Mardi 22 octobre 2019 | Dernière mise à jour 17:54

Hockey sur glace Épisode 7 - Kevin Schläpfer, le retour du grand blond

Cyrill Pasche, journaliste au «Matin», revient sur l’actualité du hockey suisse.

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L’épisode 7 de Hockey Inside est 100% positif. Tout simplement parce que j’ai croisé Serge Pelletier, dit «Mr. Positif», lundi et que cela a conditionné le reste de ma semaine. Depuis, je vois le bien partout.

Et puis surtout, j’ai vu Kevin Schläpfer mercredi à Kloten, ce qui m’a encore davantage inondé d’énergie positive. Le «Hockey Gott» est de retour à la lumière, et franchement cela ne fera pas de mal à un championnat qui manque cruellement de piment depuis que Chris McSorley a pris sa retraite.

Hockey Inside, épisode 7, 100% positive attitude, c’est par ici.

1. Et quand j’entends le mot positif, à qui est-ce que je pourrais bien penser, à part Serge Pelletier? Non, pas à Romain (Loeffel), mais à Roman (Cervenka). Roman me fait d’ailleurs savoir via Whatsapp que ses adducteurs vont bien, contrairement à ceux de Barry Brust. Le gardien miracle des Dragons est out pour une durée de 7 à 10 jours, selon une version officielle sans doute au moins 200% positive en l’occurrence.

J’en ai profité pour demander à Roman via texto s’il pensait que Gottéron serait capable de gagner un seul match sans Brust dans les buts cette saison.

Moi: «Jak se máš kamarád?» - (Comment vas-tu, buddy?)

Roman: «Dobrý» - (Bien)

Moi: «Mužete vyhrát bez Barry?» - (Sans Barry, vous avez encore une chance, tu crois?)

Roman: «LOL» - (LOL)

2. Kloten, même s’il a été une puissance dans les années 90 (4 titres de rang entre 1993 et 1996), est un club qui par définition ne passionne (passionnait) pas grand-monde au-delà de la campagne zurichoise. Tout a changé depuis mercredi avec le retour au premier plan de Kevin Schläpfer. Le «Hockey Gott» est une Rock Star en Suisse allemande et les médias en raffolent.

3. Extrait tiré du livre «Le Hockey Gott pour les Nuls»: Kevin de Sissach (campagne bâloise), plus connu sous le nom de «Hockey Gott», est un personnage exubérant et jovial. Ne boit pas d’alcool mais ingurgite des litres de coca light. Il est le pendant alémanique, grand et blond, de l’acteur français José Garcia. Le genre de coach qui raconte la blague de «L’Ours Bleu» en dialecte bâlois à ses joueurs avant un match, ou fondra en larmes devant ces mêmes joueurs après une cruelle défaite ou une victoire grandiose. La plupart des observateurs de Suisse romande, à commencer par l’excellent analyste Stéphane Rochette, doutent toutefois de ses capacités de coaching. Le Hockey Gott aime la lumière par-dessus tout.

L’Ours Bleu:

4. Tandis que le concept de Swissness sur les bancs des équipes de National League battait de l’aile avec les seules présences d’Arno Del Curto (Davos) et Luca Cereda (Ambri), Schläpfer est devenu le troisième coach helvétique à exercer ses talents cette saison.

5. L’équipe vidéo de GE Servette a réalisé une séquence très sympa. Celle où l’on voit Johann Fransson annoncer en Suédois les six joueurs et gardien partants avant le match contre Davos: Simek, Schweri, Richard, Tömmernes, Petschenig et le gardien Robert Mayer. (Mention spéciale au bruit de mitraillette pour annoncer «Ta-ta-ta-ta-ta» Tanner Richard!)

Renseignement pris, tous ne mettent pas autant de passion que Fransson - qui évolue dans une classe à part et réussit même à faire sourire Craig Woodcroft - pour annoncer le line-up partant. Un tournus est instauré dans l’équipe, mais comme on ne change pas une habitude gagnante, c’est encore lui qui fera le show dans les vestiaires avant le prochain match des Aigles.

6. Makai Holdener (Genève) et Axel Simic (Lausanne) ont chacun inscrit leur premier but chez les pros mardi soir. Et pour ne surtout pas froisser leurs supporters, on ne peut que conseiller aux deux jeunes talents de déclarer à l’avenir, si on leur pose la question, que leurs idoles sont respectivement Daniel Rubin (Holdener) et Beat Kindler (Simic).

7. Je ne peux m’empêcher de penser à Mike Richard lorsque je vois jouer Tanner Richard. Et le résultat est que je quitte forcément le stade un peu déçu. Mike Richard, pour ceux qui n’auraient jamais entendu parler de lui et ne l’auraient jamais vu jouer, est pour commencer le père de Tanner, mais surtout l’un des joueurs les plus fun qu’ait connu le hockey suisse. Mike Richard était une sorte de croisement entre Josh Holden, Linus Klasen, Dino Wieser, Roman Cervenka et Philippe Bozon.

L’inoubliable Mike Richard, surtout celui des années 90, avec son bouc, sa coupe «mulet», ses cannes immenses, son maillot dans la cuissette (ça, Tanner le fait aussi), sa dégaine de repris de justice, son style old school et ses actions de génie. Le «hockey vrai», c’était ça.

8. J’aime bien Tanner Richard malgré tout, et je crois que je l’aime bien parce qu’il a le don de m’agacer assez facilement avec ses pénalités et son petit côté irascible. «Je mets beaucoup d’émotions dans mon jeu et parfois cela me joue des tours», m’a-t-il dit mardi après la victoire contre Bienne. «Mais au moins je montre à l’adversaire et à mes coéquipiers que je suis là, que je vais tout faire pour gagner.» Il a démontré que lorsqu’il épure son jeu, sans pour autant perdre son côté hargneux, il peut être dominant en National League.

9. Huit défaites en dix sorties pour le HC Bienne, avant d’affronter Zurich (vendredi à domicile) puis Berne le lendemain dans la capitale. Le coach Mike McNamara s’apprête-t-il à coacher ses deux derniers matches avant d’être remplacé à la tête du HCB? Les dirigeants biennois ne sont pas du genre à perdre patience rapidement. Mais… La solution bon marché pourrait être, en cas d’urgence, de placer le Suédois Anders Olsson (coach des juniors-élites) sur le banc de la première équipe et de renvoyer McNamara à ses premiers amours, les juniors.

10. Romain Loeffel aurait-il pu atterrir au Lausanne HC? Apparemment pas, puisque les deux clubs posséderaient selon certaines indiscrétions une sorte de «gentleman’s agreement» qui viserait à empêcher ou en tout cas à compliquer grandement certains transferts de joueurs importants entre les deux clubs. Vrai ou faux? «Pas de commentaire», a aboyé Jan Alston au téléphone.

11. Yves Sarault s’en sort plutôt très bien dans son rôle de coach ad interim du LHC. «Nous ferons le point durant la pause de l’équipe nationale», a commenté Jan Alston. Mais au vu de ce qu’il a démontré jusqu’ici, il n’y a pas vraiment de raisons de penser que le Québécois ne restera pas en poste au moins jusqu’en fin de saison.

12. Le défenseur de Lugano, Philippe Furrer, s’est engagé à FR Gottéron ce jeudi matin pour les trois prochaines saisons. La question maintenant est de savoir s’il deviendra, à 32 ans, le nouveau Timo Helbling ou le prochain Shawn Heins…

Créé: 26.10.2017, 16h24

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