un spectacle que de regarder Killian Mottet jouer au hockey.

4. A Fribourg mardi, Janis Jérôme Moser, défenseur de 18 ans du HC Bienne, a encore réalisé un sans-faute et livré un match «à la Luka Modric» avec, selon mes propres estimations, un taux de 100% de passes et de relances réussies.

Est-il meilleur que son propre directeur sportif, Martin Steinegger, au même âge? J’ai posé la question à l'ancien rugueux international qui, tel Arno Del Curto dans un bon soir, m’a expliqué en me donnant un «late hit», un coup de coude puis en mimant un slashing dans les couloirs de Saint-Léonard , que lui était avant tout une brute sur la glace. «Je n’avais pas son intelligence de jeu, ni son calme, ni sa vision à 18 ans», m’a-t-il dit, probablement en exagérant un peu. Ou sinon comment expliquer qu'il a été sélectionné à 219 reprises avec l'équipe nationale?

5. Janis Jérôme Moser devrait être drafté par une équipe de NHL l'an prochain. Étonnamment, il est passé sous les radars cette année puisqu’il était déjà éligible en juin mais n’a pas été repêché. Mardi, il portait pour la première fois de la saison un maillot avec son nom et un numéro qu’il a pu choisir. Il a ainsi troqué le 14 qui lui avait été attribué à ses débuts contre le 90, en hommage à Roman Josi.

6. Julien Sprunger est toujours là, au bon endroit, au bon moment, pour planter un but! Comme contre Bienne avec ce coup de canon qui n’était pas sans rappeler le Julien Sprunger d’il y a cinq ou six ans. Son sixième but de l'exercice. Le tout en marchant. Elle est pas belle la vie?

7. S'il y a bien un gars qui a l'air heureux de jouer en Suisse, c'est Jack Skille, le nouvel attaquant américain de Genève-Servette. Ce célibataire de 31 ans m'a dit tel quel: «Je sens déjà que cela va être une magnifique expérience humaine». Je n'en doute pas un instant. Sinon, voici une vidéo sympa du bonhomme lorsqu'il jouait encore aux Vancouver Canucks.

8. J'ai demandé à Chris McSorley s'il ne trouvait pas lui-aussi que Jack Skille avait un petit quelque chose de Matt D'Agostini du temps de sa superbe aux Vernets. «Excellente comparaison», m'a-t-il répondu pour me faire plaisir, avant d'ajouter: «D'Agostini? Oui mais beaucoup plus puissant».

9. Le tweet de la semaine. Making of: il y a quelques jours, le CEO du CP Berne, Marc Lüthi, qui milite pour une augmentation du nombre de renforts étrangers, a dit dans une interview que s'il offrait 150'000 francs à des joueurs danois ou slovènes, ceux-ci «viendraient à pied jusqu'en Suisse» (sic).

Après à peine plus de trois semaines de compétition, huit nouveaux étrangers ont été engagés par des clubs suisses de l'élite, mais aucun d'entre eux n'est un de ces fameux «renfort bon marché» venant de l'un des pays précités, comme l'a justement fait remarquer un confrère du Blick.

Et c'est vrai, pourquoi tous ces joueurs bon marché ne sont pas en Suisse? Puisqu'ils viennent à pied, «ils doivent encore être en route». Fort.

10. Qu'est-ce qui est encore moins fiable que les tirs des joueurs du LHC? Oui, bravo: les diagnostics médicaux du LHC.

Créé: 18.10.2018, 14h39

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