Dimanche 17 novembre 2019 | Dernière mise à jour 00:46

Hockey sur glace Et Genève-Servette est redevenu une équipe ordinaire...

Quand les Aigles ne jouent pas avec leur cœur durant soixante minutes, le résultat est là: une défaite 2 à 0 à Zurich...

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Que ce soit vendredi dernier aux Vernets contre Lausanne HC ou dimanche dans ce même Hallenstadion, Genève-Servette avait montré un visage séduisant, un état d'esprit de conquérant, en posant son cœur sur la glace face à des adversaires supérieurs. Quand ils jouent de cette manière, tous ensemble, durant soixante minutes, ces Grenat, on l’a vu, sont capables de battre n’importe qui cette saison. Il y avait même eu, il y a trois jours, en Coupe dans cette patinoire, énormément de frustration après une rageante élimination. Or si les Grenat avaient longtemps tourné autour du ZSC, ils avaient manqué, lors de ce dernier affrontement, de discipline et de lucidité en fin de rencontre: les cinq dernières minutes leur avaient été finalement fatales, avant de craquer aux tirs au but.

Comme si la lumière s'était éteinte à ce moment-là, cette fois-ci, en revanche, il n’y a rien eu à redire pour ce deuxième acte tant l'encéphalogramme des joueurs de Patrick Emond était plat. Comme s’il n’y avait plus de jus dans le moteur, ou une sorte de résignation.

En voulant prendre un raccourci dans son jeu, le visiteur s’est donc perdu en route. A l’exception d’un frisson à la suite d’une belle action d’Eliot Berthon (37e), le portier des ZSC Lions n’a pas tremblé une seule fois, s’offrant tranquillement un blanchissage pour son 31e anniversaire. Sans être flamboyant, le leader s’est contenté d’appuyer deux fois sur le champignon, sans forcer, pour verrouiller le match quand il l’a voulu, en trouvant l’ouverture, en début du second tiers. Robert Mayer, abandonné par ses coéquipiers, a fait ce qu’il a pu pour sauver la fa(r)ce, mais il n’avait pas assez de menottes pour arrêter tout le monde.

Trahi par un manque d’impact d’une majorité de leurs leaders, les Aigles ont facilement été remis en cage. Tommy Wingels, le top scorer du GSHC, n’a plus marqué depuis le 24 septembre; depuis ce fameux but inscrit à la Vaudoise aréna après dix secondes. Et depuis, plus rien, il tourne en rond. Ceci explique aussi cela. Mais l’Américain n’est pas le seul à chercher son second souffle, à tirer la langue. D’autres joueurs qui devraient conduire la locomotive sont transparents. Du coup, Genève-Servette, toujours privé de Tanner Richard (qui manque terriblement, c’est vrai) et depuis ce mardi de son joyau Deniss Smirnovs (qui souffre de vertiges) redevient, du coup, une équipe ordinaire, qui n’a pas sa place dans un grand chapiteau. Comment extraire de la lumière de cette nuit noire? Patrick Emond, qui a quitté le Hallenstadion très fâché, saura probablement trouver les mots pour que ses joueurs d’expérience «s’auto-évaluent et se regardent dans une glace» pour qu'ils ne ne jouent pas un match sur deux, qu’ils soient beaucoup plus constants. Sinon à quoi bon monter si haut si c’est pour tomber si bas? A eux de (re)prendre leurs responsabilités. Comme vendredi dernier contre Lausanne où ce GS était si séduisant...

Zurich Lions - Genève-Servette 2-0 (0-0 2-0 0-0)

Hallenstadion. 8052 spectateurs. Arbitres: MM. Wiegand, Hungerbühler; Fuchs, Ambrosetti.

Buts: 22e Prassl (Sigrist, P. Baltisberger) 1-0, 26e Sigrist 2-0.

Zurich Lions: Flüeler; Noreau, Marti; P. Baltisberger, Geering; Trutmann, Berni; Blindenbacher; Petersson, Roe, P. Suter; Hollenstein, Krüger, Bodenmann; C. Baltisberger, Prassl, Sigrist; Simic, Schäppi, Pedretti; Brüschweiler. Coach: Rikard Grönborg.

Genève-Servette: Mayer; Karrer, Maurer; Jacquemet, Tömmernes; Mercier, Le Coultre; Völlmin; Wingels, Winnik, Rod; J. Wick, Fehr, Bozon; Maillard, Berthon, Miranda; Riat, Kast, Douay; Oliveira-Aeby. Coach: Patrick Emond.

Pénalités: 5 x 2’ contre Zurich Lions; 4 x 2’ Genève-Servette.

Notes: Zurich Lions sans R. Wick, Diem (blessés), D. Sutter ni Ortio (surnuméraires). Genève-Servette sans Smirnovs, Richard, Tanner, Fritsche (blessés), Olsson (surnuméraire), Smons, Guebey, Charlin ni Heinimann (à Sierre). Temps-mort: GSHC (59’30’’) qui sort son gardien Robert Mayer, évoluant à 6 contre 5 puis à 6 contre 4 après une dernière pénalité du ZSC Lions.

Créé: 23.10.2019, 10h31

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